Alors voilaïye t’y pas y’a quelque temps de ça que le Tonton de Sigmund m’appelle (Agato, ah ça faisait longtemps que je vous l’avais pas faite, celle là, hein ? Ouais. je vois qu’elle ne vous fait toujours pas rire) avec la voix un peu tremblante, et qu’après quelques circonvolutions viriles métaphoriques à base de couilles et de blagues sur Florent Pagny (c’est même pas vrai d’abord, mais là je suis dans un café, et ce gros naze de fraudeur me casse les burnes avec ces chansons à la noix, donc c’est une attaque gratuite, parfaitement, j’ai le droit, et de toute façon, vous avez vu des trucs qui soient pas gratuits, dans ce bloug, hein ? Bon. Alors me cassez pas les burnes non plus. Le monde entier a tendance à me casser les burnes en ce moment.), merde, qu’est-ce que je disais déjà, le nazebroque à dreadlocks m’a cassé l’élan avec sa chanson sur les femmes qui porteraient le monde, je te jure, quelle connerie, le monde, déjà que trimballer le boulet la maman de Sigmund elle trouve que c’est trop lourd et qu’elle me le refile à chaque fois, le monde, n’importe quoi. A moins que ce ne soit le journal le monde ? Ah ouais. Pitèt. Je le lis pas de toute façon.

Bon, donc, le tonton de Sigmund. Y m’appelle avec la voix du gars qui cherche un dealer pour acheter en douce un exemplaire du monde, et voilà-t-y pas que dans un souffle mourant, il me demande si j’aurais pas gardé mes contacts au Guatémala.
« Hein, Quoi ? » que je lui dit.
« C’est pas vrai. »
« Ben si. »
« Non. »
« J’te jure. »
« Pas possible »
« Ben ouais »
« Merde »

Vous voyez combien nos échanges fraternels volent haut, hein, du genre à faire des blagues sur Florent Pagny, pas à commenter la dernière tribune d’Eric Besson dans le Monde. Hé je vous jure, c’est une conspiration mondiale, maintenant ils me passent du Patrick Obispo dans ce rade pourri, c’est pas possible. Quoi c’est pas Patrick ? Laurent ? Marcel ? Po ? (Obispo Po, voyez cette pauvre blague du gars qui a un moutard dans la phase caca-prout). Bon on s’en fout d’Obispo, merde, j’suis là pour parler d’Yselius, moi !

Oui bon pasque voilà je la crache la valda, Le tonton de Sigmund va être Papa. Et moi je vais être Tonton. Ca va se compliquer un brin pour les surnoms, je crois, Tonton-de-Sigmund-Papa-d’Yselius.
[Sans déconner, maintenant ils passent « Isn’t she lovely », la chanson avec un bébé qui chiale, et l’autre connard qui s’extasie en bavant dans son harmonica, tu le crois ça ?]
Donc voilà, bientôt un petit cousin pour Sigmund. Voilà, bientôt Yselius.

Tout le monde en cœur : bonjour Yselius.

C’est-y pas merveilleux comme nouvelle ? Hein ? C’est incroyable. Moi je croyais qu’après The Sigmund Experiment tout le monde serait vacciné dans la famille, mais non. Toute cette souffrance n’a servi à rien. Voilà. La Tata-de-Sigmund est en cloque.

L'internationale des bébés fourbes a de beaux jours devant elle, je vous le dis.