mercredi 30 avril 2008

La Grande Evasion - Attente






mardi 29 avril 2008

La Grande Evasion - Projet d'évasion






lundi 28 avril 2008

La Grande Evasion - Mucosités






dimanche 27 avril 2008

La Grande Evasion - Backstage






samedi 26 avril 2008

La Grande Evasion - Au meeting






vendredi 25 avril 2008

La Grande Evasion - En route






jeudi 24 avril 2008

La Grande Evasion - Naissance d'un projet






mercredi 23 avril 2008

La Grande Evasion - En coulisses






mardi 22 avril 2008

La Grande Evasion - Jacuzzi






lundi 21 avril 2008

La Grande Evasion - Gueule de bois






dimanche 20 avril 2008

La Grande Evasion - C'est l'Heure

AVERTISSEMENT
Les scènes qui suivent peuvent heurter la sensibilité des jeunes spectateurs.








vendredi 18 avril 2008

La Grande Evasion - Nerf de boeuf





mercredi 16 avril 2008

La Grande Evasion - Méchoui






( Gloire à Erofeuter, le spécialiste des BDs en toc)

lundi 14 avril 2008

La Grande Evasion - Ordinaire






( Prions Saint-Erofeuter, le saint patron des petits mickeys )

samedi 12 avril 2008

La Grande Evasion - Première Rencontre






( Rendons grâce à Erofeuter, l'inventeur des BDs en plastique )

jeudi 10 avril 2008

La Grande Evasion - Stalag 17




mardi 8 avril 2008

La Grande Evasion - Au commencement




dimanche 6 avril 2008

Dans le blanc du bonnet

D'accord, je peux être un père indigne si je veux. D'abord. Sans rigoler, je me fade déjà le petit monstre semi-aquatique, ses giries et toutes les conneries qui vont avec le fait d'avoir un bébé ; alors j'ai le droit de le torturer un chouïa, même si c'est sans m'en rendre compte. Ca dépend un peu comment on considère les gosses, soit comme des êtres humains à part entière, soit comme des biens mobiliers appartenant à leurs parents. Qui c'est qu'a dit des êtres humains ? Ca va pas la tête ou quoi, depuis quand c'est des êtres humains les bébés ? Et pourquoi pas les labradors, aussi. Non, les bébés sont bel et bien des possessions de leurs parents au même titre que la table Ikéa du salon ou le buffet de tata Jeanine. Donc les parents ont le droits d'encaustiquer leurs enfants si ça leur fait plaisir, à condition de ne pas les blesser, ni les maltraiter. Une petite torture de temps en temps, hein, comprenez-moi, ça soulage. Mais de là à encourir la réprobation générale, sans charre, c'est vraiment un abus de pression sociale.

Non pasque bon, j'étais tranquillement en train d'aller porter le petit paquet vagisseur chez sa nounou -la sainte femme- en descendant comme tous les matins la délicieuse rue Montgallet et ses exotiques boutiques. Enfin, pas tous les matins, hein, seulement un matin sur deux, vu qu'on est un couple moderne qui partageons les emmerdes à égalité, sauf faire les impôts c'est trop dur. Enfin, Sigmund, lui, fait le parcours tout les matins, hein, c'est juste mon amour-à-nouveau-travail et moi qui ne faisons qu'un jour sur deux. Enfin, ceci dit les conneries c'est toujours à moi que ça arrive, comme quoi il doit y avoir une loi de Murphy du jour sur deux ou quelque chose comme ça. Enfin. OK, promis j'arrête de dire enfin au début des phrases. Donc. Je descendais paisiblement la rue Montgallet et soudain je ne me sentis plus tiré par les haleurs. Hein, quoi ? OK, j'étais pas bien réveillé et je divaguais légèrement. Mais assez réveillé quand même pour constater les lourds regards de reproche des passants que nous croisions, Sigmund et moi, enfin, moi tout seul vu que Sigmund c'est un bien mobilier, comme la poussette ou le cache-pot en terre cuite ouvragée ramenée par la grand-mère de Sigmund d'un voyage chais pas où, et qui est l'exemple type du genre de meuble qui vole hyper-bien par la fenêtre. Mais je m'égare. Saint-Lazare.

Visiblement, il y avait dans l'accoutrement de Sigmund ou dans son attitude quelque chose qui dérangeait ces braves passants honnêtes qui auraient mieux fait de se mêler de leurs oignons, non mais. Bon, c'est vrai que je l'avais un peu habillé à la va-vite, mais aussi c'est pas ma faute si ce bien mobilier de mes deux n'arrête pas de recroqueviller ses pieds pour empêcher qu'on lui enfile ses chaussures, par ailleurs hors de prix et inutiles, je sais merci. Du coup, c'est vrai que j'avais pas vraiment fait gaffe avec le bonnet sous la capuche, j'l'avais pas bien arrimé aux oreilles et le Sigmund tempétueux, à force de dodelinements du chef, avait réussi à se carrer au raz du nez, le rendant complètement aveugle. Ok, bravo le papa de Sigmund avec Ray Charles dans une poussette. La première fois, j'aurais du être alerté par les battements de pieds soubresautant du gnome dans sa poussette, genre je suis dans la poussette de la mort qui va vers l'abime et je ne vois rien au secours, je vais m'écraser au fond d'un ravin. Mais non patate, je te lève ton bonnet et tout de suite ça va mieux, regarde la jolie carte-mère AS6755-Xview, regarde le joli disque dur externe, arreuh.

Mais les fois suivantes, c'te pomme, moi je faisais exprès de le laisser gigoter à la mort, avec son bonnet au ras des lèvres. Après tout mes parents m'ont bien torturé enfant avec une cagoule surprise qui ne tournait pas au même rythme que ma tête (genre l'ouverture était sur mon oreille), alors pourquoi je pourrais pas jouer légèrement avec mon propre enfant, hein ? Et bien croyez-le ou pas, mais ce sale bâtard de sa race le bonnet profitait de la connivence de tous ces sales batards de leur race les regards désapprobateurs de parents en train de tirer leur chiards vers l'école. Et que je te regarde de travers genre hé pomme à l'eau tu vois pas que ton fils souffre. Mais de quoi je me mêle, hein ? Je comprends pas, ces gens-là, ils avaient des gosses pleins les bras, et ils ne comprennent même pas qu'on ait envie de torturer le bout de chou brocolis qui nous pourrit les nuits ? Mais ils sont payés par l'Internationale des bébés, ou quoi ? Ou va-t-on si l'on ne peut plus torturer son enfant tranquillement.
Du coup je suis obligé de faire ça en privé. Et je l'ai couché ce soir avec son bonnet enfoncé jusqu'à la glotte. Mais c'est con parce qu'il dort. Et quand il dort, il dort, cet espèce d'avorton de bien mobilier malheureusement incessible. La vie est vraiment mal faite.

vendredi 4 avril 2008

Le retour de la gaufre

Voici la deuxième gaufre de Sigmund...



Notez la présence du gaufrier magique, de la main paternelle semblable à la main d'un dieu michelangélien distribuant des gaufres et d'un bébé -certes extrêmement fourbe- mais fortement attiré par l'odeur de cette gaufre qu'il a déjà gouté in-utéro.

mercredi 2 avril 2008

Vampirou

Non mais je m'étais complètement gouré, hein, quand je pensais que nous nous étions tirés indemnes du piège diabolique des vampires suceurs de sang de bébé. Ah ah ah, macaque bonneteau, oui, j'avais du rater un épisode, passer à coté, louper le coche ou calfeutrer la mandibule. Le Sigmund qui s'était vaillamment battu contre les vampires sans vergogne à l'aide de flatulences à l'ail a du se faire mordre à un moment donné, pasque là franchement il a des comportements bizarres. Bien sûr je prétends pas qu'il se soit subitement mué en Princes des Carpathes, mais quand même. C'est pas non plus le genre à se transformer en chauve-souris, sauf pour les fientes qu'il lâche partout en voletant, mais y'a un truc, nonobstant que c'est pas vraiment un vampire pour de vrai. Même qu'on l'appelle Vampirou.

Ce truc, c'est le soleil. Sans rigoler, ce fils du Sud, cet enfant de la Méditerranée ne supporte pas les rayons de l'astre solaire, c'est-y pas croyable. Ah non, c'est vrai, le Sigmund n'est pas plus un enfant de la Mare Nostrum qu'un enfant des triades asiatiques, vu qu'il est né dans le XIIème à Paris, c'est plutôt un poulbot, un titi, un gavroche, le nez dans le ruisseau c'est la faute au douanier Rousseau, le cul par terre c'est la faute au boulevard Voltaire. Bon, mais y'a quand même du soleil des fois à Paris, entre 12h00 et 12h15 le 3 août dans les 1er, 2nd et 5ème arrondissement (merci M. Tiberi). Faut pas croire. Des fois même on bronze à Paris sur les terrasses, ou alors c'est la fumée des 4x4 qui se dépose, on sait pas bien, bref. Mais alors dès qu'il y a a moindre luminosité ambiante, le Sigmund se recroqueville comme un morceau de jambon millimétrique et racorni dans un jambon-beurre parisien. Sans rigoler, même des fois avec la flash de l'appareil-photo (oui, nous avons la faiblesse de prendre cet enfant en photo, mais rassurez-vous, c'est uniquement pour se moquer -nous encadrons les photos où il est le plus ridicule- ou pour publier sur ce bloug).

A la campagne, c'était le pompon. Déjà que c'était plein de boue, hein, en plus y'avait du soleil (un sympathique habitant de ces contrées rurales m'a confié entre deux rasades de tord-boyaux qu'il y avait un rapport entre l'ensoleillement démentiel de la campagne, la boue et toute cette herbe verte qui faisait mal aux yeux). En ballade au bord de la Creuse ("la Creuse, ça me creuse", slogan de l'association locale des restaurateurs creusois), le soleil d'hiver dardait avec candeur ses pâles rayons entre les arbres centenaires dont les longues branches lymphatiques trempaient dans l'onde courante, c'est vraiment con les arbres, avec le froid boueux qu'il faisait. A chaque passage que nous faisions entre l'ombre des arbres centenaires gna-gna-gna et la lumière éblouissante comme une ampoule de 40W au lieu de de 100W sur le chemin qui longeait la rivière, le Sigmund photophobe poussait un hurlement semblable à celui, tiens ça faisait longtemps, du bébé ptérodactyle qui vient de se rendre compte qu'il a commandé par erreur sur Internet un billet pour le concert de M'Pokora au lieu des délicieux pakoras qu'il se fait livrer habituellement par l'indien du coin, avec des bajis, un lassi, des dosais et du kulfi.

Chais pas. C'est normal que ce soit photophobe les bébés ? Ou alors il nous prépare encore une fourberie à sa façon ? Ou bien c'est son ascendance roumaine qui se manifeste, pourtant avec tout l'ail que consomme sa mère, c'est incompréhensible. Peut-être qu'il a une maladie rare comme dans la série sur la Une, là, avec le psychopathe à canne qui débite des conneries médicales incompréhensible, mais quand c'est qu'il fait reluire la chef de service, bon sang. Ou alors, c'est une grosse feignasse de bébé qui a la flemme de réduire le diamètre de ses pupilles pour ne pas être ébloui. C'est très possible aussi. Et moi qui ne rêve que de vacances perpétuelles et exotiques, de soleil guatémaltèque et de chaleur, et de cette luminosité intense de la Provence en été, quand l'assourdissant tintamarre des cigales résonne dans la pinède solaire. C'est malin tiens.
Je vais vraiment finir par lui acheter des lunettes de soleil au vampire miniature.