mercredi 28 avril 2010

Tu veux ou tu veux pas

Un truc très énervant du Sigmund, en ce moment, c'est sa technique du "tu veux ou tu veux pas" qu'il a mis au point pour nous rouler les nerfs en fines boulettes. C'est qu'un truc parmi d'autres, hein, essayez pas de croire que je suis en train de balancer sur les quelques défauts du moutard pour mieux vanter sa perfectitude par ailleurs, pas de ça nuisette, c'est pas ici que vous trouverez l'éloge du bébé, non mais ho, regardez mieux titre du bloug, au cas où vous oublieriez d'où on vient, la Maman de Sigmund et moi, de quel enfer on est sorti pour mieux replonger dans les affres des victimes de l'internationale des bébés relous. Donc, disais-je, avant d'être interrompu par moi-même, je me mettrais des baffes des fois, un des innombrables défauts du Sigmund, c'est sa capacité à changer d'opinion quasiment instantanément (chronométré à un peu moins de 10,5 besson/mètre, le besson/mètre étant la nouvelle unité de retournement de veste par unité de distance, ah bon ? Vous saviez pas ? Hé oui, une nouvelle unité avec un besson étalon en connerie massive déposé rue de la boétie, mais je m'égare, hagard).

Donc le Sigmund, sitôt que tu lui proposes un truc c'est non. Définitivement non. Et si tu t'éloignes une demi-seconde avec le truc en question, c'est la crise de nerfs pasqu'il le veut, là, tout de suite. C'est quand même relativement étrange, non ? Pouvait pas dire oui la première fois, Hein ? Ben non. Si tu crois ça, c'est que t'as rien compris à la psychologie infantile, dont le principe fondamental est de te casser les roupettes jusqu'au point extrême où tu brandiras un manche de pelle pour faire avaler ses dents au petit salopard, c'est pas grave, c'est des dents de lait ça repousse (incidemment, te casser les roupettes a l'avantage induit que tu ne peux plus faire d'autres gnomes, mais bon). Je prends un exemple (de volte-face sigmundesque, hein, pas de cassage de roupettes, ah, ben, tiens, en fait c'est pareil) : tu veux manger le quignon du pain tout chaud sorti de la boulangerie, Sigmund ? Nââââân. Bon c'est pas grave, c'est pour papa. OUAAAAAAh. Voilà. C'est parti pour deux heures de cassage de burnes en règle, pleurages mortifères qui te foutent la honte dans la rue, regardez-le ce mauvais père qui laisse pleurer son enfant, et toi tu cherches à garder ta dignité outragée en faisant semblant de chercher un truc sur ton iphone, mais en fait tu cherches vraiment un truc, c'est le numéro d'un chenil pour bébés relous.

La psychologie infantile, voilà la clé. Règle numéro un : ne rien croire de ce qu'un enfant de trois ans peut raconter (une exception cependant : un enfant qui a mal aux oreilles a peut-être réellement une otite, ou alors vous avez mis du Florent Pagny sur votre stéréo). Règle numéro deux : un enfant ne pleure réellement que lorsqu'il a une fracture ouverte ou une double éventration consécutive à une mauvaise chute sur un soc de charrue. C'est donc assez rare. Règle numéro trois : pensez à ce qui vous ferait plaisir qu'il fasse, il ne voudra pas le faire. Règle numéro quatre : la psychologie infantile s'accommode mal de règles. Règle numéro huit : un enfant de trois ans sait compter jusqu'à quatre. Voilà, vous savez à peu près tout je pense. Vous êtes parés. Quelques travaux pratiques, maintenant.

Tu veux que ton gamin range sa putain de pelleteuse playmobil qu'il a laissé en travers du chemin et qu'à chaque fois que tu passes avec ton plateau de verreries diverses (verres à caïpirinha, à gin tonic, à martini, à whisky, y'a pas mal de trafic, tu peux me croire), tu manques de te fraiser la gueule. Erreur communément faite depuis trois ans : brailler "putain de manche à roulettes, Sigmund, range-moi cette fucking pelleteuse ou je te brise une rotule". Ah ah ah. Erreur de débutant. Conseil de psychologie infantile, règles appliquées : commencer par demander que le petit monstre range la pelleteuse, puis sussurer avec la voix de Florent Pagny " Mon cher Sigmund, je vais ranger cette pelleteuse tout seul parce qu'elle contient du chocolat". Oui, je sais, c'est un peu ardu au début, y'a beaucoup de concepts à manipuler, mais on s'y fait vite. Donc là normalement vous avez un "non" franc et massif, suivi d'un rangement de pelleteuse. Si vous vous retrouvez comme un con tout seul dans la chambre en train de ranger la pelleteuse dans la caisse à jouets, vous vous êtes fait mettre (comme on dit lors des séances de psychologie infantile) et EN PLUS, y'a même pas de chocolats dans la pelleteuse, c'était rien que des mensonges.
Le problème de la psychologie infantile, c'est qu'il faut pratiquer au moins dix ans. Et après ton diplôme te sert à rien, vu que ce qu'il te faut, c'est un cours sur la psychologie adolescente. C'est dire si t'es pas sorti de l'auberge.

mardi 20 avril 2010

Epillet

Je parie que vous ne savez pas ce qu'est l'épillet. Non, ce n'est pas un le dernier billet d'un blogueur alsacien ("ch'ai enfin réussi à puplier l'épillet"). Point du tout. Moi non plus je ne savais pas ce que c'était, mais j'en avais un souvenir d'enfance très net. Et ça illustrait bien mon propos. Mais c'est quoi t'est-ce enfin ? Ah ah ah, bon. Voilà. C'est çà. Une sorte de truc qui pousse dans la campagne et qui a deux utilités principales : s'accrocher aux jupes de la cousine Simone pour l'embêter, et permettre d'une poignée de faire un espèce de feu d'artifice rigolo qui termine accroché dans les jupes de la cousine Simone. C'est vous dire si c'est utile. Et puis aussi, on te serine que l'épillet dans les poils de chien ça remonte jusqu'à l'oreille et que c'est très dangereux, alors toi forcément tu penses que c'est une espèce de plante malveillante qui en veut à tes oreilles, et tu fais gaffe de pas t'en coincer dans les poils - sauf qu'à cet âge tu n'a pas plus de poils que la cousine Simone. Mais bon. Quiconque a déjà pris une gousse d'épillet dans la main sait que c'est un genre de truc qui ne recule jamais, grâce à des tout petits machins piquants qui retiennent. L'épillet ne recule chamais, che vous dit.

Mais pourquoi che fous parle de l'épillet, hein ? Mais pourquoi ? Bon, d'abord, je vais cesser avec cette ridicule histoire d'accent, je n'y arrive pas du tout, comme la fois où j'ai raconté l'histoire du garage, quel four (mon premier est un serpent, mon deuxième est sur les toits, mon tout dans les garages en Alsace, Python-Tuile, vous mordez le topo ?); et puis franchement je suis hyper-mal placé pour me moquer vu les épais relents d'huile d'olive qui entâchent le mien, c'est bien simple quand je m'écoute sur un répondeur (c'est une de mes marottes, m'écouter parler), moi tout ce que j'entends, c'est "Ouaye, congue, ss'est le papa de Sigue-munde au téléphauneu", alors c'est pas brillant je reconnais. C'est pas brillant vu que j'habite en région parisienne, hein, et vu mon métier. Pasque dans le Sud, ça passerait, mais là franchement, annoncer "Oh peuchère, congue, le macchabé je teu vous l'ai maquillé faut voir caumme, je l'ai pas raté, té", ben on je l'ai entendu souvent en reproche, genre par le chef qui trouve que ça fait pas assez distingué. Sauf que lui avec son accent pointu de parisien de souche, ça donne souvent des trucs comme "Je vous mets eun sateun de garnitüre viuline ou reuze ?" et c'est pas beaucoup mieux. Genre.

Mais revenons za l'épillet. L'épillet, c'est la technique de négociation du Sigmund. Ce petit fourbe est bien plus rusé que la majorité des commerciaux que je reçois régulièrement pour me fourguer du formol ou du cercueil ("avec du satin rauze ?", "vous voulez dire reuze ?", "non, rauze", "ha reuze, d'accord"). Avec eux, y'a moyen de négocier, nonobstant de petites différences culturelles vite aplanies à partir du moment où le rabais dépasse 10% (que nous répercutons intégralement au client, bien sûr, ah ah). Donc avec le Sigmund, les 10%, je peux te dire que tu les as bien profond, si j'ose. Pour le faire plier sur un truc, tu tentes de faire une menue concession, dans la plus pure tradition du marchandage de souk (n'oublions pas nos origines cosmopolites et notre poil luisant) genre contre l'abandon de ce sixième gâteau au chocolat, une théière offerte. Et lui, plaf, la technique de l'épillet, il veut le sixième gâteau ET la théière. Tu tentes une diversion avec un de ces gros bâtons que, je ne sais pas pourquoi, il affectionne de tenir pour nous battre, et chplof, il se retrouve avec le gâteau, la théière ET le bâton. Je m'aperçois que c'est pas très clair cette histoire de théière, c'est une métaphore, hein, une métaphore du Bosphore, pasque en vrai bien sûr, on ne négocie pas avec des théières (on dirait cette phrase fétiche de Jack Bauer, on ne négocie pas avec les terroristes, mais qu'est-ce que je raconte, si je commence à parler de cette admirable série télé qu'est 24H, on a a pas fini). Donc out les théières, mais les bâtons c'est vrai. Hein ? Quoi ? Je suis totalement incohérent ?

N'importe quoi.
Avec Sigmund, pour une histoire de gâteau au chocolat, tu peux pratiquement te retrouver en gilet de pingouin en train de servir à monsieur des gâteaux au chocolat à volonté sur un plateau d'argent, tellement il est fortiche de sa technique de l'épillet. Tu as beau l'épier, rien à faire pour lui baiser le bluff; Au poker, il te foutrait un veste monumentale à n'importe qui, y compris au croupier ; mais monsieur, je ne peux pas vous donner de sixième carte, c'est impossible, ah, bon, d'accord, un sixième carte avec ces jetons supplémentaires et ce gâteau au chocolat. Et tu peux toujours te brosser pour le piller, rien à faire. Ni pour le plier. Mais je m'éloigne, ces jeux de mots deviennent trop approximatifs.
Oui, bon, c'est bientôt les vacances c'est pour ça : avec quelques dessins animés, je devrais pouvoir négocier qu'il se tienne tranquille dans le train, le temps de descendre dans le sud. Qui sait, c'est peut-être lui qui conduira en arrivant.

mercredi 14 avril 2010

L'Oeuvre

C'est à dire que bon, je m'y étais préparé dans mon for intérieur du dedans de moi-même. On rigole pas pendant des années sur les colliers en pâtes et sur les portraits en graine pour ne pas se douter que ton propre (faut le dire vite) chiard va finir par te ramener, avec la gueule enfarinée du gars qui sait très bien qu'il est en train de te prendre pour une buse du maquis, une oeuvre artistique du genre de celles qui ont fait la réputation de nos maîtresses d'école dans le monde de l'art contemporain. Un truc pas trop compréhensible, vaguement architecturé, totalement branlant et moche à te faire saigner les yeux comme Notre-Dame de Savigny-sur-Orge qui pleure chaque année des larmes de sang à heure fixe pour commémorer le martyre de Sainte-Blandine des Morpions. Qui a fini mangé par un lion. Triste histoire. Hé oui. Brèfle.

Le seul truc, c'est que m'y attendais pas si tôt, hein. Je voyais "ça" déferler plutôt l'année prochaine, en première année de maternelle, une fois que Sigmund aurait été maté par sa future maîtresse, qui, si elle me lit, peut déjà commencer à s'équiper, c'est un conseil, un knout serait un bon premier choix, et la connaissance des techniques de tortures de l'armée américaine un plus appréciable, merci d'envoyer une lettre, on vous écrira. C'est à dire que le Sigmund, c'est pas le petit gamin sage qui se laisse faire pour ce qui est de la conception artistique, hein, comme vous le savez ; par exemple, faut voir comment qu'il a redécoré le divan avec toutes les techniques infantiles possibles : le jackson pollock de la diarrhée, cherchez pas, je l'ai trouvé. C'est le même que le rothko de la vomissure, ou plus modestement du miro du goûter au chocolat. Donc l'année prochaine, faudra pas le chercher sur "Son Art", ou bien sur "Sa Libre Créativité". Enfin.

Non, ce qui m'a scié, c'est que la nounou se lance, pendant une de ces sessions où elles se retrouvent entre elles dans un sous-sol du 12ème arrondissement pour ce qu'elles appellent des moments de récréativité partagée, et que je qualifierais plutôt de sabbat des sorcières domptant des petites goules surgies des sept cercles de l'enfer. Et la voilà qui me refile un soir non seulement le Sigmund emballé dans sa poussette, l'air couillon et la vue basse, mais aussi cette délicate sculpture, installation, oeuvre, ce délicat montage, assemblage, heu ce truc, quoi :



Oui, c'est un arbre.
Oui, oui, ce truc massif plus coloré qu'un perroquet avec deux tiges riquiquis, réalisé avec des sortes de popcorn colorés et un rouleau de PQ, c'est un arbre. C'est dire si c'est conceptuel. Les machins en popcorn adhèrent dès qu'on les touche avec un truc mouillé. En, plus, ça doit être mangeable, pasque Sigmund en a boulotté la moitié déjà (de sorte que maintenant ça ressemble plus à un pot à crayons, ok). Et la nounou en était plutôt fière.

Je sais, ça fait mal aux yeux.
Je sens que les années à venir vont être plus compliquées que prévu.

Edit : Sigmund vient de voir ce billet, et me précise "tu marques, c'est l'arbre du hibou".

lundi 12 avril 2010

Devinette

Ah voui, ça faisait super-longtemps que je vous avais pas fait une petite devinette.
Là, forcément, moi je trouve que c'est super dur, mais y'a sans doute des plus avancés dans la fourberie momesque qui vont comprendre immédiatement de quoi il retourne.



Voilaye, maintenant faut trouver ce que c'est et comment c'est fait. Je donne deux indices : çui qui trouve ne le gagnera pas, pasque ça serait cruel de ma part, et c'est entièrement comestible.
Ah ah ah, machiavélico !

jeudi 8 avril 2010

La chance aux chansons

Quelles chances, hein ? Quelles chances ont ces misérables petites chansons innocentes une fois que Sigmund a décidé de les chanter ? Hein ? Combien ? Quoi-t'est-ce ? Moui. Exactement. Aucune. La plus jolie des chansons qu'ai pu imaginer un de nos plus grands auteurs-compositeurs nationaux (comme Florent Pagny, par exemple) n'a absolument aucune chance dans la bouche de Sigmund : elle se transforme aussitôt en un espèce de gargarisme atonal ânonné par un yodleur saoul qui chanterait la tête plongé dans un seau de tartiflette. Genre.
Et encore, je suis gentil. Voui, car cela ne rend pas bien compte de l'enthousiasme carabiné du Sigmund (je suppose qu'un yodleur saoul aurait autant d'enthousiasme qu'une tranche d'appenzeller laissée en plein soleil, avec les mêmes gouttelettes grasses sur le front, d'ailleurs) qui non seulement massacre rythme et mélodie, mais en plus le fait avec une joie démesurée, les poings serrés de concentration, martelant le sol du pied, la bouche tendue en cul de vache et les sourcils plus froncés qu'un contrôleur des impôts recalculant pour la dixième fois la déclaration de Florent P.

Son truc par exemple en ce moment, c'est Santiano. Depuis qu'il a entendu une version de cette chanson sous-titrée en chinois (allez sur youtube, cherchez Santiano, vous la trouverez fissa, c'est dingue quand même de penser qu'un chinois s'est fait braire à traduire Santiano, à scanner des couvertures de disques et des photos de bateaux fins comme des oiseaux pour qu'un gamin merdeux -je sais de quoi je parle- puisse limer en boucle la patience de ses parents. Quelle merveille que la technique moderne. Bref) où Hugues Aufray braille un "Hey" vigoureux (vers 1:33), il ponctue chacune de ses chansons avec des heys vindicatifs. Santiano en boucle à la maison ? Hey, hey hey ! Zorro, renard rusé qui fait sa loi ? Hey, hey, hey ! Barbapapa qui se transforme à volonté ? Hey, hey , hey ! Court, long, carré ? Hey !
C'est l'enfer.
Visiblement, y'a un truc pas développé à cet âge dans la zone du cerveau consacrée à la tonalité. Bon, c'est vrai que Sigmund a une lourde hérédité dans ce rayon, vu les capacités musicales de la famille paternelle. Mais bon, là c'est carrément autre chose. On dirait un de ces filtres pourris qu'ils mettent dans les films pour les appels anonymes, les voix bizarres, là. On dirait ça, mais en foutant le rythme en l'air. Ecouter une chanson avec Sigmund, c'est faire une partie de Simon ousque chaque phrase censée être la même est carrément jouée chantée hurlée différemment. Quoi ? Vous savez pas ce qu'est le Simon ? Tss tss tss. Je suis trop bon avec vous. Brèfle.

Moi je dis tout simplement qu'à cet âge-là, on devrait leur interdire de chanter, sauf dans le cadre d'émissions réglementées de salut public sur la contraception. Le Mozart qui joue la bamba les yeux bandés à trois ans, j'y crois pas une seule seconde pour tout dire, je suis sûr qu'on nous a bourré le mou. Selon des sources totalement indépendantes et cependant étouffées par la mafia viennoise, Mozart n'aurait écrit la bamba qu'à douze ans, à peu près en même temps que la musique de Dirty Dancing. Mais ça bien sûr, personne n'en parle. Ah ouiche, le requiem, la flute enchantée ("jai la flûte en chantier disait Mozart Père lorsqu'il ramenait une chaude-pisse du bordel des faubourgs de Salzbourg"), les noces de Figaro, ça, t'as du monde pour en parler, mais la Bamba y'a personne pour rappeller que c'est Mozart qui l'a écrite en premier. C'est fort de café (viennois) quand même.
N'empêche j'y crois pas moi, au petit prodige de trois ans. Y'a qu'à voir Sigmund, hein. C'est im-po-ssi-ble.

Hey !

vendredi 2 avril 2010

Nom de code : Yselius

Alors voilaïye t’y pas y’a quelque temps de ça que le Tonton de Sigmund m’appelle (Agato, ah ça faisait longtemps que je vous l’avais pas faite, celle là, hein ? Ouais. je vois qu’elle ne vous fait toujours pas rire) avec la voix un peu tremblante, et qu’après quelques circonvolutions viriles métaphoriques à base de couilles et de blagues sur Florent Pagny (c’est même pas vrai d’abord, mais là je suis dans un café, et ce gros naze de fraudeur me casse les burnes avec ces chansons à la noix, donc c’est une attaque gratuite, parfaitement, j’ai le droit, et de toute façon, vous avez vu des trucs qui soient pas gratuits, dans ce bloug, hein ? Bon. Alors me cassez pas les burnes non plus. Le monde entier a tendance à me casser les burnes en ce moment.), merde, qu’est-ce que je disais déjà, le nazebroque à dreadlocks m’a cassé l’élan avec sa chanson sur les femmes qui porteraient le monde, je te jure, quelle connerie, le monde, déjà que trimballer le boulet la maman de Sigmund elle trouve que c’est trop lourd et qu’elle me le refile à chaque fois, le monde, n’importe quoi. A moins que ce ne soit le journal le monde ? Ah ouais. Pitèt. Je le lis pas de toute façon.

Bon, donc, le tonton de Sigmund. Y m’appelle avec la voix du gars qui cherche un dealer pour acheter en douce un exemplaire du monde, et voilà-t-y pas que dans un souffle mourant, il me demande si j’aurais pas gardé mes contacts au Guatémala.
« Hein, Quoi ? » que je lui dit.
« C’est pas vrai. »
« Ben si. »
« Non. »
« J’te jure. »
« Pas possible »
« Ben ouais »
« Merde »

Vous voyez combien nos échanges fraternels volent haut, hein, du genre à faire des blagues sur Florent Pagny, pas à commenter la dernière tribune d’Eric Besson dans le Monde. Hé je vous jure, c’est une conspiration mondiale, maintenant ils me passent du Patrick Obispo dans ce rade pourri, c’est pas possible. Quoi c’est pas Patrick ? Laurent ? Marcel ? Po ? (Obispo Po, voyez cette pauvre blague du gars qui a un moutard dans la phase caca-prout). Bon on s’en fout d’Obispo, merde, j’suis là pour parler d’Yselius, moi !

Oui bon pasque voilà je la crache la valda, Le tonton de Sigmund va être Papa. Et moi je vais être Tonton. Ca va se compliquer un brin pour les surnoms, je crois, Tonton-de-Sigmund-Papa-d’Yselius.
[Sans déconner, maintenant ils passent « Isn’t she lovely », la chanson avec un bébé qui chiale, et l’autre connard qui s’extasie en bavant dans son harmonica, tu le crois ça ?]
Donc voilà, bientôt un petit cousin pour Sigmund. Voilà, bientôt Yselius.

Tout le monde en cœur : bonjour Yselius.

C’est-y pas merveilleux comme nouvelle ? Hein ? C’est incroyable. Moi je croyais qu’après The Sigmund Experiment tout le monde serait vacciné dans la famille, mais non. Toute cette souffrance n’a servi à rien. Voilà. La Tata-de-Sigmund est en cloque.

L'internationale des bébés fourbes a de beaux jours devant elle, je vous le dis.