La Castafiore
Par Le Papa de Sigmund, lundi 8 octobre 2007
Ouais, le nouveau truc de Sigmund, c'est de parler comme un dingue. Bon évidemment, il déclame pas pas du Victor Hugo à fond la caisse genre "C'est dans la nuit sans lune au coeur des bois profonds / Que le Sigmund farceur se tartine le fion / Qui dira la douleur des parents innocents / Lorsque leur propre chair les enduit d'excrément ?" Non vraiment pas ce genre là, quoi, mais des vocalises de bébé qui nous changent des interminables séances de pleurs habituels (ce en quoi j'exagère vu que ce bébé rigolard ne pleure que rarement, mais bon j'fais ce que je veux sur ce bloug, même travestir la réalité) que franchement un bébé qui pleure c'est exactement comme si on t'appuyait avec un truc pointu sur une dent cassé et mal dévitalisée, sauf que tu peux pas mettre un ramponneau au bébé, alors que le dentiste la dernière fois je lui ai flanqué un coup de coude que n'aurait pas renié un all-black en manque de victoire.
Donc le Sigmund parle. Ou plutôt bredouille. Généralement quand il est tout seul, ou quand on s'occupe de lui sans lui parler. Parce que si on parle, il se tait et nous écoute, franchement ça valait le coup de voter à droite, le respect des moutards est revenu au beau fixe et en plus on va gagner la coupe du monde de rugby, si c'est pas une vraie lutte contre l'immobilisme, ça, je sais pas ce que c'est, et autant pour les détracteurs du gnome à talonnette, heureusement qu'on l'a, çui-là, comme dit Cécilia. Bref. Sigmund commence à produire une large variété de sons très différents, allant du soupir modulé au cri perçant, c'est rigolo, d'un coté il a la bouche en cul du poule, le visage qui se tord et il te sort un miaulement de chat bourré au valium, et de l'autre, sans que rien ne permette de l'annoncer, son visage calme et rond ne bouge pas d'un cheveu (il en a pas, c'est pour ça) et il te pousse un cri hyper-aigu tellement puissant et pulsant que sa couche se détache toute seule. Généralement le premier est réservé à l'après biberon, le deuxième à n'importe quel moment pourvu que je le tienne dans mes bras et que mon oreille soit à cinq centimètres de sa bouche.
Tout ça n'est pas très explicite, mais on sent que l'on quitte les rivages sûrs du mode on/off du bébé pour atteindre les rives inquiétantes du pays des bébés qui réfléchissent pour mieux te faire chier. Oh que je le sens mal le petit Sigmund qui commence à manifester sa désapprobation en criant. Enfin quand je dis que je le sens mal, faut le dire vite, hein, ça dépend des moments, sans rigoler. Bref. Les éructations se diversifient, en plus de gagner en richesse vibratoire grâce à l'énorme production bavesque qui caractérise le moutard en ce moment. Vous avez déjà vu une bulle de bave de cinq centimètres de diamètre vous ? Moi, oui. Quelques secondes avant qu'elle n'éclate sur mon oreille, tapissant la moitié de ma chevelure chabalesque d'un gel gratuit et dix fois plus résistant que les gels "à coiffure à la con" qu'on nous vante en skate-board à la télé, et nimbant mon conduit auditif d'une gangue aussitôt solidifiée qui ne va pas améliorer mon déficit acoustique accru du coté droit (çui où je porte le sale lardon).
On sent qu'il devient sensible au monde extérieur en même temps, bientôt il saura communiquer avec nous pour transmettre sa vision du monde : bibi, caca. On restera dans le binaire, mais dans un binaire déjà raffiné par les ravages de l'intelligence qu'on aurait du laisser aux bonobos, tiens, ils auraient peut-être fait moins de conneries que nous. Et nous on serait resté dans nos savanes, à bouffer des fruits et des charognes, à laisser nos rejetons chier debout sans aucune couche, à regarder passer les 4x4 des chimpanzés qui nous materaient à la jumelle en calmant d'une torgnole leur petit Mimile qui râle pour avoir son biberon. Et tout ce que je dirais à Sigmund, ça serait "mais ferme-là, on va se faire repérer par les hyènes". Et il la fermerait, en plus. Tandis que là, non. Il vocalise, il bavouille, et nous on interprète et on subit.
Comme le disait Victor Hugo :
Donc le Sigmund parle. Ou plutôt bredouille. Généralement quand il est tout seul, ou quand on s'occupe de lui sans lui parler. Parce que si on parle, il se tait et nous écoute, franchement ça valait le coup de voter à droite, le respect des moutards est revenu au beau fixe et en plus on va gagner la coupe du monde de rugby, si c'est pas une vraie lutte contre l'immobilisme, ça, je sais pas ce que c'est, et autant pour les détracteurs du gnome à talonnette, heureusement qu'on l'a, çui-là, comme dit Cécilia. Bref. Sigmund commence à produire une large variété de sons très différents, allant du soupir modulé au cri perçant, c'est rigolo, d'un coté il a la bouche en cul du poule, le visage qui se tord et il te sort un miaulement de chat bourré au valium, et de l'autre, sans que rien ne permette de l'annoncer, son visage calme et rond ne bouge pas d'un cheveu (il en a pas, c'est pour ça) et il te pousse un cri hyper-aigu tellement puissant et pulsant que sa couche se détache toute seule. Généralement le premier est réservé à l'après biberon, le deuxième à n'importe quel moment pourvu que je le tienne dans mes bras et que mon oreille soit à cinq centimètres de sa bouche.
Tout ça n'est pas très explicite, mais on sent que l'on quitte les rivages sûrs du mode on/off du bébé pour atteindre les rives inquiétantes du pays des bébés qui réfléchissent pour mieux te faire chier. Oh que je le sens mal le petit Sigmund qui commence à manifester sa désapprobation en criant. Enfin quand je dis que je le sens mal, faut le dire vite, hein, ça dépend des moments, sans rigoler. Bref. Les éructations se diversifient, en plus de gagner en richesse vibratoire grâce à l'énorme production bavesque qui caractérise le moutard en ce moment. Vous avez déjà vu une bulle de bave de cinq centimètres de diamètre vous ? Moi, oui. Quelques secondes avant qu'elle n'éclate sur mon oreille, tapissant la moitié de ma chevelure chabalesque d'un gel gratuit et dix fois plus résistant que les gels "à coiffure à la con" qu'on nous vante en skate-board à la télé, et nimbant mon conduit auditif d'une gangue aussitôt solidifiée qui ne va pas améliorer mon déficit acoustique accru du coté droit (çui où je porte le sale lardon).
On sent qu'il devient sensible au monde extérieur en même temps, bientôt il saura communiquer avec nous pour transmettre sa vision du monde : bibi, caca. On restera dans le binaire, mais dans un binaire déjà raffiné par les ravages de l'intelligence qu'on aurait du laisser aux bonobos, tiens, ils auraient peut-être fait moins de conneries que nous. Et nous on serait resté dans nos savanes, à bouffer des fruits et des charognes, à laisser nos rejetons chier debout sans aucune couche, à regarder passer les 4x4 des chimpanzés qui nous materaient à la jumelle en calmant d'une torgnole leur petit Mimile qui râle pour avoir son biberon. Et tout ce que je dirais à Sigmund, ça serait "mais ferme-là, on va se faire repérer par les hyènes". Et il la fermerait, en plus. Tandis que là, non. Il vocalise, il bavouille, et nous on interprète et on subit.
Comme le disait Victor Hugo :
Heureux sont les parents aux enfants volubiles
Déjà grands orateurs à peine que nubiles
Discourant à l'envie, fils d'Homère ou Caton
Qui au bout d'un moment nous cassent les bonbons.



Commentaires
1. Le lundi 8 octobre 2007 à 15:27, par vivi même pas encore primipare
2. Le lundi 8 octobre 2007 à 15:33, par Le Papa de Sigmund
3. Le lundi 8 octobre 2007 à 15:41, par a n g e l
4. Le lundi 8 octobre 2007 à 17:04, par eddie
5. Le lundi 8 octobre 2007 à 17:32, par vivi même pas encore primipare
6. Le lundi 8 octobre 2007 à 17:34, par drenka
7. Le lundi 8 octobre 2007 à 20:22, par Flo
8. Le lundi 8 octobre 2007 à 20:23, par Flo +
9. Le lundi 8 octobre 2007 à 20:34, par Flo
10. Le mardi 9 octobre 2007 à 01:39, par Moony
11. Le mardi 9 octobre 2007 à 06:22, par aurélie
12. Le mardi 9 octobre 2007 à 09:48, par Maïpi
13. Le mardi 9 octobre 2007 à 11:19, par Syven
14. Le mardi 9 octobre 2007 à 13:37, par Killick
15. Le mardi 9 octobre 2007 à 14:32, par Moony
16. Le mardi 9 octobre 2007 à 15:37, par Aphykit
17. Le mardi 9 octobre 2007 à 22:10, par a n g e l
18. Le mardi 9 octobre 2007 à 22:26, par Le Papa de Sigmund
19. Le jeudi 11 octobre 2007 à 11:39, par LA BIGOUDENE
20. Le jeudi 11 octobre 2007 à 21:26, par ophise
21. Le vendredi 12 octobre 2007 à 08:25, par Le Papa de Sigmund
22. Le vendredi 12 octobre 2007 à 19:41, par Blabla...
23. Le vendredi 12 octobre 2007 à 22:24, par O.
24. Le samedi 13 octobre 2007 à 11:25, par hoplàlavoilà
25. Le samedi 13 octobre 2007 à 14:21, par laure
26. Le samedi 13 octobre 2007 à 14:45, par hoplàlavoilà
27. Le samedi 13 octobre 2007 à 14:52, par Blabla...
28. Le samedi 13 octobre 2007 à 16:01, par Blabla...
29. Le samedi 13 octobre 2007 à 20:22, par Blabla...
30. Le samedi 13 octobre 2007 à 21:06, par hoplàlavoilà
31. Le samedi 13 octobre 2007 à 21:28, par ophise
32. Le samedi 13 octobre 2007 à 23:55, par Blabla...
33. Le dimanche 14 octobre 2007 à 21:42, par hoplàlavoilà
34. Le dimanche 14 octobre 2007 à 22:12, par Le Papa de Sigmund
35. Le dimanche 14 octobre 2007 à 22:18, par ophise
36. Le dimanche 14 octobre 2007 à 22:31, par ophise
37. Le lundi 15 octobre 2007 à 10:59, par Mother-at-last
38. Le lundi 15 octobre 2007 à 15:32, par hoplàlavoilà
39. Le lundi 15 octobre 2007 à 20:20, par Blabla...
40. Le lundi 15 octobre 2007 à 22:39, par hoplàlavoilà
41. Le mardi 16 octobre 2007 à 20:47, par Blabla...
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