Ben comme j'avais un espèce de coup de mou du damier genre déprime pré-anniversaire, j'ai eu droit à un joli cadeau. Hoplàlavoilà, Laure, Blabla et Ophise se sont cotisées pour m'offrir un cadavre exquis et moi les cadavres je les trouve exquis ça tombe bien. C'est vraiment crô crô gentil. Alors voilà l'histoire :

Rhalala on n'en peut plus avec mon amour-qui-en-veut-un-second-non-mais-ça-va-pas-non, figurez-vous que le Sigmund a découvert la bière chez sa nounou. Elle en garde 12, Paulette, et c'est comme ça qu'elle les fait dormir. Ah ça, dans la journée il dort, le Sigmund. Mais quand il se réveille, à peine à la maison, il se met à chanter. Je n'ai pas osé tout vous dire dans mon dernier post, mais ses cris et tout ça, ça raconte toujours des histoires de bonne rasade, il dit qu'il est des nôtres, et tac un hurlement pour rappeler l'aubergiste.
Nous c'est simple, on n'en peut plus, avec mon amour-mais-t'es-sûr-qu'il-est-de-moi-déjà-le-premier-là-Sigmund.
Surtout que nous, on préfère les cocktails, vous voyez, les trucs un peu exotiques, festifs, chamarrés.
Alors le Sigmund, on a voulu l'emmener aux AA. On a cherché la section pédiatrie, mais ils nous ont dit qu'il n'y en avait pas. Encore un complot. Sûr que Sigmund avait appelé avant pour dire : Il est des nôooootres, Roger. Faut pas lui donner le n°ooooooo ! Stop Rangererererer !

Alors on est allé aux AA normaux, et ils n'ont pas voulu nous laisser rentrer avec un bébé. Alors mon amour-qui-n'en-aura-pas-un-deuxième-ou-alors-pas-de-moi a pris Sigmund sous le bras et est rentrée à la maison. J'ai voulu suivre mais ils m'ont obligé à rester. J'ai voulu fuir mais je me suis retrouvé avec un gros musclé qui voulait me casser les genoux avec un caddie (r) alors je suis allé à leur réunion.

Au début, ça c'est bien passé. J'écoutais, j'approuvais, je donnais mon avis. C'est quand j'ai expliqué que moi, je n'avais pas de problème avec l'alcool mais plutôt avec les biberons, par rapport aux horaires de sommeil de la famille, que ça a dégénéré. Personne n'a voulu me croire.
Et puis au bout d'un moment, mon amour-je-te-vais-lui-coller-un -test-adn-moi a voulu retourner me chercher, parce que quand même vous savez ce que c'est au bout d'un moment on s'attache, et en plus je crois qu'elle ne s'en sortait pas toute seule pour monter les packs de Kro du Sigmund, et encore heureusement qu'il y avait le match comme prétexte parce que sinon c'en était fait de notre réputation épatante patiemment construite. Et donc, elle a pris Sigmund sous le bras qu'elle avait momentanément libre, et elle est allée chez les AAA.

Mais je me demande si elle n'avait pas un peu sifflé les biberons de Sigmund, ou alors c'est Mappy qui l'a réduite en horreur je ne sais pas, mais en tout cas de mon côté je ne l'ai jamais vue arriver, et de son côté chez les AAA tout le monde ne lui a parlé que d'andouille, elle a failli mal le prendre, et surtout ils ont kidnappé Sigmund pour, je cite"en faire de la bonne, de la cinq étoiles, regarde René la bonne densité de gras là, ouh purée appelle les collègues ça ça va nous faire de la bonne pourvu qu'il crie pas trop il a quand même l'air de bien casser les oreilles ce cochon". Sic.

Alors j'ai tout déballé sur la fourbitude de Sigmund... Depuis le complot, avant la naissance, quand on lui a offert à Sigmund... et puis quand j'ai voulu prendre mon billet d'avion pour le Guatemala... le fait que je pouvais pas emmener ma console pour la brancher sur l'écran du monitoring à la place des courbes des contractions... Ils me croyaient toujours pas, alors j'ai continué, sur l'après naissance de Sigmund... Les accès de fourbitudes ont démarrés et depuis, c'est l'escalade... les attaques de cacas galactiques... les contre-ut à faire péter tous les verres à whisky de la maison... l'ostéopathe psychopathe qui voulait lui dévisser la tête (que depuis, le Sigmund, il se venge sur ses jouets)... le kiné... le pédiatre... que j'en pouvais plus avec mon amour-à-bidon-qui-a-fourbi-les-armes-de-la-fourbitude-de-Sigmund... que j'étais prêt à reprendre un billet pour le Guatemala... tout ça sortait en vrac... mais pinaise (comme dirait Angel), ça me faisait un bien... par contre, quand j'ai levé la tête et que je les ai regardé, z'avaient tous tous un verre à la main... aux AA... et c'était visiblement pas de l'eau... mince, encore un effet de la fourbitude de Sigmund ?

Pff trop fort le Sigmund, la fourbitude à distance maintenant, tout ça par le central de bébés yaqueça, ben voilà aux alccoohic annohic ils étaient tous bourrés, chacun son verre à la main, et en plus ils me regardaient bizarre, ils disaient qu'ils voulaient essayer le caïpihic, il y a un moment j'ai failli avoir peur avec ces connerhic.

Et puis il y a une girafe qui est entrée, elle était drôlement digne et elle faisait pouihic pouihic à chaque pas. On a eu un peu peur au moment où elle a passé la porte, mais non figurez-vous aucun problème, on a vu qu'en fait elle avait le cou cassé comme la brochette au restau japonais hier après que Roger ait croqué direct dedans, et du coup la tête qui pendouille eh bien figurez-vous elle passait les portes comme de rien, et je me suis demandé si j'avais toute ma tête, pour ma part, ou si c'était un coup de Sigmund encore un, et puis la girafe a chanté "c'est pas ma faute à moi si j'entends tout autour de moi elle haut elle hic théa moi lolhicta", et là j'ai su que c'était un coup de la caïpihic.

Eh bien figurez-vous que juste à ce moment crucial, mon amour-ah-ben-là-je-sais-d'où-vient-la-voix-de-Sigmund est entrée en hurlant et en vociférant qu'on avait kidnappé le Sigmund, une histoire d'andouillette je n'ai rien compris, elle était affolée dites donc, alors que bon quand on y pense l'andouillette ça sent le pipi mais plutôt moins que Sigmund alors il n'y avait pas tellement de quoi s'énerver si ?

... il n'y avait pas tellement de quoi s'énerver si ???

Parce que bon, Sigmund, on a beau s'attacher si quelqu'un veut le prendre pour les prochains encore quelque mois, ma foi... ça fera bizarre de dormir 12 heures d'un coup, de pouvoir regarder le match sans interruption, de faire un vrai repas sans hurlements en bruit de fond, de jouer à la PS sans interférences mais on devrait s'y habituer...

Ah mon-amour-à-bidon-qui-reclame n'envisage pas de se passer du Sigmund alors qu'elle a tenu des années sans avant et que en 6 mois franchement on tombe pas accro définitivement ??? Ah mon-amour-à-rouleau-à-patisserie a des arguments respectables... Bon ben direction le commissariat du 12ème alors (mais si l'OPJ est un jeune père on a encore une chance...) !

Ben justement, tiens, parlons-en de l'OPJ du commissariat de 12ème... Parlons-en! Donc j'arrive accompagné par Roger et mon Amour-à-bidon-à-tête-chercheuse-qui-cherche-Sigmund au commissariat... Ambiance calamiteuse parce que forcément, ils regardaient tous le match de rugby... et en plus de la présence de quelques british supporters déjà très très très imbibés et qui auraient mieux faits de faire un tour chez les AA, je n'étais pas sûr que le taux d'alcoolémie des représentants de la loi fût très inférieur... les bonheurs se fêtent et les chagrins se noient, à c'qui parait... Bref, je tente tant bien que mal d'expliquer (et même de faire comprendre) au monsieur à casquette bleue en face de moi, qui tape à 2 doigts sur son clavier , la situation... Sigmund, la fourbitude, l'enlèvement de Sigmund pendant que j'étais aux AA par des andouilles AAA qui sentent le pipi (moi j'aurais plutôt dit le caca, mais bon, les 2 zones sont pas si éloignées, hein...), l'annonce faite par la girafe au cou tordu... Et là, vous ne savez pas ce qu'il me répond froidement ?
Non ?

Eh bien il me dit, ah non mais quand on y pense c'est incroyable quand même, vous ne savez pas ce qu'il me dit ? Il me répond froidement, ce co..., cette enfl..., ce représentant des forces de l'ordre de mon pays, oui, excusez-moi mais bon c'est quand même incroyable, vous comprenez que ça puisse énerver d'entendre des trucs pareils, surtout en de telles circonstances, non mais c'est quand même dingue. Et c'est moi qui le paye, ce pignou..., ce gardien de la paix qui ferait mieux de nous la foutre, c'est mes impôts quand même merde !
Bon. Non. Excusez-moi. Oui, pardon, je suis désolé. Non mais c'est parce que ça énerve, aussi. J'en suis resté comme deux ronds de flan, quand même, de ce que ce crét... des Alp...., cet officier m'a sorti, là comme ça, et devant mon amour-tiens-dis-donc-t'as-le-teint-gris-là-ah-mais-c'est-les-néons-ah-ben-oui, devant elle, en plus ! Devant une mère, Messieurs Mesdames, une jeune mère qui vient d'égarer son charmant nourrisson, vous la croyez, non mais vous le croyez, vous, qu'il me dise un truc pareil ?
Ah non.
C'est pas possible.
Alors du coup on est sortis, avec mon amour-ah-oui-je-te-préfère-sous-le-halo-ambré-des-becs-de-gaz, on est partis, non mais oh quand même, on n'a pas signé leurs trucs, on est sortis, on va le retrouver tout seuls, Sigmund, on le connait, nous, quand même, c'est pas ces..., ces ..., . On va le retrouver, Sigmund. Bouhhhhhhhh, Sigmuuuuuuuuuuund, bouhhhhhhh.

Une fois sur le trottoir, sous les cariatides du commissariat du 12ème on a réfléchi a deux fois avec mon-amour-à-bras-désertés-par-Sigmund : suffisait de foncer chez les AAA d'asperger tout de moutarde (sacrilèèèèèège) et hop sous la menace d'un tube de mayonnaise obtenir la restitution de notre désormais indispensable fourbe...

Nous voilà donc, mon Amour-à-bidon-GPS-de-Sigmund et moi même... Imaginez... Il vous faut le visuel... Elle, Lara Croft du Ketchup, ayant remis sa tenue de trapéziste... La Girafe Ex-Sophie dans une main pour montrer la puissance de Sigmund, et le tube de Mayo dans l'autre... Moi, Le Chabal du 11ème, le regard vengeur... l'oignon frits prêt à être lancé sur le premier AAAAA qui moufte... Nous voilà donc, disais-je, enfonçant la porte et annonçant: "rendez-nous Sigmund! vous êtes cernés par la brigade des tomatos ketchup et nous n'hésiterons pas à nous en servir!". Et on a ajouté, on n'est pas des sauvages quand même, "Siou plait!"... C'était grand... on n'avait même pas répété, mais fallait qu'ça s'arrête, ces couneries! Et ben, vous savez pas quoi? Le chef AAAAA, bourré à la caïpirihna, l'oeil vitreux et le gras dégoulinant, se jette sur nous... glups, mouvement de recul, mais on tient bon... faut pas gonfler le Papa de Sigmund, et la Maman de Sigmund non plus d'ailleurs... parce qu'on ventile, on atomise, au 4 coin de Paris éparpillé façon puzzle on va le retrouver s'il nous le rend pas le Sigmund! Bref, il s'avance et dit: "ENFIN... ENFIN... on n'en peut plus... pas la peine de sortir l'artillerie non conventionnelle... Pitié... On n'en peut plus du P'tit... Il nous a lessivé jusqu'à la corde... J'vous raconte pas... à coup de paluche sur la tronche... il a même essayé de me briser le cou ou de me faire cracher mes poumons en m'appuyant à 2 mains sur le torse... il nous a bombardé avec des trucs qui sortaient de partout et qui sentaient pas bons... non, on n'en veut plus... on vous l'rend... et même qu'on vous donne des trucs avec si vous voulez... mais libérez nous..." On était sur l'cul... Et ni une ni deux, le v'la qui nous refourgue le Sigmund... NOTRE Sigmund... et recule en tremblant.... trop content de s'en être enfin débarrassé... Vous savez quoi... pour une fois on était bien content, que le Sigmund soit sa majesté Fourbitude The First... parce que bon... je râle, je râle... mais franchement, je l'échangerai pas... même contre un stock de whisky top, un bon pour la dernière carte graphique et même, même un billet pour le Guatemala (de toute façon, c'est trop tard maintenant)... Quoique...à bien y réfléchir... Aïe! Mince, j'avais pas vu que mon Amour-Lara-Crofté avait tout lu...

Ayé, le Fourbe is back... suis sûr qu'il l'a téléguidée!