mardi 26 février 2008

Interlude

Un Sigmund très relou...

dimanche 24 février 2008

Sigmund à Pondichéry

Y paraît que ce que mange la maman pendant le grossesse a une influence sur les goûts du bébé. Comme quoi par exemple si tu manges par exemple du fromage de chèvre pendant ta grossesse, ton fils il deviendra légionnaire aimera les salades avec du chèvre chaud, bien que ça pue comme les sept cercles de l'enfer ou comme la couche à Sigmund après un bonne diarrhée de brocolis. Ou alors genre tu manges de la tête de veau, et ben ton rejeton il t'en réclamera pour mettre dans son biberon des la maternité (si tu allaites, bon courage pour te beurrer les mamelles avec la gélatine). Moi je crois que c'est des conneries, hein, par exemple je suis né dans le Sud et j'aime pas l'agneau grillé, si c'est pas une preuve ça, bon. C'est pas que ça nous déplairait, hein, à mon amour-omnivore et à moi, d'avoir un Sigmund qui goute à tout, mais quand même faut pas déconner, y'a des trucs viets je sais même pas comment c'est possible (genre la mortadelle avec le cartilage dedans, là, en plus ça s'appelle du Zo-bi, franchement voir sa belle-mère fraichement présentée vous demander si vous aimez le zobi, ça vous scie n'importe quel futur gendre). Hum. Bref.

Pasque ce week-end (je vous refais pas l'explication du damier, hein, vous avez vu que je publie systématiquement en retard d'une journée, c'est pas grave, et puis ça vous donne l'impression d'être en avance sur votre temps, non, ça vaut le coup), on est allé dans un restaurant indien qu'il est trop chouette, mon amour-pas-touche-à-mon-nan et moi. On avait besoin d'acheter deux trois trucs qu'on trouve pratiquement qu'à la Chapelle pour style faire de la cuisine indienne à la maison, channa dhal et compagnie. Ah vouaye, pour ceusses qui se demandent c'est quoi la Chapelle, c'est le quartier indien à Paris. Pour ceusses que se demande ce qu'est Paris, c'est là qu'il y a la salon de l'agriculture. Et le salon de l'agriculture, c'est là qu'il y a un gars sympa en gabardine claire à qui j'aimerais bien serrer la main pour avoir fièrement rabroué un petit agité qui poussait tout le monde. Mais passons. De la cuisine indienne donc. A la Chapelle, c'est rigolo, surtout quand il y a la procession de Ganesh pour qui on pète les noix de coco (c'est le 31 août cette année). Mais je m'égare (du Nord, dans le coin).

A la Chapelle, il y a aussi un petit restaurant où l'on mange des crêpes de riz indiennes, des dosaïs, et des idlis (des trucs en riz à la vapeur), ce qui est plutôt rare ailleurs. Accessoirement, mon amour-enleve-ta-fourchette-de-mon-korma et moi y avons choisi le véritable prénom de Sigmund, ce qui ne fut pas de la tarte au quetsches du nan fromage, vu qu'on était d'accord sur pleins de prénoms, mais chacun de son coté. On a failli l'appeler Lassi Mangue finalement, mais mon amour-il-est-bon-ton-byriani préférait Lassi Rose. Autant vous dire que c'était juste. A cette occasion, on s'était promis de revenir tester les effets des épices indiennes, vérifier si les mètres cubes de plats épicés qu'on s'étaient enfilés allaient influencer le goût de Sigmund pour les dhals ravageurs, les pickles arrache-gueule et les piments farceurs en général. Faut dire qu'on se laisse généralement aller dans ces cas-là à de légères orgies genre reprendre un troisième dosa en dessert, en plus du kulfi que la vie de ma mère j'en ai jamais mangé d'aussi bon (pour ceusses... le kulfi c'est une glace de lait concentré sucré, à la pistache et à la cardamome, c'est comment dire crô crô bon).

Et ben que dalle. Sigmund a refusé de goûter au Dosa Pondichéry, la spécialité de la maison, avec la délicieuse sauce à la noix de coco qui te guérit instantanément des caries (elles partent en courant et en piaillant tellement c'est fort), il a refusé le dhal bien chaud et la sauce korma que la patron nous avait amené pour nous calmer le palais malmené. Foin des samossas, des bhajis, des pakoras et des vadaïs qu'on avait commandé en nombre. Quel petit couillon, quand même. Il n'a même pas gouté à mon Lassi mangue, ni au Lassi Rose de sa mère. C'était bien la peine qu'on fasse tous ces efforts. Et quand au kulfi, il s'était déjà endormi. C'est pas possible que ça soye mon fils. Et en plus si ça se trouve il aime le zobi.
On avait amené des brocolis, quand même, pour le nourrir en cas d'échec de la cuisine indienne. Il n'en a pas pas voulu non plus, et après il a vomi.
Je crois que la gastro est de retour.

vendredi 22 février 2008

Aérodynamisme

A l'instar de son père, Sigmund développe souvent d'intéressantes coiffures :



Toutes sont extrêmement aérodynamiques.

mercredi 20 février 2008

Leave and let die

Comment qu'on fait pour abandonner son bébé, hein ? Non, mais franchement je pose la question, pasqu'avec toutes ses giries depuis maintenant neuf mois, on a toujours pas réussi à le faire, mon amour-à-bidon-vacant et méziguche. C'est pas vraiment les modalités pratiques qui nous empêchent, hein, pasque bon c'est assez fastoche, faut pas déconner y'a plein de structures pour ça, rien de plus simple à organiser. En deux temps trois mouvements (c'est con comme expression, d'ailleurs, deux-temps je vois bien, ça doit être pasque il y a un mobylette, mais trois mouvements c'est pasque que c'est une symphonie, ça existe ça, des symphonies qui parlent de mobylettes ?) donc je disais en deux temps (Mêêm mêêêêêêêm) trois mouvements (Pom Pom Pom Pom), le minot on te le bazarde. Nân, c'est plutôt la force morale qui nous fait défaut, genre on parle, on parle, et que je te cause et que je t'envisage, mais macache bernique y'a jamais de passage à l'acte.

Hein ? Quoi ? Quoi que vous dites ? Ah noooonn, pas abandonner complètement, qu'est-ce que vous aller chercher. On peut plus s'en débarrasser maintenant, c'est pas qu'on y tienne sentimentalement mais avec tout l'argent qu'on a investi dedans, on a intérêt à le garder pour toucher les 10% parentaux de son salaire plus tard. C'est de l'investissement à long terme, quoi. Hein ? C'est quoi cette histoire de 10% ? Vous le faites exprès ou quoi ? Je parle des 10% que les enfants sont obligés de verser à leurs parents sur chaque gain. Le truc légal quoi. Hein ? Quoi ? Ca existe pas ? Attendez j'appelle mes parents, ça va saigner. Pouf pouf. Donc c'est pas qu'on veut s'en débarrasser complètement, mais juste pour une soirée ou pour quelques jours, quoi histoire de faire un prison baby break. Ouais, ouais, je sais, vous foutez pas de nous mais depuis sa naissance on l'a pas encore laissé plus de deux heures d'affilée sauf la fois où on l'avait abandonné aux vampires de la prise de sang pour aller acheter de l'ail, du whisky béni et des crucifix (pfiouuu, hyper-dur à trouver les crucifix de nos jours, j'ai été obligé d'en voler dans une église).

Par exemple l'autre jour j'ai croisé nos voisins qui ont eu leur petite Annabelle-Cunégonde en même temps que nous. Enfin qu'on avait Sigmund, nous, pas Annabelle-Cunégonde, merci bien, déjà un bébé c'est relou, mais un bébé-fille ça doit être encore plus relou, genre attends je mets de la crème hydratante avant que tu mettes ma couche ou bien fais gaffe avec ta cuillère de purée de brocolis tu racles tout mon gloss, couillon. Donc Annabelle-Cunégonde, qui a le même âge que Sigmund, à quelques jours près, et potentiellement le même développement affectif et intellectuel, ben ses parents n'hésitent pas à la laisser pour partir faire des fiestas à tout casser. Quand je les ai croisés, il partaient à Venise pour quatre jours, pépouzes, tandis que derrière la porte de leur appartement on entendait Annabelle-Cunégonde supplier qu'on ne la laisse pas. Mais eux partaient sans jeter de coup d'oeil en arrière, de peur sans doute d'être transformés en statues de mytosil. En tout cas, il se cassaient à Venise. En même temps, je sais, Venise c'est peu nazebroque comme destination, franchement avoir le mal de mer sur des gondoles humides dans les odeurs de vase croupie, ça va bien cinq minutes.

Mais bon quand même. A part un ou deux petits restos, on ne le lâche pas le Sigmund. Doit y avoir une méthode pour se le décoller en toute confiance quand même. Dommage que la nounou fasse pas une version pension complète, à la semaine ou au mois, pasque maintenant c'est vrai qu'on a confiance, vu que c'est elle qui le fait le principal de son éducation. Chais pas moi, y'a peut-être une règle pour lâcher les bébés, un âge prescrit pour la faculté, chuis sûr qu'on est hyper en retard et vous allez m'assaisonnez dans les commentaires comme quoi c'est trop la honte. Mais bon. Peut-être c'est qu'on est trop accros aux fourberies du bambin. Ou peut-être qu'on s'y prend mal. Va savoir.
En tout cas si ça continue il faudra que ça cesse. On peut peut-être le donner à une oeuvre humanitaire. Ou à un laboratoire...

lundi 18 février 2008

Micro geek

Non mais ça va pas la tête ce bébé, il est dingue ou quoi ? Déjà que bon c'est limite limite le nourrisson relou qui se tape des gastro et des bronchiolites pour faire marner ses parents, en plus d'être fourbe au naturel et au galop dans la vie de tous les jours, voilà-t-y pas qu'il nous invente des nouvelles astuces de reloutitude tous les jours. Comme si son quotidien ne suffisait pas, heureusement c'est la nounou qui assure, quelle sainte celle-là, franchement je sais pas comment elle fait, elle doit avoir une prise de Mr Spock, là, c'est pas possible autrement, les mômes elle doit les aligner et plouf un coup de saton dans la carotide et ils dorment pour la journée, je vois que ça sinon elle devient folle. J'aimerais bien qu'elle m'apprenne, pasque bon ça va comme ça le bébé qui crie lorsqu'il est malade (à la salade) et qui crie lorsqu'il est guéri (au céleri). Et en plus qui trouve de nouveaux moyens de nous faire des fourberies, le petit Scapin miniature.

Vous savez que les bébés sont particulièrement attirés par les télécommandes et les téléphones, c'est assez commun. Personne ne sait pourquoi, d'ailleurs. Au début je pensais que c'était pour passer des coups de fil en douce à sa base du complot mondial des bébés, mais non, j'ai bien regardé, il ne parle pas dans le téléphone, même doucement doucement, il ne fait que baver dessus. Pareil pour les télécommandes, ça serait peut-être pour envoyer des signaux en changeant de chaîne sur un rythme prédéfini mais non, c'est juste pour faire tartir son monde. Les trucs oblongs avec des boutons, c'est leur grand truc aux bébés. Ah mais tant que j'y pense, c'est peut-être réservé aux petits garçons, cette louche attirance, déjà occupés à se caresser la télécommande comme leurs papas. Hum, bref. Donc le Sigmund n'échappe pas à la règle, dès qu'on répond au téléphone il se jette sur nous toutes dents dehors, des fois le gars qui essaye de nous placer une nouvelle cuisine il n'entend que des mâchonnements pendant trois minutes et des cris de protestations outrés des parents qui essayent de récupérer leur combiné.

Des fois aussi, on regarde dans la même heure cent trente huit émissions de télé différentes, c'est assez fun, passer du journal au feuilleton relou, là, en se tapant au passage dix-huit talk-show insupportables, quarante écrans vides, soixante-cinq écrans de pub, douze chaines de clips pleins de nanas à nichons et un reportage sur les éleveurs d'escargots nazis (sur Arte). C'est le zapping d'enfer qu'on essaie d'éviter. Mais bon, essayez donc de reprendre une télécommande gluante de bave à un avorton rétif et plein d'ongles, c'est encore moins facile que d'enseigner aux escargots à crier Heil Hitler en levant un seul pédoncule (mais comment veux-tu). A force, ben je me dis que le bébé Sigmund, ben c'est déjà un micro-geek en puissance si ça se trouve, peut-être à force de passer par la rue Montgallet ça lui a porté sur le système, il est contaminé par le virus de l'informatique, déjà technophile à la mord-moi la carte-mère à peine sorti du berceau, c'est-y pas croyab', hein ? Non ? Bon.

Tout était calme dans la maisonnée endormie. Le papa de Sigmund ronflait dans son lit. Sigmund ronflait dans son lit. Même la maman de Sigmund ronflait, mais c'est pasqu'on était super-fatigués à cause de la gastro-exorciste. A l'heure du crime qui portait bien son nom, un hululement démoniaque retentit dans le salon de la maison des Sigmund's, une sirène terrible, un bilibilibilibip hurlant qui jeta les parents de Sigmund hors du lit, pantelants, désorientés du point cardinal, à l'ouest, égarés du Sud, hagards du Nord. Hum, désolé. Sigmund esquissa un demi-sourire dans son sommeil. Mais que se passait-il ? Quelle terrible vilenie avait-il commis pour réveiller ainsi ses parents au plus profond de la nuit (oui je sais minuit c'est pas crô tard, mais après trois nuits entrecoupés de gerbilleries et autres diarrhéttes, c'est hyper tard d'abord) ?
Le sale avorton avait programmé notre super téléphone qu'on a, ousqu'il y a plein de fonctions rigolotes genre par exemple réveil, et l'avait activé pour le soir minuit en tripatouillant tous les boutons couverts de bave. Ce sale minus avait programmé un appareil ménager pour nous réveiller la nuit !

C'est pas de la fourbitude, ça ?

samedi 16 février 2008

Innocence

Les bébés, qui sont les plus fourbes des êtres, savent vous émouvoir en présentant toutes les apparences de l'innocence au réveil :



Surtout quand ils ont passé la nuit à vous vomir dessus.

jeudi 14 février 2008

Saint-Valentin

Les bons ingrédients d'une Saint-Valentin réussie sont les suivants : une amoureuse, un amoureux, une ambiance cosy, un dîner aux chandelles, de la poésie et un bébé avec une gastro-entérite.

Autant vous dire que ça a pas été de la tarte aux quetsches.

C'est pas pour dire, hein, vu que la Saint-Valentin on l'a jamais vraiment souhaitée, mais bon ça montre bien la fourbitude du personnage de se mettre à nous asperger de vomi fétide genre l'exorciste juste ce jour-là où on aurait pu se la jouer la famille Doucoeur s'installe dans la prairie. Pasque c'est sa première au petit macaque, de gastro. Alors bon nous forcément on se demandait ce qu'il avait ou quoi, et moi j'avais déjà commencé à chercher dans les pages jaunes l'adresse d'un bon exorciste de quartier, celui qui te fait sortir les démons par le trou de balle de ton chérubin tout en te racontant les derniers potins sur la femme du boulanger qu'est allée fourrer son nez dans les affaires du charcutier. Celui que tu peux tout lui dire, même que t'y crois pas aux démons. Celui que tu peux payer en tickets-restaurants ou en petits suisses périmés. Bref, un gars qui vient te rattraper un peu l'ambiance, quoi.

Pasque l'ambiance Saint-Valentin, merci bien, comment qu'on y est assis dessus, aïe c'est pointu. Avec l'autre moribond, là, qui voulait pas dormir et qui nous la jouait Dame au Camélia de la gerbe, c'était pas fastoche-fastoche de faire genre ambiance romantique à l'ombre propice. C'est plutôt genre met un peu plus de lumière je crois qu'il aussi gerbé sous les coussins du divan. Ah zut fais gaffe où tu t'assoies, je crois que... ah merde, apporte moi une autre serviette, il va encore... fais gaffe à la cuvette, bordel...mais tu vas mettre cette putain de lumière, ou quoi ? Ok, Ok, autant pour l'ambiance tamisée, j'ai bien compris qu'il fallait plutôt une ambiance éclairage de bloc chirurgical pour voir s'il y avait des petits bouts de pizza dans les coins restés sombres. Faut dire que questions prstations technicolor gastroentéritiques, le Sigmund s'est surpassé dans la poésie secrétionnesque.

Ah t'en voulais de la poésie de la Saint-Valentin ? Ah ben tiens, chope déjà celle-là. Celle-là, c'était du genre diarrhée fusante explosant par la bordure d'une couche trop vite mise pour cause de gerbi distracteur, je précise. Ah ouais, un vrai tourniquet d'arrosage le Sigmund, tournoyant sur lui-même en se vidant par les deux bouts. Et plus vite que ce qu'on pouvait colmater, évidemment. Faudrait inventer un (double) bouchon à bébés, ou un truc comme ça. Bon d'accord c'est pas sa faute, mais demain, quand on aura choppé le truc à notre tour, on ira pas en mettre partout, nous. Alors y'a pas de raison. Ou alors une toute petite, genre comme c'est la première fois, il a le droit d'être un peu étonné, comme quand le gerbi lui a giclé par les trous de nez. Là oui je reconnais, c'est pas facile à vivre, surtout quand c'est la première fois. Bon ok, on lui pardonne sur ce coup-là, pasque renvoyer un mélange lait / brocolis-navet-courgette / petit suisse à l'abricot par le nez je comprend que ça puisse perturber un peu l'équilibre psychique de n'importe qui, même d'une personne particulièrement fourbe et retorse. Faut dire que comme repas, des brocolis, hein, j'avais prévenu ousque ça risquait de nous mener.

D'ailleurs y'en avait pas dans le menu de Saint-Valentin qu'on a pas fait. Comment tu veux cuisiner l'esprit serein quand ta maison entière refoule du goulot l'odeur champêtre du petit suisse à demi-digéré ? Quand un misérable lardon geint de plus en plus doucement pour que tu t'approches et te balance à la fiole un nouveau demi-litre de caillé maison ? Hein ? Avoue que c'est dur de se concentrer sur des coquilles Saint-Jacques, faut être réaliste. Et c'est pas la peine d'allumer des chandelles, sauf pour une petite prière à Sainte-Marcelline-du-tsunami, la patronne des diarrhéiques. Non, là, vraiment, y'avait rien à faire. Rien.
Du bout du doigt, j'ai juste dessiné un coeur dans une des flaques de vomi qui maculaient notre salon en chantonnant une chanson d'amour qui parle d'oiseaux, de ciel bleu et de se pencher ensemble sur le berceau d'un nouveau-né. Comme quoi la Saint-Valentin, hein, si c'est pour finir par faire des bébés et ben c'est complètement pourri.

mardi 12 février 2008

Agrippin

On pourrait croire qu'il cherche à attraper un lange pour torcher son nez morveux :



Que nenni. Notre petit Agrippin cherche juste à chopper tout ce qui peut passer à sa portée.

dimanche 10 février 2008

Surprise (de sang)

Non mais c'est quoi cette histoire de prise de sang d'un bébé, hein ? C'est un complot international des vampires cachés pour soutirer le sang d'innocentes victimes bon quand même pas si innocentes que ça c'est Sigmund après tout ? Pasque combien de sang on peut retirer d'un bébé, je me le demande, c'est pas bien gros un bébé, on doit pas pouvoir se faire beaucoup plus que, genre un petit boudin antillais ou un kir sanguin. Ah ben bravo, le Sigmund réduit a faire l'apéritif pour des vampires mal organisés, c'est malin. Surtout avec tout le foin que ça a fait cette histoire de prélèvement, je te jure, le bordel pour remplir même pas un petit verre à cocktail, je comprend pas le truc. Alors qu'avec un bon gros rigolo comme le papa de Sigmund (oui je sais, je parle de moi à la troisième personne, c'est bizarre), ben là tu peux assurer une prise de sang conséquente genre apéro et boudin aux oignons pour tout le monde. Bon, c'est sang sans doute une question de qualité, vous me direz, n'importe quel vampire débutant sait qu'il vaut mieux le sang frais et léger d'un jeune bébé que le sang épais et pollué au whisky de son pochetron de père, n'empêche ce dernier petit Aberfeldy 12 ans, là, il a du laisser un bon petit goût. Brèfle.

Donc le Sigmund il avait rendez-vous pour se faire soutirer un peu de raisiné, enfin pas rendez-vous, d'ailleurs, juste on est allé comme des fleurs au laboratoire à coté de la maison ousqu'ils font des prises de sang en deux temps trois mouvements, oh regardez un vol de péniches, et hop t'as rien, ton bras est troué et t'as l'infirmière qui chantonne en essuyant son aiguille de quarante-cinq mètres de long. Mais bon, ça va vite, t'as presque pas mal sauf si tu es douillet de l'aiguille (cherchez pas, y'a pas de contrepèterie) et hop emballé c'est pesé. Quand on est arrivé, on a tout de suite vu que ça allait pas être de la tarte aux canneberges, y'avait plein de parents éplorés dans la salle d'attente en train de chialer et des cris innommables qui provenaient du couloir. Donc on inscrit le Sigmund sur la liste d'attente, tout ça, on perd un temps fou à expliquer à l'accueil que oui c'est Sigmund, mais non c'est pas Sigmund son vrai nom, c'est un peu compliqué, mais non son tichirte "I'm the real Sigmund" ne veut rien dire, et que même si son père arrête pas de lui répéter "Tu vas morfler, Sigmund", en fait non, il s'appelle Agato. Au bout d'un demi-heure d'explications, on nous envoie une infirmière qui appelle Agato, enfin Sigmund, enfin bref, c'est pour nous expliquer la marche à suivre.

Alors bon dans ce laboratoire, ils préfèrent que les parents n'accompagnent pas les enfants lors des prises de sang, comme quoi ça complique les choses, les parents des fois ils s'évanouissent tout ça. Ah les naïfs, moi je commence à râler que je me tape pas tout le bordel des couches remplies et des biberons vides depuis des mois pour rater le plaisir d'une vraie séance de torture du Sigmund, déjà qu'il a plus kiné, faut pas déconner quand même. Et quand c'est qu'on se venge, sinon ? Faut pas rigoler. Mais en vrai je fais un clin d'oeil à mon amour-à-visage-blême, t'inquiètes, tout est under control, j'ai bien vu que c'était des vampires qui cherchait à ponctionner le Sigmund pour des histoires de boudin antillais apéro, t'inquiète ma chérie je m'en occupe, faut pas me chercher sur les vampires et tout ça. Alors je continue à faire mon numéro tout ça pour détourner mon attention et d'une main discrète je sors une gousse d'ail de mon slip et ma petite fiole de whisky béni de l'autre et je commence discrétos à rapprocher à du nez la vampiresse qui continuait à blablater comme quoi trouer le bras d'un bébé avec une aiguille grosse comme la tour Eiffel des fois ça impressionne les parents, mais c'est rien, les bébés ont l'habitude.

Après, tout est devenu assez confus. Y'avait des infirmières vampires qui sortaient de toutes les pièces en criant comme quoi j'avais bousillé leur copine en lui enfonçant la gousse d'ail dans le trou de nez, c'était hyper-menaçant heureusement j'avais le whisky béni (suffit d'en prendre une gorgée et ça va mieux), et on faisait bloc pour pas qu'elles nous prennent le Sigmund, quand même bon il est fourbe, mais ça va pas la tête de le laisser se faire mordre et transformer en vampire, déjà qu'il fait à peine ses nuits on va pas devoir se lever de nouveau all night long pour lui faire des biberons de sang, non mais ho. Sans compter que les vampires ont une peau hypra-fragile, bonjour les litres de mytosil à tartiner. Juste bon, à la limite je pourrais lui trouver un petit lit au boulot, ça oui. Mais sinon non, trop compliqué. Alors ouste les vampires. Les parents commençaient à réaliser la situation et taillaient des pieux en bois avec les barreaux des chaises de la salle d'attente pour pouvoir récupérer leur progéniture, ça castagnait ferme dans le couloir, le médecin en chef des vampires a essayé de se transformer en chauve-souris, on a tous fait "eeeek" hyper-fort, merci les cours de biolo, il est parti se crasher en vrille sur un chariot plein de médicaments, ça faisait peine à voir. Puis quelqu'un lui a enfoncé un cure-dent dans la poitrine. Les infirmières commençaient à refluer grâce à une petite mémé qui avait une réserve d'ail dans son cabas (ainsi qu'un kilo de mou pour son chat, totalement inefficace contre les vampires malheureusement). Pendant que la petite troupe se fritait, j'ai finalement fait la prise de sang moi-même.

Résultat : concentration de Kinefourberase à 300 mg/l au lieu de 10 mg/l. Ce petit est bourré d'enzyme de la fourberie. Qu'est-ce que disais, hein ?

vendredi 8 février 2008

Souplesse

La souplesse de ces petits macaques :



confine au numéro de cirque.

mercredi 6 février 2008

Ascendance dauphin

Le Sigmund dans ses oeuvres de bébé dauphin :



Le petit gredin aime jouer au jacques mayol de l'anneau de bain.

lundi 4 février 2008

Consignes de sécurité

Mesdames, messieurs, bienvenue à bord de ce vol Air-Sigmund à destination du Guatémala. Le commandant et son équipage sont heureux de vous accueillir à bord et vous souhaitent la bienvenue. Notre vol durera approximativement cinq minutes, la température extérieure est du type "on se les gèle" mais à l'arrivée ça s'améliorera nettement, genre "on les emballe en bermuda". Nous allons voler à une altitude assez basse, c'est la faute à Sigmund si on parle ici si souvent de morve et de déjections diverses et variées. Durant le vol, aucun repas ne sera servi, faut pas déconner non plus, ou alors de la purée de brocolis si vous y tenez. Vous y tenez ? Bon alors. C'est vrai que ça calme. Le vol est intégralement non-fumeur, manquerait plus que ça. L'équipage va procéder à une démonstration des consignes de sécurité, merci d'être attentifs, pour une fois.

Le Sigmund a désormais six dents parfaitement fonctionnelles et extrêmement aigües, genre dents de requin, celles qui repoussent tout le temps, fines et tranchantes comme un rasoir. Quatre en haut et deux plus pointues en bas, ce qui permet une prise terriblement efficace, les dents du bas harponnant la proie, par exemple le doigt boudiné de papa, en le crochetant pour l'amener à la verticale des dents du hauts surnommées les faux de la mort, qui s'abattent alors sans miséricorde sur le dessus du doigt en un mouvement de cisaillement qui n'est pas sans rappeler le mouvement pendulaire d'un hachoir à découper dans une cuisine de restaurant vietnamien. La proie est immédiatement et irrémédiablement endommagée, qu'il s'agisse d'une tétine innocente, d'un doigt égaré ou du gras de la main. Au cas où vous seriez capturé, toute manifestation de douleur suivie d'une taloche sont prohibés, à moins que nous vouliez vous faire découper un autre doigt par la Maman-de-Sigmund, avec le hachoir précédemment cité. Les passagers sont avisés de ne jamais laisser traîner quelle que partie corporelle que ce soit à portée des dents de l'enfer.

Le Sigmund a pris l'habitude de se cabrer dans toutes les positions comme un poney sauvage a qui on aurait glissé une termitière dans le conduit à crottin. L'invention du rodéo-Sigmund est toute récente, mais ce sport en pleine expansion compte maintenant deux licenciés, un grand maître, une ceinture noire sixième dent dan et un manuel du combattant codifié par des experts. Les figures sont toutes plus acrobatiques les unes que les autres, et il nous manque encore un Nelson Monfort du rodéo-Sigmund pour commenter les enchainements splendides de cabrette-sur-tapis-à-langer ou autre double-vrille-dans-les-bras-triple-kick-dans-les- roupettes de notre sympathique mascotte. La figure la plus spectaculaire reste le salto arrière genre dauphin au moment précis où vous ne tenez le petit monstre qu d'un bras, l'autre étant occupé à éponger au choix du vomi par terre ou de la morve plein les naseaux. On se demande par quelle étrange filiation ce genre de capacité deauphinophile a pu se loger dans la tête du petit palmipède à roulettes. Les passagers sont avisés de prendre garde à la possibilité d'atteinte irréversible à toute ou partie de leur corps suite à un low kick satonné avec un pied taille trente-sept.

Le Sigmund possède des capacités morvogènes et bavalytiques hors du commun. Il peut produire en une seule journée l'équivalent en bave du volume annuel de la production de minerai de tungstène par le Katanga occidental. Il peut produire en une petite journée l'équivalent en morve de la production annuelle du cachaça (l'ingrédient principal de la caïpirinha) de Saint-Domingue. Il produit également un volume d'autres déjections équivalent à la production de nitrite d'ammoniaque par la Roumanie. Et avec la même odeur. Toutes ces productions organiques sont hautement toxiques et extrêmement corrosives, on a rapporté le cas d'un pantalon noir entièrement rongé par des acides, d'un doudou teckel pratiquement inidentifiable et décoloré par des mâchonnements successifs, d'un bol à nounours en platine irridié entièrement oxydé. La faculté recommande l'apposition des mains de mytosil sur toute blessure résultant de la mise en contact avec ses substance, ou mieux l'amputation immédiate. Les passagers sont avisés de numéroter leurs abattis.

En vue de notre prochain atterrissage, merci d'attacher le harnais de votre siège et de mettre en place votre tétine.

samedi 2 février 2008

Le poinçonneur des lilas

Tout ce qui passe à sa portée -jouet, livre, doigt- doit être poinçonné :



impitoyablement.