Ah c'est malin, tiens, avec toutes vos conneries de comme quoi j'étais un mauvais père qui torturait son enfant avec des bains glacés et ben maintenant je me suis fait coller un procès par la LPB. Ah vraiment c'est malin. Comme si j'avais que ça à faire avec tous ces petits vieux qui font rien qu'à clamser en ce moment à cause des salauds de grévistes/terroristes tellement honteusement privilégiés qu'ils peuvent aller se pavaner au Fouquet quand ils veulent avec leur retraite mirobolante et leurs primes délirantes acquises sur notre dos. C'est que j'en ai du formol à injecter dans des artères, du coton à bourrer dans des joues, des fards à passer sur des peaux bien trop haves. Tout ce travail et me voilà, innocent père de famille, acculé (oh je vous en prie, hein, pas de blagues salaces) à chercher l'aide d'un défenseur capable de témoigner de mon extrême amabilité et du soin que je prends à l'entretien de ce petit pedzouille délicieux bambin de Sigmund.

Quoi ? Vous savez pas ce qu'est la LPB ? Vous avez bien de la chance. Hein ? Oui. La LPB évidemment c'est la ligue de Protection des Bébés. Ah ça ils sont beaux les sous-marins du complot international de la fourberie bébétesque. Quelle engeance, avec leurs culs-serrés de pochtrons lactovores et leur mines compassées d'empêcheurs de pouponner sans tabou en rond. Voilà-t-y pas qu'après les derniers commentaires je reçois un mail fort peu amène de la LPB m'annonçant la visite imminente d'un inspecteur de ladite, d'un commissaire de police, d'un serrurier et d'une nounou non agrée. Mince que je me dis, mais qu'est-ce qu'ils me veulent les argousins, ça va pas la tête de croire que je m'amuse à balancer le Sigmund huilé au dessus d'un carrelage. Même si bon, je l'ai fait deux-trois fois, mais qui ne l'a pas fait me jette la première couche (propre) (ahlala, quelle rigolade ses petits cris de terreur).

Les voilà donc hier soir dans l'appartement familial, le policier ayant forcé la porte avec ses outils de cambrioleurs, on sait comment ils sont ceux-là, et le serrurier lui se promenait partout avec sa sacoche en cuir à la con, sa salopette graisseuse et la gapette idoine qu'il n'arrêtait pas de toucher du doigt en reniflant sur son mégot éteint des formules scabreuses parlant de barillet. Pendant ce temps la nounou non agréée ricanait dans son coin en scrutant la pauvre feuille de calcul que j'ai eu tant de mal à faire pour calculer les salaires de la nounou de Sigmund, mais si c'est facile tu mets le nombre d'heure là, le nombre de jour ici et plouf ça te calcule combien qu'il faut payer c'est pas dur sauf que là ça calculait plus j'avais l'air d'un con à la place ça mettait un message marqué "Nique ta mère", sans doute Sigmund qui avait saboté le boulot.

Du coup c'est que j'essayais d'expliquer au gars de la LPB comme quoi, faut pas déconner, une innocente jonglerie c'était rien du tout par rapport à l'océan de fourberie de ce petit Sigmund et de toutes les crasses qu'il fait à ses parents sauf dormir pasque là ça va bien mais ça pourrait pas durer vu qu'il y a des trucs durs dans sa gencive je sais pas ce que c'est mais ça pourrait être des dents, peut-être. M'en fous, on a prévu du dolodent supervitaminé qui nous vient des States, la vie de ma mère ce produit tu le mets ton bébé il a même plus mal aux dents, ni aux gencives, ni à la bouche, en fait il est raide mort dévoré par l'acide, mais au moins il ne crie plus. Je lui racontais au gars les mille et un tours pendables de mes couilles joués par le sale lardon, et sans transition je suis passé en jugement devant le juge, oui, oui, devant le juge qui me sermonnait en prenant outrageusement la défense de Sigmund et des bébés en général comme si j'étais un monstre, limite s'il avait pas une tétine à la place du marteau le juge tellement il était du coté des bébés. Et en plus j'étais condamné à travailler dans une crèche ou quelque chose comme ça mais je me rappelle plus pasque je me suis réveillé.

Plus jamais de raclette solo le soir. PLUS JAMAIS