Ah ben y'a du mou dans la corde à noeud, mon gars, c'est pas possible cette histoire, qu'est-ce que c'est que ces manières de s'en foutre le camp en laissant des milliers de lecteurs désolés et sevrés, nân mais dis donc, malotru malpoli, va. Est-ce que c'est comme ça que tes propres parents t'ont élevé, hein, espèce de résidu de caïpirinha ratée ? Tronche de poulpe mou ! Mou du caillebotis cérébral ! Bras cassé du stylo virtuel ! Aile de raie sous valium ! Homme de peu de persévérance ! Rance radin du robinet à couneries ! Ris de veau de l'intellect !
Vous l'avez deviné, ce ne sont que quelques unes des injures avec lesquelles je me suis admonesté quotidiennement pendant cette longue période de silence, désolé de n'avoir plus le temps et la motivation de continuer à dauber sereinement sur ces draculounets de la vie que sont les infâmes bébés.

Mais enfin, j'ai des excuses tout de même. Hein, quoi ? Des excuses ? Et puis quoi encore ! Une grosse flemasse de force 4 sur l'échelle du panaché, nân je veux dire d'impédance 38 sur l'échelle de Pauvreterre, le savant français qui s'est fait coiffer sur le poteau par Richter pour déposer le brevet de la machine-à-mesurer-les-tremblements-de-terre-sans-y-laisser-sa-peau, encore un coup du complot commercial anglo-saxon, j'te jure, que Richter il est devenu multi-milliardaire avec les royalties des journaux télévisés dès qu'il ya un tremblement de terre plus puissant qu'un pet de ragondin quelque part dans le monde, paf recta y touche une com', c'est pas croyable cette histoire, et ça tombe bien vu que c'est pas vrai.
Bon je veux dire, quand même, il a fallu que je me sacrifie sur les autels réunis du travail et de la santé (on me fera jamais croire que les deux sont liés, hein, malgré la chanson que je viens de m'autoinfliger en boucle dans le cervelet en associant fortuitement les deux termes). Le travail pasque j'ai pris du galon chez les croque-morts et la santé pasque j'ai pris du bide chez le pâtissier du coin. Alors bon, j'ai ripé du calendrier, je l'avoue. Carrément ripé, hein. Ripissimé, même.

En plus, y'a aussi une sordide histoire de motivation là-dedans. Pas vraiment que ma débinette à galéjeries se soit tarie, hein, non là ça va, mais plutôt pasque mon sujet d'expérience et d'invectives préféré a pas mal changé ces derniers temps. Hein, quoi ? Mais si, vous vous rappellez, quand même ! Le petit Sigmund mordoré des carpathes, ça vous dit plus rien ? L'infâme rejeton des enfers purulents, le king du mytosil, le roi du lancer de tétines ? Le bébé emblématique d'un génération entière dévouée au cassage de burnes paternelles, à la destruction de pantalons de gala et au concassage de moral innocent. Oui, là, ça y est, vous le remettez, le petit relou de la boulettitude.
Figurez-vous que le petit Sigmund a changé, là. Drôlement changé, même, au point que je ne peux même plus le traiter de sale bébé pourri extraterrestre suceur de blédine. Le petit bébé fourbe est devenu une personne, merde. Je veux dire un être humain, pour de vrai. Et j'ai du mal à me moquer d'un être humain quel qu'il soit, même d'un cadre sarkozyste. Attendez, je veux pas dire que le Sigmund a viré sarkozyste, hein, ça serait un peu fort de café, et vous auriez entendu parler d'un enfanticide à la télé, genre il devient fou à cause de son bloug, c'est bien connu internet rend les gens pédophiles et nazis, ma bonne dame. Non, non, simplement il est devenu une personne à part entière que je ne peux brocarder sans remords, à moins de lui laisser un droit de réponse.

Ah mince du coup j'ai pas expliqué le "Parle à ma couche". C'est pas grave. J'y vais reviendre, pasque je suis motivé pour écrire à nouveau. Si, si, c'est vrai.
Et même si vous êtes gentils la fin de la grande évasion est pour bientôt...