Après la spirale de la vie emmouscaillée dans une épaisse poisse marron que le Sigmund avait réclamé l'année dernière pour ses deux ans, on passe cette année de l'autre coté de la barrière. La vie, la mort, dans la maison de Sigmund, sont des concepts que l'on manipule sans appréhension, tout naturellement.


Ouais bon, d'accord, c'est juste une tête-de-maurt-de-pirat', ok, c'est pas la peine de crâner, je sais. C'est pas ma faute quand même si cet avorton passe son temps à couiner à l'abordage avec son putain de sabre en mousse qu'il t'assène subitement sur la calebasse pendant que tu est en train de déboyauter tranquillement ta sculpture de César aux cagoinces. L'autre enflure de moutard, là, il va finir par me filer un ulcère de la vidangeuse à force de me bloquer le cigare. Et cette obsession pour les pirates, là, franchement. Et que je me cache un oeil pour faire mon n'a-qu'un-oeil, et que je couine en boitant pour faire mon Long John Silver, et que je grimpe sur le divan en tenant une barre imaginaire pour faire mon Barbe-Noire. Franchement, y'a des coups de tabac à la Sainte-Barbe qui se perde au large de la Tortue, moi je dis.

(Comment ça, en retard d'un mois ?)