mercredi 5 janvier 2011

L'as-tu vu ?

Bonjour, vous mé léconnaissez ? Ah mah ! Non, zut, je l'ai déjà faite cette blague pour faire celui qui rigole d'avoir été absent si longtemps, en plus une vieille pub Benetton avec un mouton frisé qui parle avec un accent italien, ça parle plus à personne, ouah le looser, c'est l'âge mon pauvre ami, la déchéance, l'usure, la décadence, bientôt la fin, faut que je trouve autre chose. Quoique je m'en fiche, hein, c'est mon bloug et si j'ai envie de faire un damier annuel, bon, je me comprend. Qu'est ce que je disais déjà ? Celle-là aussi elle est usée jusqu'à la corde, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y pas de nouveautés et pas de renouvellement non plus, franchement on se demande ce que fait la police (à part expulser des romanichels, des voleurs de bébés historiques à qui on ferait donc mieux d'ériger des statues au lieu de chercher des poux, ah les poux, zut je dévie, je digresse - Graisse !-, je m'enfonce et me fourvoie), y'a manifestement plus vraiment de trouble public à l'Ordre de la Fourberie Universelle des Crampons de 17 Kilos (OFUCK) dans ce blog.

Alors quoi de neuf sous les sunlights des tropiques sigmundiennes ? Hein ? Qu'est devenu le petit monstre que vous connaissiez ? A-t-il eu raison de la raison de son père ? A-t-il dévasté la pauvre école du XIIème arrondissement qui a la malchance de le compter dans ses effectifs ? A-t-il eu des joujoux par milliers ? A-t-il toujours des petits souliers ? Attila-l'herbe-ne-repousse pas ? A-t-il convaincu son père de renoncer à ses jeux de mots plus foireux qu'une première gastro sans couche ? La réponse est mitigée, comme on dit dans le monde merveilleux des vendeurs de robinetterie qui te facture la rénovation de ta salle de bain moche (mais oui, souvenez-vous) plus cher que la construction d'une nouvelle chapelle Sixtine.

Pour la première fois depuis bien longtemps toujours, hier soir le Sigmund a fait son gamin parfait et a rangé son manteau, ses chaussures et s'est lavé les mains SANS qu'on le lui demande. Pardon. SANS qu'on le lui demande dix-huit fois. Pardon. SANS qu'on le lui demande dix-huit fois et qu'on le mette au coin. Pardon. SANS qu'on le lui demande gna gna gna, qu'on le mette au coin, qu'on hurle notre mère qu'on va lui désosser les côtelettes, qu'on le menace de castrer le père noël (L'as-tu vu, l'as-tu vu, le petit bonhomme au chapeau pointu..., j'ai cette fucking chanson de l'école en boucle dans la tête, avec l'irrésistible envie à chaque fois de hurler "le trou de mon cul", hum, j'imagine la gueule de la maîtresse si Sigmund la lui sort celle-là (l'autre il l'a déjà sortie), oula des parenthèses imbriquées ça commence mal cette histoire de syntaxe et dire que je suis censé transmettre mon savoir à ce moutard, c'est pas gagné) et qu'on finisse par tout faire nous-même en pleurant des larmes de désespoir. C'est vous dire s'il a changé, hein. Hein ? Comment ça, ça en a pas l'air ? Et mon chapeau pointu, tu l'as bien vu ?

Moui. C'est vrai. Comme le chantait Julio Iglésias (ah ben bonjour la référence, avec Benetton je fais quine, là), Il n'a pas changé. Mais nous oui. Nous c'est plutôt la version de Jacques Villeret dans Papy fait de la résistance, voyez. Oui je sais mes références datant vraiment mais je ne suis plus tout jeune. Et puis si je vous dis que Sigmund est coiffé comme Justin Bieber sur sa photo de classe, c'est bon ? Ca efface tout ? Donc nous, avec la maman de Sigmund, on a l'impression de s'être transformés en garde-chiourme relous, alors que bon quand même on était plutôt des gens normaux avant que tout ce cirque ne commence il y a maintenant plus de quatre ans. Sans déconner. Quatre ans déjà. J'ai de la peine à croire que j'ai tenu tout ce temps sans fusionner mon pauvre cerveau et déconnecter complètement. Il nous en fallu du courage et de l'abnégation, ça oui. Et de bonnes doses de xanax, aussi.
Et quelque chose me dit que c'est pas fini...Bon, c'est pas pour faire mon intéressant, hein, ni pour faire genre celui qui a pris de bonnes résolutions, mais je vais essayer de vous conter les aventures de Sigmund à l'école, car ça vaut son pesant de chapeau pointu.
Bientôt, c'est promis.
L'as-tu vu ? L'as-tu vu...

mardi 4 janvier 2011

Aphorisme II

On voit la paille dans l'oeil de l'enfant de son voisin, mais rarement la poutre dans les hurlements du sien.