dimanche 30 mars 2008

Sigmund à la campagne

Ce week-end c'est ballot mais toute les conditions étaient réunies pour que nous réalisions, mon amour-ça-me-gêne-pas-de-marcher-dans-la-boue, le petit boulet des carpathes et moi, un petit voyage à la campagne. Oui, oui, vous avez bien lu, à la campagne. Comme la pédiatre de la mort a fini d'administrer à Sigmund les centaines de vaccins nécessaires, celui-ci est maintenant prêt à tenter des trucs un peu dangereux genre la campagne, c'est normal. Moi-même, j'ai récemment effectué les rappels de tous les vaccins principaux et je peux m'aventurer au delà du périphérique dument immunisé contre la fièvre jaune, la méningite et le chancre du fumier. C'est pas que ça nous attire particulièrement, notez bien, mais d'obscures raisons familiales nous obligeaient pour une fois à accepter trois jours durant de ne voir que du vert et du marron à perte de vue, l'horreur, l'horreur.

Il faut savoir que la famille à Sigmund est essentiellement urbaine, la quintessence de la proximité avec la Nature étant réalisée une fois l'an par un pique-nique au bois de Vincennes, vas-y, mets-toi là, là ? T'es sûr, ça m'a l'air humide ? Vas-y je te dis. Aaaarggh, t'as vu cette fourmi, elle m'a l'air énorme.
Pouf, pouf.
Alors quand il faut se déplacer pour aller se mouiller les arpions près de la Creuse, c'est une autre paire de manches bottes. Nân mais je sais pas si vous y êtes déjà allé, à la campagne, mais franchement on dirait un film d'horreur. Attention, je parle pas d'une campagne sympathique comme il y en a dans mon Sud natal, les jolies collines un peu pelées, l'odeur du romarin et du thym dans la brise légère, la chaleur qui fait vibrer les plantes et chanter les cigales, non. Non, je vous parle de cette campagne à base de boue et de grandes étendues pleines d'herbes, avec des arbres par-ci, par-là, de cette campagne avec pleins de gros tracteurs farceurs qui jaillissent on ne sait d'où pour vous couper la voiture en deux, l'horreur, l'horreur, l'horreur. Le tout horriblement humide, tout est humide, la serviette dans la salle de bain au petit matin est encore humide, le pain au petit déjeuner est humide, les vêtements sont humides, la couche de Sigmund est humide, l'herbe est humide, l'air est humide et la Creuse en bas du jardin est humide, j'en parle même pas.

Bon déjà le Sigmund a pas l'air d'avoir chopé une maladie rare de la campagne par là-bas, c'est déjà une bonne chose. Il n'a même pas l'air d'avoir été gêné par les horreurs du week-end, pas de problème aux yeux par exemple, alors que moi tout ce vert j'en ai chopé une conjonctivite purulente, la célèbre conjonctivite des champs, c'est drôlement douloureux. C'est vrai quoi, on est là, habitué à toutes ces couleurs urbaines reposantes pour les yeux, le gris, le noir, le gris clair, le beige,le gris foncé, le gris moyen, le grigri, le gris tiède, le gris pétant, le gris soutenu et paf, on te flanque dans les mirettes du vert, du vert, du vert, du marron, du jaune et toutes ces couleurs qu'ont pas de nom, c'est inhumain à la fin, t'as les yeux qui te sortent de la tête en moins de deux, sauf Sigmund. Rien à foutre, lui, tranquillos. Du moment qu'on assure la fourniture de nourriture à heure fixe, rien ne l'atteint, il est imperturbable de la couche. Evidemment, j'aurai du m'en douter, hein, il est habitué à vivre en milieu humide, le moutard, avec toute la flotte qu'il te balance dans sa couche à longueur de journée, tout en gazouillant comme un écureuil qui a trouvé une belle paire de noisettes un automobiliste qui a trouvé une belle place même pas de livraison.

Si ça se trouve, plus tard, il sera paysan le Sigmund. On n'en sait rien, hein, on sait jamais. Moi je le vois bien dans un poste prestigieux de l'administration, genre contrôleur des impôts, mais lui si ça se trouve, son trip ce sera l'élevage de truites de pré-salé ou la culture de betteraves-party. On ne peut jurer de rien. Déjà qu'il a le geste auguste du semeur pour envoyer valdinguer les jouets qu'on lui pose inlassablement sur la table tels des sisyphes limites esclaves de service, de là à ce qu'il nous fasse un retour à la nature, je t'élève des moutons dans la boue, viendez voir papa et maman comme c'est agréable, venez passer un p'tit week-end, on ira marcher dans les champs.
Tiens, ça me donnera un bonne excuse pour refuser.

vendredi 28 mars 2008

Révolte

Alors ça, mince, mais comment on va faire ? Sans rigoler, quelqu'un a finalement pris le petit Sigmund le bébé modèle et nous l'a remplacé par un erstaz beaucoup plus problématique. Hé ho, le kidnappeur ? T'as rien compris, il fallait le garder, le bébé crômignon, pas nous l'enlever l'espace d'une nuit pour nous rendre en terrible Attila des berceaux que nous avons découvert depuis quelques jours. Ah pasque là, pardon, je vous le dis, le morceau qu'on a récupéré, hein, on est carrément dans la quatrième dimension des bébés, là. Je parlais y'a pas longtemps des progrès à faire pour devenir un véritable être humain, genre apprendre à chanter, rire et remplir une déclaration d'impôts, mais l'autre larve là, justement, c'est plus une larve du tout. Sa fourberie jusque là soigneusement dissimulée (quoique perceptible à mon oeil aiguisé de primipare particulièrement naïf mais méfiant) éclate maintenant au grand jour.

Pasque bonjour, nous voici nantis d'une petite tronche de cake qui nous défie d'un petit mouvement crâne du menton à chaque fois que nous essayons de lui imposer la moindre contrainte qui ne lui plaise pas. Et qui nous le fait savoir en poussant les beuglements d'un cochon qu'on égorge avec une cuillère à café en plastique du boulanger du coin, celle qui se brise tous les midis dans ma part de tarte aux framboises qu'elle est trop miam, mais la putain de sa mère la tarte j'ai pris au moins quinze kilos à force d'écrire ce blog en me bourrant de pâtisserie au lieu d'aller faire du sport, un homme sain dans un corps mais si possible dans le petit loup-garou à quatre pattes, là. Faut le voir, hein, le David des bébés contre le Goliath des parents. Il râle tellement fort que c'est comme un coup de fronde bourrée d'un kilo de gourmettes dans la tronche. Franchement, on dirait les aventures du Hurleur, le super-héros préféré des casse-couilles de bébés.

Voilà, elle est là toute la différence : avant, on avait un bébé parfois relou mais en gros c'était pas sa faute, il n'était qu'un pion dans le grand complot international des bébés, alors que là on a touché au moins un sixième dan grand maître ceinture marron degré suprême des brise-boules de compétition. Avant, toute la fourberie était habilement dissimulée sous l'apparence innocente d'un bébé au grands yeux et à la douce odeur (de mytosil), tandis que maintenant, ben en même temps que ce petit résidu de couche nous tient tête, on perçoit dans son oeil la lueur moqueuse de celui qui sait très bien qu'il est en train de faire chier son monde et qui s'en réjouit allégrément. Le sale petit cauteleux, l'immonde petit sournois, le mesquin petit retors (retors, hein, pas rotor, c'est pas un hélicoptère quand même). Illustrons notre propos par un exemple tout récent et pas piqué des vers (scusez, mon contrat de travail m'interdit d'utiliser cette expression) particulièrement savoureux, au moins autant que la délicieuse purée céleri-patate-carotte-brocolis-caviar que mon amour-à-trouvailles-culinaires avait tricoté dans la cuisine pour notre petit vampire des carpathes personnel. Soit A un bébé fourbe et retors, B un papa de bébé harassé par une dure journée de travail et C une maman de bébé qui a passé sa journée à supporter ledit bébé vu qu'elle est en vacances forcées, mais c'est pas des vacances puisqu'il y a le bébé, on vous dit. B tient A, tandis que C mobilise l'attention de A pour tenter de lui faire ingérer la délicieuse purée céleri-patate-carotte-brocolis-caviar que nous appelerons PCPCBC pour faire plus simple. Comment vous croyez que ça s'est passé, hein ? ET bien C et B ont bien eu les boules quand A les a entièrement tapissé de PCPCBC en gigotant comme un tapir sous amphétamines, appelons-le T. Quand C a commencé à pourrir A en l'affublant de différentes épithètes particulièrement bien senties (« Engeance de T » était pas mal, mais « fils de pourceaux » nettement déplacé, je trouve), B jubilait en renchérissant. Mais une fois encore A s'en sortit par une pirouette gracieuse, un petit sourire en coin à C qui vit son coeur de mère fondre comme la calotte glaciaire, tandis que B enrageait, les vapeurs de PCPCBC lui étant montées à la tête. A, l'enfant maudit, avait vaincu ses parents B et C en les retournant comme deux gaufres G et G'.

Qu'est ce que disais déjà avant de m'embringuer dans ce problème géométrique foireux ? Ah ouais, le petit monstre. Ben la vie avec lui, c'est plus de la tarte au mirabelles, faut croire. Va falloir composer avec une nouvelle vraie personne à la maison, capable de m'obliger à manger ses restes de brocolis. Le genre de tapeur d'incruste qui a tous les droits et qui te pourrit la vie sans que tu puisses y faire grand chose, à part sourire et serrer les dents. Serrer les dents ou lui briser les siennes ?

mercredi 26 mars 2008

Luciole mon oeil.

Ah la la, évidemment, les Fabulettes d'Anne Sylvestre, c'est toute une institution. Chais pas, moi, Anne Sylvestre, on m'en chantait des chansons quand j'étais petit (le veau), alors bon j'ai l'impression qu'elle a toujours existé, Anne Sylvestre c'est un peu le Rahan de la chanson pour enfants, quoi. Mais bon. Et là maintenant il se trouve que je suis moi-même affublé d'un enfant, je sais pas si je vous l'ai dit, et donc voilà, c'est parti pour les fabulettes en boucle sur le pickup de la maison. Ah non, pas pickup, c'est des mp3 maintenant.

Sauf que.
Maintenant que j'ai grandi et que je suis devenu un sale bourgeois un adulte responsable qui sait ce qu'est la vie et la mort, surtout la mort, ben les fabulettes je ne les trouve pas si innocentes que ça, voyez. Faites un tour sur wikipédia, et vous saurez pourquoi. Pour s'en convaincre, examinons si vous le voulez bien la chanson suivante, appelée sans doute à devenir un monument de la chanson contemporaine française, Lulu le ver luisant :

C'est Lulu le ver luisant
Qui juge assez déplaisant
De se trouver sans lumière
Au milieu de la clairière
Car dès que tombe la nuit
Ce n'est pas lui qui luit

Bon, donc c'est l'histoire d'un ver luisant qui s'appelle Lulu, déjà c'est pas courant comme nom Lulu pour un ver luisant, c'est plutôt le surnom du tonton libidineux qui montre une fausse bite lumineuse en plastique à la fin du mariage. En plus Lulu ne luit pas du tout, bonjour le ver luisant, en gros Lulu n'est pas une lumière. On le voit venir, Lulu est un gros couillon pas très fin, incapable de se repérer sans GPS dans la nuit vu qu'il sait pas luire. C'est vrai que c'est hyper-valorisant comme héros pour les petits garçons, ils vont vachement bien s'identifier. Nân mais atta, atta, la voilà la vraie héroïne de la chanson.

Ce n'est pas lui qui luit
Il attend son amoureuse
C'est elle qui est lumineuse
Elle est vraiment très charmante
C'est sa belle ver luisante
Et d'une voix suppliante
Lulu lui chante

Aaaah ouais d'accord, c'est son amoureuse qui est une lumière, on comprends tout, Lulu a le QI d'un papillon de nuit qui a vu une lampe électrique tandis que sa copine c'est carrément Angelina Jolie. Ca commence bien cette histoire, y'a pas du tout de parti-pris, notez bien. Le Lulu, non seulement il s'est planté dans la route pour venir, perdu dans le noir vu qu'il avait pas changé les ampoules des phares, mais en plus c'est un boulet qui supplie sa copine qui l'attend tranquillos, pas perdue, elle, puisqu'elle a pas bougé son cul.

Charlotte, Allume ta loupiote
Quand j'te vois qui clignote
Moi je capote Charlotte
Si j'vois pas ta loupiote
En rond je tournicote
Faut qu'tu m'pilotes

Aaaaaaaaahhhh ouais, d'accooooord. Scusez. Comment qu'elle l'a bougé, en fait. Je connaissais pas ce coté gangsta-rap d'Anne Sylvestre, voyez. Move your money-maker et tout ça. Nân mais vous le voyez ce gros naze de Lulu avec ses chaînasses en or, en train de chanter d'une voix grave Come on Charlotte, move your ass, yeah, quand tu clignotes j'enfile ma capote ? Rhôôôô. Mais y'avait pas de Parental Advisory sur la pochette du disque en plus. Et puis elle cherche un peu la Charlotte, elle fait la con avec sa lampe-torche pour que le pauvre Lulu se perde encore plus, lui il est pas si macho que ça, hein, vu qu'il reconnait que c'est elle qui doit piloter en s'occupant du GPS, mais elle macache. Ou alors la métaphore est encore plus scabreuse, et elle lui fait le coup de la danse des sept voiles et c'est pas sa loupiote qui se dérobe. Ah la vache, Lulu y va nous pêter une durite, je vous le dis.

Mais Lulu le ver luisant
Ce n'est pas très amusant
Dès qu'il retrouve sa belle
Il ronchonne et il grommelle
Car au fond ce qui l'ennuie
C'est qu'c'est pas lui qui luit
C'est qu'c'est pas lui qui luit
Il voudrait qu'son amoureuse
La mette un peu en veilleuse
Mais la belle ver luisante
Aime qu'on la complimente
Et d'une voix menaçante, Lulu lui chante

Tu m'étonnes qu'il râle sec le Lulu, non seulement sa greluche l'enduit avec de l'erreur en lui faisant des faux signes avec une lampe torche genre naufrageurs de la côte, mais en plus elle aime qu'on la complimente, ah ça me semble clair, elle se laisse faire du rentre-dedans par des gros connards de papillons de nuit bodybuildés alors que lui personne ne le drague quand ils vont à la Tchounga, vu qu'il ne luit pas rapport à son phare cassé. Non mais la vie elle est trop dure pour ce pauvre Lulu, quand même.

Charlotte, Baisse un peu ta loupiote
Si j'te vois qui gigote
Je te calotte Charlotte
On voit trop ta loupiote
Mais qu'est-ce que tu mijotes
Espèce d'idiote

Ah ben ça devait arriver, hein, le Lulu dérape complètement, avec l'autre qui se trémousse sur la piste de danse et tout ça, serrée de près pas un sphinx, forcément il pète les plombs. Mais c'est un gros macho, alors au lieu de se casser, il met une avoinée à la Charlotte. Ben ouais. C'est triste comme histoire, c'est sordide. Il l'insulte, la tabasse et juste après se mange un gros pain d'un des videurs de la Tchounga. Il termine avec le pif cassé sur la parking de la boite de nuit, sympa, tandis que la Charlotte est en train d'allumer toute la boite de nuit. Bon OK, Lulu c'est un gros macho, mais la Charlotte quand même, elle est pas blanche blanche dans cette histoire, non ? En tout cas c'est pas elle qui se retrouve avec la chemise pleine de sang en train de vomir sur la capot de la bagnole, qui en plus a un phare cassé.

Quand Lulu le ver luisant
Après un tour dans les champs
Vient retrouver sa famille
Il n'y a plus rien qui brille
Il est perdu dans la nuit
Ce n'est pas lui qui luit
Ce n'est pas lui qui luit

Evidemment, le Lulu bourré et défiguré s'est perdu dans les champs pasqu'il a voulu rentrer à pied, sympa, maintenant il a de la boue plein son falzar, et puis c'est pas malin vu que la Tchounga est au milieu de nulle part dans les champs de betteraves. En plus il pleut. Ca va, c'est bon hein, c'est pas la peine de l'accabler le pauvre Lulu, il a déjà suffisamment morflé, on a bien compris qu'il était pas malin malin, c'est pas la peine de répéter que c'est pas lui qui luit, quoi. Quelle chierie, c'est vraiment pas sa soirée, au Lulu.

Il cherche dans les parages
Sa piste d'atterrissage
Mais la belle ver luisante
Fatiguée qu'on la tourmente
N'écoute plus la méchante Lulu qui chante Charlotte
Je cherche ta loupiote
J'ai les yeux qui picotent
Et je grelotte Charlotte
A éteint sa loupiote
Plus rien ne l'asticote
Elle tricote


Evidemment, l'autre innocente de Charlotte, elle en a plus rien à foutre du Lulu, maintenant qu'elle a trouve son sphinx de sibérie, alors elle s'en tape et elle efface direct les textos que lui envoie ce pauvre Lulu. Le Lulu dans son champ de betteraves il ne voit plus une seule lumière pour s'en sortir, non mais quel con d'être parti à pied, mais bon c'est Charlotte qui avait gardé les clés, aussi. Franchement se faire jeter comme ça, c'est vraiment pas cool. Il grelotte le pauvre, pendant que la Charlotte se fait offrir des visons par son nouveau mec qui est architecte à New-York (on se demande ce qu'il fout à la Tchounga, mais bon). En tout cas il a touché le gros lot, lui, pasque la Charlotte, son rêve dans la vie c'est de tricoter, super. On avait commencé dans le féminisme, mais ça se termine nettement plus mal, je trouve. C'est carrément du Gansta-rap nazos.

Hé ? Mais attendez. J'avais mal lu ? la méchante Lulu qui chante ? C'est un travesti le Lulu ?
Ah mais ça change tout. C'est plus une chanson, c'est une histoire à tiroirs. Si ça se trouve Lulu et Charlotte sont la même personne, et cette chanson nous raconte les aventures d'un schizophrène qui se tripote la lampe-torche.
Elle est forte, quand même, Anne Sylvestre.

lundi 24 mars 2008

Pompes (pas) funèbres

Faut croire que le Sigmund quand même, mine de rien, ben il a réussi à échapper à toutes mes tentatives de suffocation par blédine, d'empoisonnement par mytosil ou de strangulation par couche pour réussir à grandir jusqu'à l'âge canonique de dix mois. Et que l'âge aidant, ce petit fourbe de bébé ait réussi à atteindre la première étape qui mène au statut d'Etre humain : la verticalité. Ouais, bon, il a encore beaucoup de chemin à faire pour devenir un véritable être humain, hein, vu qu'il faut encore qu'il acquière la marche, l'art de la parole, la capacité à rire et une carte du Pink Lady Paradise. Ah oui, et aussi qu'il arrive à choper le petit caillou dans ma main à me mettre une branlée à Kick & fight avec Sweetie Pie comme perso pour battre mon Annihilator Mike customisé. Mais bref. Donc le petit monstre se tient debout, presque tout seul, faut juste qu'il y ait une chaise, un parc ou un couillon pour l'aider. Alors bon du coup, paraît qu'il faut lui mettre des pompes pour que ses petites chevilles tiennent le coup et pour l'aider à faire ses premiers pas.

Moi je veux bien, hein. Mais dans les temps préhistoriques, les couillons de bébés avec leur couche en peau de bison, ben ils en avaient pas des chaussures. Ils se mettaient debout en s'appuyant sur un rocher, sur une vertèbre d'ours ou sur Gaourg leur couillon de père, et hop ça y est regarde comme je marche. Dix minutes après, ils savaient durcir un épieu au feu pour les garçons ou ravauder des peaux de bêtes avec des tendons pour les filles. Les chaussures c'est venu bien plus tard dans l'histoire de l'humanité, quand Bhââta le chasseur émérite eut l'idée de glisser ses deux pieds fragiles dans deux vessies d'ours fraîchement récoltées avec des beaux lacets en nerf de castor. A cette occasion, il se rendit compte que non seulement il pouvait marcher avec beaucoup plus de facilités, mais qu'en plus l'odeur de l'urine d'ours écartait les tigres à dent de sabre. Et en plus, pour une fois, comme il te l'avait niqué ce con de Rahan qu'avait pas trouvé le coup des chaussures, crevure blonde va. Deux jours après, Rahan inventait le coup d'attacher les lacets ensemble pendant une chasse au rhinocéros.

Mais bref. Des chaussures pour les mouflets pendant les âges farouches ben y'en avait pas trop. Non. Ni pendant l'antiquité, ni pendant le moyen-âge, ni pendant la renaissance. Zobi les chaussures du 19. En fait, c'est venu avec l'ère industrielle, quand on a commencé à réaliser que les pieds des enfants étaient vraiment trop sensibles, qu'ils n'arrêtaient pas de se blesser et que donc le rendement baissait dans la mine de charbon. Et donc Enrico-Donatien Batta inventa la chaussure pour moutard (il se trouve qu'il descendait en ligne directe de Bhââta, dit Courage-ardent, dit Chasseur d'ours, dit Pue-l'urine, dit Paillasson-à-rhinocéros). Avec la chaussure pour moutard vint une invention immédiatement concomitante appelé arnaque totale de ces pigeons de parents, arnaque qui a perduré jusqu'à nos jours et qui permet à une vendeuse plus mielleuse qu'une ruche à la fin de l'été de te fourguer pour trois cent boules une paire de chaussures miniatures qu'au début tu crois que c'est pour suspendre à ton rétroviseur, mais non.

Donc les grolles pour mioche, c'est l'arnaque totale. Le seul point positif, c'est que quand tu les enfiles à Sigmund, il tire une tronche genre tu viens de lui paralyser les pieds jamais de sa vie il pourra plus en faire quoi que ce soit. Genre c'est le premier bébé à avoir des chaussures. Alors que même Grüüg, le fils de Bhââta, ben il s'était mis à marcher tout de suite avec ses deux petites vessies de hamster (géant, le hamster). Du coup, on le laisse se débrouiller avec ses pieds paralysés, il cherche à les bouger, on dirait la créature de Frankenstein qui arrive pas à se coordonner. Mais en plus petit, comme créature, évidemment. Et sans les boulons, là, plantés dans les tempes. Mais avec les cicatrices, au bout de trois chutes. On se marre bien. Un peu jaune à cause du prix des tatannes, mais bon.
En tout cas ça met de l'ambiance pas funèbre du tout : c'est bien pour des pompes, non ?

samedi 22 mars 2008

Veni, vedi, wifi

Ah ah ah ! Me voilà de retour, ayant vaincu l'hydre de la fribosque et la malédiction du point Kiala. Nân pasque mon point Kiala à moi, c'était un magasin pour bébés, comme quoi y'a aucun hasard dans la vie, aucun hasard. J'suis rentré l'air de rien genre pour acheter du mytosil et j'ai taxé la fribosque, j'ai couru, je l'ai rebranchée et miracle de la technologie moderne qu'elle est formidable, j'ai pu me connecter à la maison dans les conditions qui me sont nécessaires pour arriver à écrire ces inénarrables (de lapin) billets, à savoir mes pantoufles préférées, un verre de vouiski et un sale moutard qui chouine, ça me motive.

Enfin bon, ça a pas été aussi rapide que ça, quand même, vu le bordel que j'avais mis dans la configuration du réseau de la maison en essayant de trucs pour faire remarcher l'ancienne fribosque, la putain de sa mère celle-là, qu'elle rôtisse en enfer. Mais bon, à force de tâtonner d'une main et de calmer le monstre de l'autre, j'ai fini par vaincre le Charybde du firewall et le Scylla du wifi, j'te le dis, Veni, Vidi, Wifi. Jules César doit se retourner dans sa tombe, avec cette pauvre astuce, mais quand même moins que le truc avec Alain Delon, espère.

Bon, où que j'en étais déjà ?

Huum.

Moui.

Je vois.

Y'a du mou dans le damier. Forcément. Je vas rattraper tout ça.
A partir de demain je publie dans le futur des billets et dans le passé des photos relatives aux billets. Chouette idée, hein ?
Comment ça vous avez rien compris ?
N'allez voir, c'est fastoche. C'est surtout pour ceux qui liront après que ça va être coton.
Allez, demain on parle de pompes mêmes pas funèbres.

jeudi 20 mars 2008

Pompes (pas) funèbres

Vu sous cet angle, on dirait bien que nous avons engendré un clown :



pas triste.

mardi 18 mars 2008

Histoire de lucioles

Anne Sylvestre Gangsta-rap ?



Attendez voir...

dimanche 16 mars 2008

Dents du malheur

Les dents de la mère (et du père) ne sont rien...



...par rapport aux dents du malheur.

vendredi 14 mars 2008

Nature, nature

Un Sigmund plongé dans un milieu boueux et hostile...



... laisse ses parents s'emmouscailler pour lui.

mercredi 12 mars 2008

Flash dense

La lumière des flashs est trop...



forte pour ce héritier d'une dynastie roumaine.

lundi 10 mars 2008

Coupés du monde

Nân mais je suis vraiment trop naïf, c'est pas possible de se faire enfumer comme ça, je suis vraiment le couillon de service des fois. J'ai beau être prévenu, reprévenu, habitué, warningué par maintenant neuf mois passés d'expérience in-vivo particulièrement relou, je suis encore capable de me faire enfiler comme la première japonaise venue égarée dans un rade de la place Clichy. Comme quoi j'ai bon fond, quand même, tout bon, tout con, c'est pas malin de s'ériger en étendard de la lutte anti-bébés si c'est pour se faire truander comme ça sur un piège que même un débutant de la FBI aurait vu à trois mille kilomètres (la FBI c'est la Fédération anti-Bébés Internationale, un truc secret que je suis affilié, mais j'ai pas le droit d'en parler, c'est taupe-sicrète, enfin bref je trouvais la carte de membre trop chouette avec les dorures et tout ça). En tout cas je vais peut-être me faire virer, hein, chais pas, je vous laisse juge pour voir si vous auriez évité le piège, vous qui faites votre malin derrière votre clavier en gnoufant que le papa de Sigmund, c'est vraiment trop un looser de l'élevage de bébés.

Donc mettons que chez vous vous êtes zabonnés à l'ADSL avec une fribosque, ce qui est mon cas. C'est pareil si vous avez une huiteboxe ou une laïveuhboxe, l'important c'est d'être abonné à une truc qui t'amène internet à la maison sans faire le bruit d'une poignée de patates qui tombent dans de la friture en cuisant à 56K comme on avait y'a pas si longtemps que ça, rappelez-vous, fallait faire gaffe à pas dépasser le forfait sinon la connexion à gronibards.com te coutait la peau des genoux. Donc l'ADSL et tout ça que c'est bien pratique si tu es un gentil gars désoeuvré qui s'occupe comme il peut en, mettons, écrivant des counneries sur ton chiard nouveau-né et en matant gronibards.com deluxe version enhanced. Et comme en plus t'es le genre de gars à maîtriser parfaitement l'informatique et tout ces trucs plein de fils et de lumières, quand même faut pas déconner tu passes tous les jours dans la rue Montgallet, ben faut pas essayer de te la jouer sur le truandage, le piratage et les arnaques mettant en oeuvre du matériel infomatique, hein, hein. Sauf quand y'en a qu'ont de la fourbitude tellement à revendre que tu te la fais mettre jusqu'à l'occiput, la fourbitude.

Alors tu reçois un courrier en provenance de ton fournisseur d'accès, tu te dis merde ça y est je le suis fait gauler en train de télécharger une version piratée de Némo et les sept nains, je vais me faire suspendre mon accès ADSL tout ça. Et puis non, c'est juste pour t'annoncer qu'on va te remplacer gratuitement ta fribosque version vieux looser d'abonné ancien en fribosque version jeune loup de l'informatique, king du réseau et master des films cochons. Déjà, je trouve que si vous avez pas tiqué sur le gratuitement c'est que vous allez vous faire enfler comme moi, mais bon. L'autre truc bizarre, c'est que le courrier présente une syntaxe extrêmement approximative, pleine d'onomatopées genre la nouvelle fribosque elle est arrreuh bien, et elle est mise à votre dispositiouinnhh gratuitement. Là vous devez vous méfier, non ? Moi pas, j'étais trop content de plus être un looser de l'informatique. Alors j'attendais ma nouvelle fribosque avec les tressaillements de joie du bébé affamé apercevant un petit suisse à l'abricot (genre avec les bras qui battent sur les cotés, par exemple au hasard).

Deuxième indice sur la looserie totale qui se profile, ta nouvelle fribosque que t'as récupérée du gardien gentil qui persiste à croire que Sigmund c'est une fille et qui demande toujours comment qu'elle va ?, ben ta fribosque elle est emballée dans un carton qui sent légèrement le mytosil, si c'est pas un indice grave et concordant, ça, mais bon tu vois rien, toi, trop couillon vraiment tu déballes tout ça et roule ma poule pour les branchements que c'est pas trop compliqué, juste il faut pas se tromper entre les fils et forcer comme un bourrin.
Et là, nibe.
Plus d'Hadessèle, plus d'internet.
Coupés du monde.
Le grand complot international des bébés a encore frappé. Ah ça, c'est clair. Je commençais à gêner, à trop vouloir révéler le dessous des cartes, à trop ruer dans les brancards de la poussette, à couiner mes « A bas les bébés » à tous ceux qu voulaient bien me lire. « On » a cherché à me faire taire, « on » a cherché à me réduire au silence ! « On » mesure soixante-dix centimètres de haut, mais « On » a des accointances et un pouvoir de nuisance jusque chez les fournisseurs d'accès internet. Et paf, je me suis fait refiler un fribosque frelatée, si ça se trouve y'a même pas d'électronique à l'intérieur, juste un papier avec marqué "Qui c'est quiqui à l'air d'un con, maintenant ?"
C'est mon damier qui va en prendre un coup.

samedi 8 mars 2008

La complainte du pauvre prisonnier

Je suis un pauvre prisonnier, abandonné, abandonné...



je suis un pauvre prisonnier que tous ont oublié.

jeudi 6 mars 2008

Struggle again

Même pour un simple body, parfois :



la lutte est homérique.

mardi 4 mars 2008

Tics en vrac

C'est pas tout ça, hein, mais Sainte-Angel-du-Mytosil m'a embringué dans une chaine de blougs que si tu te débrouilles bien à la fin ton compte est positif de cinq mille euros ou alors je sais plus c'est un truc genre une chaine de la chance si tu le fais pas la scoumoune va s'abattre sur ton bébé et il va faire une gastro dans ta penderie ou quelque chose de gorissime comme ça.

Normalement, là, faut rappeler le règlement de la chaine, alors c'est simple voilà :
1- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué...ok c'est fait
2- Mettre le règlement du tag sur le blog...quesse tu crois que je suis en train de faire hé patate.
3- Mentionner 6 habitudes ou tics sans importance sur vous même, ouais d'accord mais avant ou après la naissance de Sigmund ? Pasque ça change tout, hein ?
3bis- Envoyer un chèque de 30 euros au Papa de Sigmund pour qu'il puisse financer un billet vers le Guatémala.
4- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en indiquant les liens de leurs blogs...bon ok on verra à la fin, hein.
5- Avertir directement les personnes taguées sur leur blog... moui ça va j'ai compris je suis pas sourd des oreilles.

Alors mes six habitudes d'avant :
1-Je me sers un petit whisky bien tassé, ou bien un cocktail, quand je m'écroule sur le divan après une journée difficile.
2-Avant d'éteindre l'ordin, je joue cinq minutes à de vieux jeux genre Virtual Fighter où tu peux latter tes ennemis avec des low-kick balayette.
3-Quand j'ai pas envie de cuisiner, je ressors manger dans un des vingt restaurants variés autour de la maison.
4-J'aime bien mettre le réveil quand j'ai pas à me lever.
5-Des fois je joue de la guitare dans le noir, genre un blues dans le silence de la résidence endormie.
6-Tous les dimanches soirs, je repasse cinq chemises pour la semaine de boulot.

Et six habitudes d'après :
1-J'ai arrêté les cocktails, tout a toujours goût à Mytosil.
2-Quand la Maman de Sigmund ne regarde pas, j'achève le bébé d'un coup de latte genre low-kick balayette.
3-Quand j'ai pas envie de cuisiner, je suis obligé de me taper un demi-verre de lait 2ème age et un petit pot banane-épinards.
4-Je me lève quatre fois par nuit sans réveil.
5-Des fois je me lève la nuit pour chantonner une fabulette d'Anne Sylvestre en sanglotant (par exemple Léo l'escargot).
6-Tous les dimanches soirs, je repasse sept chemises pour la semaine de boulot (dont deux de rechange).


Alors bon maintenant vous tremblez, hein, ah ah c'est moi qui rigole. Je passe la chaine du malheur gastro-entérique et des cinq milles euros réunis à :
- Ophise
- Mother-at-last
- Laure
- Aurélie
- Une buveuse de thé
- Aphykit

Sinon la scoumoune elle s'abat sur vous.

dimanche 2 mars 2008

Chronophage

Les bébés ce sont rien que de sales petits chronophages. Et des brocoliphages, aussi, mais c'est une autre histoire. Franchement, si t'as un planning surbooké genre homme d'affaires international de mes couilles, tu peux oublier le bébé, t'arriveras pas à le caser entre le vol pour Toronto ousque tu dois vendre des balayettes à chiottes électroniques et le vol 714 pour Sydney. Ou bien si tu es un astronaute par exemple, ben laisse tomber le bébé parce que t'auras pas le temps vu tout les trucs que t'as à faire comme apprendre à pas vomir dans l'essoreuse à salade géante ou bien les boutons rouges que tu as le droit de jouer avec. Il faut savoir -de préférence avant de se laisser piéger par une matrice sur pattes boostée par son horloge biologique- qu'un bébé n'est qu'une immense perte de temps. Le bébé, fourbe par nature, s'accapare ton temps avec autant d'aisance qu'il te chourre la télécommande pour zapper sur la Une alors que tu es en train de mater les pêcheuses de perles sur Thalassa. Le bébé en a rien à foutre que tu aie autre chose à faire, vu que lui n'a rien à faire d'autre que te pourrir la vie en bavant. Et toi, tu pleures avec tes yeux le temps béni où tu avais la maîtrise de plus de dix minutes consécutives de ton emploi du temps.

Prenons par exemple un jeune père moderne au hasard. Complètement au hasard, plutôt du genre conciliant, bonne pâte, serviable et qui sent à peine le formol. Et bien c'est scientifiquement prouvé par des études réalisées par la Nasa (qui au passage ferait mieux de s'occuper à mieux protéger les gros boutons rouges, sinon il suffit d'un astronaute dont l'attention est détournée par son bébé qui lui demande un biberon au moment du décollage, le temps de dire "Tu peux t'en occuper chérie" et hop le moment d'inattention, boum la fusée, bravo c'est malin), mais un jeune père passe environ 98 % de son temps libre à s'occuper de son sale moutard, les 2% qui restent il se réfugie dans les chiottes en ricanant nerveusement pour lire au choix Moto-magazine, Informatique-Magazine ou Cercueil-Magazine. En devenant père, ce jeune inconscient à mis le doigt dans un engrenage parfaitement huilé au mytosil qui le mènera doucement vers les pires moments de son existence, notamment la diarrhée mutine de trois heures du matin qui attaque le sol comme la bave d'Alien rongeait les coursives du Nostromo. En devenant père, ce jeune homme prometteur abdiquera aussi toute velléité d'avoir du temps à soi, sans avoir jamais signé quoi que ce soit, ce qui est totalement illégal.

Alors qu'avant par exemple il aurait fait des tas de trucs cools : genre grandes parties de jeux vidéos avec des potes jusqu'au bout de la nuit pour faire souffler un vent de folie avec les ventilateurs de son unité centrale de hardcore gamer. Ou bien il aurait fait des tas d'activités sportives rigolotes mais là tout de suite j'ai pas d'exemple pasque le sport c'est nul. Ou bien aussi il aurait cultivé du taboulé sur son balcon ou que sais-je encore. Des trucs rigolos, quoi, des trucs funs que tu sais même pas que ça existe avant mais que tu regrettes de n'avoir pas fait, après. Peut-être même que ce serait devenu quelqu'un d'important, va savoir, à force d'écrire des counneries dans des magazines hyper-hypes ce serait peut-être devenu le nouvel écrivain du siècle, enfin bon bref le nouvel écrivain de counneries du siècle au moins, ou alors c'est les jeux vidéos ce serait devenu le nouveau joueur du millénaire à Ray-man contre les lapins crétins, ou bien encore la plus grosse fortune du monde dans le taboulé. Une pointure, quoi, un crack, pas un gros naze qui parle sans arrêt des diarrhées de son fils. Va savoir. Et on le saura jamais à cause de ce gros fourbe de bébé.

C'est comme au boulot, hein sa vie sociale et son avancement sont réduits à zéro, vu que ce jeune père passe son temps de pause à écrire des nouvelles counneries dans un bloug qui parle encore et encore du petit boulet, c'est dingue. Au lieu d'aller manger avec le nouveau directeur général, celui qui pourrait filer un petit coup de pouce pour booster cette carrière en déliquescence comme le foie d'un macchabée trop avancé. Au lieu d'intriguer dans les allées silencieuses du pouvoir, et de chercher à placer ce tout nouveau modèle de cercueil avec lecteur mp3 intégré et accès Internet qui permet de donner des nouvelles à vos amis même dans la tombe ("Kikoo lol, tu sé ke jé u 1 aksidan ?"). Pasque dans le monde du funéraire, c'est comme dans n'importe quelle entreprise, faut creuser son trou. Si on t'oublies, t'es vite mort. Un faux-pas et c'est le placard. Pire, si tu t'enterres dans ton bureau pour écrire des blougueries, personne ne pense à toi quand vient le temps de la distribution des bonus faramineux. Et t'as beau être le premier dans plusieurs catégories genre vente de sapin désodorisant pour cercueil, et ben tu l'as quand même dans le baba, et bien plus profond qu'une tombe de fosse commune.

Et donc forcément quand tu sacrifies tout ça pour un sale petit poulpe qui te le rend au milluple en imprécations, cris, pleurs, vomis, diarrhée, hurlements, pets, rots, coups, griffures, clameurs, morsures, chouinements, merdouille, jet de pisse, hoquets, et par dessus tout dédain, et ben ça lasse.
Forcément ça lasse.