dimanche 30 septembre 2007

Petit macaque

Le bébé descend du singe.



Ca me semble évident.

vendredi 28 septembre 2007

Faut pas broncher

Le pauvre Sigmund est malade. Ouais pasque son rhube du début a perduré, et voilà-t-y pas que de simple bébé morveux il a aujourd'hui acquis le statut de malade authentique. Toujours tout pour leurs gueules, aux bébés, hein, tout pour leurs grosses têtes mal proportionnées (ben ouais quand même, si on regarde bien la taille de son oeil par rapport à sa bouche, on s'aperçoit que le bébé standard est quand même bizarrement foutu). Moi aussi je suis malade bordel, mais tout le monde s'en fout dans la famille. Je peux crever la fièvre au ventre et la gorge plus brûlante qu'après un concours de vodka au poivre, ben c'est pas grave tant que j'arrive à assurer le service du petit tyran au bruit de cafetière (il respire assez mal ce couillon, avec toutes ses glaires de partout). En plus, je suis sûr que c'est lui qui m'a refilé son rhube, et personne ne lui en fait la remarque, tiens. Alors que dans l'autre sens, si c'est moi qui lui avait refilé, tiens, je sais pas, la vérole par exemple, ah ça j'en entendrais parler. Bref. Ma vie est un enfer, mais bref.

Bon, notre amie la pédiatre (faut que j'y trouve un nom, à celle-là, ça pourrait être Cruella vu qu'à chaque fois j'espère qu'elle va dépecer le Sigmund pour s'en faire un manteau, mais bon en fait elle est gentille, alors ce serait pas lui rendre grâce, mmmhh, faut que je réfléchisse) a ausculté le Sigmund et nous diagnostiqué une krups. Pas le croups, hein. Une krups. C'est comme ça qu'ils font pour les bébés morveux maintenant, ils ont une échelle de valeurs avec des marques de cafetières, krups, magimix, philips, etc et y te disent à quelle cafetière ressemble le plus le joli son flûté qu'émet ton gamin. C'est drôlement technique. Moi, du moment qu'il fait pas le bruit du percolateur du troquet d'en-bas, je pense que ça va, mais machine, là, elle a dit que le rhube était descendu sur les bronches. Mois je veux bien, hein, mais ça fait un peu la légion saute sur kolwezi, son truc. Ca veut dire quoi au juste ? Que les microbes ils ont pris leurs petites pattes pour aller s'installer dans les bronches. Mouais. Mettons.

Du coup on a droit à la fameuse séance de kiné qui fait peur aux parents : le Sigmund est parti se faire souffler dans les bronches. La torture, qu'on nous avait dit. L'inquisition, qu'on nous avait décrit. Comme quoi on allait voir des scènes d'horreur, des côtes brisées, des glaires projetées sur les murs, des larmes de sang, des cris de douleurs insoutenables, des positions même pas possibles sur le plan anatomique. Comme quoi notre vie ne serait plus jamais pareille après avoir assisté à ce genre de spectacle, comme après avoir visionné l'horrible scène où la mère de Bambi se fait buter par le chasseur pour faire du pâté de cerf (mmmh!). Comme quoi aussi les kinés chargés du truc devaient être des anciens geoliers de la Stasi reconvertis, habitués à infliger les pires traitements avec ce petit sourire de contentement qui distingue l'authentique bourreau pervers du misérable schmok sans couilles paralysé par sa sensiblerie genre les gardiens de Abu Ghraib. Qu'on allait franchement pas rigoler. Autant dire qu'on appréhendait un peu, quoi, on n'en menait pas large dans la salle d'attente des tortionnaires kinés.

Ben pas du tout. Déjà le bourreau de la Stasi c'est une gamine de vingt ans, ça relativise (ok, ça relativise deux fois, vu la soldate chais-plus-quoi d'Abu Ghraib), alors évidemment ça fait un peu foirer le coté sombre cachot et torture aux flambeaux. Les manipulations bon ben c'est pas la mer à boire, pour ceusses qui n'en n'ont pas encore faites, elle lui attrape le bide à deux mains et elle appuie de tout son poids, franchement les bébés c'est hyper-résistant. Et après elle donne un violent coup sur la glotte du bébé pour qu'il recrache sa purée, genre Docteur Justice qui neutralise deux exploiteurs d'enfants avec une seule main tandis que de l'autre il signe sa carte du parti (tiens d'ailleurs, si ça se trouve Docteur Justice faisait partie de la Stasi, hein ? Le salaud). Bien sur elle lui démonte la tête, mais lui il prend ça avec le sourire. Sans rigoler. Il pleure pendant qu'elle le malaxe, ça oui (en fait il expulse de l'air plutôt) et devient plus violet que la soutane ou la bite d'un évêque, au choix. Mais après il fait son sourire genre tranche de pastèque et tout roule.

Du coup ça me stresse pas du tout d'y retourner ce soir. Pas du tout. Bon, je vais quand même laisser nos coordonnés à la police et prévenir Amnesty International dès fois que ça dégénère, on sait jamais avec ces anciens de la Stasi, mais sinon cool, zen, tranquillos pour la séance de dégazage des bronches. On va te lui siphonner la tubulure au Sigmund, ça va lui permettre de recommencer à nous fourbiriser normalement.

mercredi 26 septembre 2007

French Manucure

Ouais bon d'accord moi la manucure c'est pas vraiment mon truc. Je crois pas avoir jamais laissé un quidam me trifouiller les ongles, me couper les petites peaux, me repousser les cuticules ou me coller des faux brillants (ah non mince ça c'est pour les filles), ni même avoir jamais passé trop de temps à limer moi-même ces ongles dépareillés que je coupe lorsque le besoin s'en fait sentir d'un mâle coup de dent, recrachant les débris sur le sol pour marquer mon territoire comme un okapi adulte qui urine sur la savane pour protéger sa harde (sauf que moi je fais pas pipi, hein). Donc le truc de la manucure, c'est un peu au-delà de ma galaxie personnelle, faut bien le reconnaître, je vois bien que c'est un sujet qui préoccupe beaucoup de monde, vu le nombre de boutiques qui poussent comme des champignons d'orteil autour de notre appartement, mais je ne sais pas qui les fréquente. Si ça se trouve ce sont juste des couvertures pour un trafic international de Nuoc-mam, pour ce que j'en sais. Enfin bref. Les ongles des autres, c'est pas ma partie.

Mais couper les ongles de bébés, là pardon, là je m'y suis mis. Non pasque l'autre Sigmund, là, est capable de vous lacérer l'oeil ou le bras avec la précision et la force d'un lynx mâle adulte dont on tiendrait les couilles dans une main en lui demandant de siffler. Oui je sais, c'est un peu couillon comme truc, mais bon des fois y'a des paris qui vous entraînent très loin, hein, on peut tout prévoir, surtout si on confond Lynx et Alain le fils crétin de la concierge comme dans "Pas chiche de faire siffle au sauvage Alain" au lieu de "Pas chiche de faire siffle au sauvage Lynx". Mince je m'égare (d'Austerliz). Donc je disais l'autre Sigmund, y lacère tout ce qu'il touche, c'est l'enfer, il se ravage la gueule on dirait un film de chatons morts-vivants qui auraient attaqué un truc qui sent le poisson, par exemple un bébé tartiné de mytosil. Donc, quoi, faut agir. Faut lui couper les ongles. les mains ce serait plus pratique et plus vite fait, mais alors comment on joue à "Ainsi font" ? Déjà qu'on joue un peu trop à "un siphon" à cause du rhume, c'est pas le moment de laisser tomber les marionnettes. Si vous avez un peu de mal à suivre, là, vous inquiétez pas, c'est moi qui débloque pasque je mâche un suppositoire Trophires que j'ai pris pour un mentos, mince qu'est-ce que j'ai fourré dans le cul à Sigmund ? Bref. Donc je disais que je suis devenu un spécialiste de la manucure de bébé, qu'est drôlement coton.

Faut voir que l'autre poulpe, là, a toutes les ruses. Déjà il a les ongles qui poussent démesurément vite faut voir comme. Faut les couper tous les deux jours sinon il ressemble à la coureuse, là, celle qu'est morte du dopage mais qu'avait des ongles de trois mètres, bonjour le coté pratique pour le cent mètres, à mon avis c'est pour ça qu'elle gagnait en faisant peur aux autres, et puis aussi le dopage, bien sûr, elle était chargée comme un mule qui porte une bâtée de dynamite, bref le Sigmund il lui ressemble fissa si on n'agit pas. Mais lui ça le gêne pas de taillader tout ce qui passe, y doit se prendre pour Serval, c'est pas possible (tant que j'y pense il a un pyjama jaune, hum...) sauf du coté favoris et cheveux là faudrait faire un effort. Du coup c'est peut-être pour ça qu'il refuse qu'on lui coupe les ongles, ce couillon, avec ses ruses à la mords-moi-le-coupe-ongles, et que je serre les poings de toutes mes forces, et que je tourne la main dans le sens opposé, ou, beaucoup plus fourbe, et que j'enduis ma petite main de salive pour empêcher papa de pourvoir la tenir correctement. L'autre ruse couramment pratiquée est d'avoir des ongles et des doigts beaucoup trop petits, mais il a arrêté après que je lui ai coupé l'auriculaire gauche, quand je vous le disais qu'il avait un lien avec la mafia asiatique, ce couillon de Sigmund (autre que le Nuoc-mam).

Pour lui couper les ongles au bébé, mieux vaut être bien équipé. Pour éventer les ruses fourbes du bébé fourbe, je préconise d'ajouter à la table à langer les trucs de contention qu'on voit dans tous les épisodes d'Urgences, là, quand le gentil schizophrène devient violent et qu'on l'attache pour sa santé, mais si, vous voyez bien, les trucs autour des poignets pour que la main bouge pas (dès fois c'est un gangster au grand coeur qui veut s'échapper pour aller sauver son fils alors qu'il a trente-cinq balles de gros calibre dans le corps dont une juste à coté du pancréas, c'est hyper-grave). Pour les menottes, là, faut des tailles bébés, évidemment. Sinon pour couper les ongles, ben les coupe-ongles c'est pas terrible, trop grand, l'incurvation (?) de la lame n'est pas la bonne, ce qui permet de couper l'ongle d'un adulte permet de ratiboiser deux doigts à un bébé. Non, vaut mieux prendre un ciseau à bout rond (pas pointu hein, pasque au final le truc terminera planté dans votre cuisse) et de couper les ongles en regardant le dessus de la main. Vouais, voilà, c'est mon truc de vieux briscard de la coupure d'ongle, vaut mieux être du coté du dessus que du coté du dessous sauf si on est du coté opposé au bébé (tout ça à condition que le bébé soit sur le dos, hein, sinon vous inversez tout) ce qui peut arriver quand on n'a pas une table à langer multi-orthopédique à roulettes et vérins autour de laquelle on peut tourner, danser, jurer et pratiquer des exorcismes. Ah oui, aussi faut tenir la main du bébé (si vous n'avez pas de trucs de contention) avec la main opposée au coté du corps du bébé sur lequel se trouve la main que vous tenez, si vous êtes face à face. Sinon inversez. Ouah, bon, arrêtez de pleurer, je vais faire un dessin. C'est pas pourtant pas compliqué.

[...]

Il me fait un drôle d'effet, ce suppositoire. Y mettent quoi dedans ?
De l'eucalyptus ? Mon oeil !

lundi 24 septembre 2007

Règlements de comptes à Sigmund-City

C'est chouette comme titre, hein ? Non ? Ah bon. Moi je trouve pourtant. Déjà pasque imaginer ce couillon de Sigmund avec des holsters qui touchent par terre à cause de ses jambes trop courtes et coiffé d'un stetson qui lui arrive au nez, ben moi ça me fait marrer. Ca me fait marrer, et pas àcause de ce fameux effet "miniature" dont je parlais dans le billet précédent et qui pousse certains parents à habiller leurs rejetons comme de mini-adultes et à trouver ça crô-mignon (genre la photo bateau avec des lunettes de soleil), mais bien pasque le Sigmund en serait ridicule. C'est pas que je cherche à le ridiculiser à tout prix, hein, mais faut bien se faire des petits plaisirs au milieu de cet océan de peines que représente l'élevage d'un sale moutard. Genre lui mettre sa couche à l'envers, ou bien tenir le biberon à un centimètres de ses lèvres pendant deux minutes quand il a très faim pour le voir s'agiter et gober le vide comme un dingue. Vengeance mesquine, mais ô combien rassérénante.

Ben oui, quoi. Ce bébé nous en fait voir. Et est-ce qu'on lui en veut pour autant ?
Réponse : et comment !
Faut pas déconner quand même, on est pas les premiers à avoir envie de lui passer la margoulette au jus de biscottos pour lui apprendre le respect des ancêtres. Ceux qui affirment qu'ils n'ont jamais eu envie de trucider leurs mômes sont rien que des menteurs, ou bien ce sont des femmes. Ou alors ils sont victimes du syndrome de Stockholm (ie ils font compulsivement des provisions de boulettes de rennes sous vide à l'ikéa du coin). Non mais faut pas déconner, sans charre, un pékin moyen nous ferait subir le dixième de ce que le Sigmund nous inflige chaque jour qu'on lui aurait déjà napalmisé la gueule à coup de satons. Et la nature rancunière de chacun peut être ce qu'elle est, la répétition permanente des mêmes tracasseries du Sigmund inciterait même le plus pacifiste des bouddhistes en fin de réincarnation à écraser les doigts du bébé sous ses tongs avant de l'éviscérer à coup de boite à riz pour lui apprendre les mystères du grand tout. Bad, bad karma.

Peut-on néanmoins envisager de se venger plus tard ?
Réponse : et comment, again !
Faut pas déconner, mais la vengeance est un plat qui se mange froid. Genre froid d'environ quatorze ans. Pour la première phase, hein, celle qu'on est en train de mettre au point avec mon amour-à-rancune-machiavélique : prendre de lui les photos les plus pourries possibles pour les présenter à ses futures premières conquêtes, genre ah oui celle-là c'est quand il avait cette diarrhée purulente, là, impossible à arrêter, deux mois d'affilée, ça puait, ça puait, ah la la c'est pas de la tarte quand ça le reprend, même maintenant. Oui, je la vois bien la scène, le Sigmund atterré, la greluche qui le regarde d'un oeil incrédule et vaguement dégouté jusqu'à ce que je crie "Hé maman, t'as gardé le slip témoin ?". J'en frémis de joie anticipée.

Evidemment, ce sera plus difficile physiquement. Ben ouais pasque on peut toujours imaginer de lui flanquer un bonne branlée rétrospective pour l'ensemble de son oeuvre à nous briser les arpions. Mais bon le Sigmund ça m'étonnerait pas qu'il soit trop costaud quand viendra cet âge des possibles passages à tabac vengeurs. Vu ce qu'il bouffe, il sera sans doute plus costaud que moi et l'expérience des coups bas et vicieux ne compense que faiblement l'enthousiasme de la jeunesse quand il s'agit de défoncer la tête d'un vieux schnock.
Intellectuement, nul ne peut prédire son niveau. On sait juste qu'il sera médecin, ou ingénieur. Mais ça ne donne que relativement peu d'indices sur ses futures capacités intellectuelles (par exemple, une majorité de médecins ont voté pour le gnôme, tandis qu'un majorité d'ingénieurs étaient trop occupés à se branler avec Geek magazine pour se soucier d'aller voter). Mais bon ça m'étonnerait que je puisse le mettre minable au sudoku, vu que que j'ai toujours pas compris le principe. Et quant aux consoles de jeux, j'ose même pas imaginer le niveau des gamins de son âge, je suis sûr de me prendre une branlée apocalyptique, même à Tétris.

Non, il reste surtout la vengeance globale, pas de problème pour celle-là : son monde à lui sera pourri et ce sera notre faute. Oh comme on est en train de lui mitonner un monde sympa et aux petits oignons pleins de mutations chimiques, de violence incontrôlée et de terreur autoritaire, ça fait plaisir. Plein la gueule qu'il va en prendre le Sigmund, et ça m'étonnerait qu'il puisse se venger vu qu'il sera stérile à cause des additifs chimiques, qu'il aura de toute façon perdu ses couilles dans un attentat d'Al-Quaeda et sa femme dans une rafle de chômeurs expulsables.
Et puis surtout ce bloug portera témoignage pour le siècle des siècles des avanies de ce petit monstre fourbe. Sauf si Internet s'arrête pour cause de chaos dans le monde, quand notre eco-système épuisé se débarrassera de nous par la conjonction d'une atmosphère irrespirable et d'un tremblement de terre géant. Du coup, je vais commencer à graver ces billets sur des tablettes en pierre, ça ne sera pas perdu comme ça. C'est pas hyper-pratique, mais bon. C'est un coup de main. Et puis ça serait rigolo qu'une énième religion soit fondée sur les "Commandements du Papa de Sigmund".
Le Mytosil Tu n'Utiliseras Point.
Ton Premier-Né Tu Me Sacrifieras, et les suivants aussi s'ils sont trop relous.
La Tétine Sacrée Tu Ramasseras.
Ah ah, je vois déjà la tronche des offices, ça va être fun.

Au nom du Papa, du Sigmund et de la Tétine sacrée, amen.

samedi 22 septembre 2007

Poignets d'amour

C'est dans la miniature que les bébés expriment leur fourbitude naturelle :



C'est par la miniature qu'ils arrivent à établir un tel ascendant sur les adultes.

jeudi 20 septembre 2007

J'en tiens une couche

Tant que j'ai les mains plongées jusqu'aux coudes dans le Mytosil (ah ah, vous avez jamais vu ça les coudes des mains, hein ?), j'en profite pour vous parler de cet objet merveilleux qu'est la couche jetable pour bébé. Jetable, hein, je veux pas rentrer dans le débat sur les couches jetables/lavables, chacun fait sa petite action écologique là où il pense que c'est le mieux (genre par exemple il vaut mieux arrêter la viande que la voiture d'après ce que j'ai lu), bon. Donc à la maison on a des couches jetables pour ce petit fourbe de Sigmund, pasque les bébés, genre, ça en met partout. Du temps -béni- où Sigmund n'était pas né, un commentateur du bloug m'avait gentiment indiqué qu'il était possible d'élever son enfant sans couche. Avec le recul de ma grande expérience, je peux maintenant affirmer qu'il doit falloir avoir les nerfs d'acier de James Bond pour y parvenir, et malheureusement pour moi j'ai les nerfs d'acier de Woody Allen, plutôt. J'aimerai bien avoir son humour, aussi, mais c'est une autre histoire. En tous cas j'ai pas ses lunettes, c'est déjà ça. Je m'égare. C'est le manque de sommeil. Pardonnez-moi. Et en plus je trouve que j'écris vachement guindé, c'est bizarre. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Ouiche, bon, allons-y les gars, j'ai pas que ça à faire, donc les couches jetables.

Inventées en 1847 par... bon, ok, ok, je vous fais pas le coup de Jean-Baptiste Couche, d'accord. Dommage, pasqu'il avait eu une vie extrêmement édifiante, même. Mais bon, tant pis, vous ne saurez rien de son père incontinent, de ses enfants diarrhéiques, de sa femme qui rigolait trop, ni de son chien qui pissait partout. En tout cas, à la maison Couche, après l'invention géniale, ben ça avait une drôle de touche. Ok, ok. Donc, la couche jetable n'a pas été inventée par Jean-Baptiste Couche, mais par des ingénieurs super-intelligents enfermés dans des bureaux d'études. A mon avis c'est pasqu'ils étaient enfermés qu'ils ont inventé la malédiction du scotch qui casse ou de la couche qui fuit dans le dos, mais bon. Donc voilà une bande de grosses têtes en blouse blanche, avec des lunettes plus épaisses que leur humour et un sujet d'étude rigolo : le bébé et ses fuites. Comme ça a du être trop fun dans le labo, je vous raconte pas. Les tests, les benchmarks, les prototypes, tout ça. Non pasque les ingénieurs forcément à cette époque c'était des gars, les bébés ils s'en battaient la calculatrice. Alors bon ça devait pas être glorieux glorieux les prototypes, genre des couches intégrales qui étouffent le bébé, ou bien des couches avec des tas de cadrans et des lumières qui clignotent (les ingénieurs aiment bien les lumières qui clignotent, c'est connu). En tout cas, voilà des gars qui ont du rentrer un soir du boulot dans leurs maisons et pour une fois faire vraiment plaisir à leurs femmes avec un truc ramené du boulot (au lieu de ramener comme un con un cercueil en mousse qui fait pouic-pouic comme Lola).

Bon en tout cas, mettre une couche c'est pas trop compliqué, le Sigmund on te les lui enfile à la chaîne c'est carrément les Temps Modernes. Ce qui me fascine le plus c'est la capacité de rétention des trucs super-aspirants qu'ils ont mis dedans : quand le charmant bébé se soulage en souriant dans tes bras, y'a un espèce de truc dans la couche qui fait sluuuuurp et hop, plus de liquide hyper-corrosif, non, juste la couche qui gonfle (ben ouais forcément, ça a pas disparu, hein). mais qui gonfle, faut voir ça. Dès que j'oublie de changer Sigmund pendant mettons deux-trois jours, et ben la couche elle est aussi grosse qu'un ballon de basket, c'est marrant. Enfin, qu'un ballon de basket chaud et rempli de pisse, s'entend. Ils sont trop forts ces ingénieurs franchement je sais pas où ils ont trouvé un truc qui absorbe autant le liquide à part peut-être dans l'estomac d'un pilier de bar. C'est tout petit tout riquiqui (le truc, pas le pilier de bar) et ça absorbe 2845 fois son poids d'eau, c'est impressionnant, si ça se trouve c'est comme les dromadaires. Ah ouais, bien sûr, c'est ça, les couches elles sont bourrées de petits dromadaires urophiles. C'est quand même impressionnant ce que la science arrive à faire, de nos jours. Et en plus sur chaque couche t'as un petit personnage différent, genre un chaton, un éléphant, un ver de terre ou un poulpe. Le poulpe c'est pour se rappeler qu'il faut mettre du mytosil, mais dès fois les gens y pensent pas c'est vrai que le rapprochement est un peu tiré par les tentacules.

Le Sigmund, la première chose qu'il a compris c'est que la couche ça lui boudinait le ventre et que c'était pas trop la classe pour draguer les nanas à la journée d'activité des nounous. Donc quand on lui enfile la couche, il bombe le ventre comme un malade pour que ça le serre pas et ça fait un espace assez important cinq minutes après. C'est pas top comme étanchéité, surtout quand Sigmund s'adonne à la peinture sur couche, un art coprophile injustement méconnu, et pourtant très rigolo. Oh c'est pas figuratif hein, plutôt du genre abstrait à la Jason Pollock, surtout s'il a bu un biberon à l'Hépar juste avant. Mais sa maîtrise de la palette chromatique des verts et jaunes force l'admiration, et son utilisation des traînées de Mytosil pour créer une sous-couche cérusée lui permet de réaliser des clairs-obscurs que n'aurait pas renié Rembrandt (bon ok, Rembrandt vers trois/quatre mois). Je vous le dit, le Sigmund c'est un artiste, c'est pas moi qui l'ai dit en premier c'est l'osthéopathe, juste avant de nous taxer à nouveau de soixante-cinq euros.
Franchement si j'étais à la place des ingénieurs qui ont conçu les couches, je ferai drôlement mon fiérot. Etre capable de caser autant de dromadaires dans si peu d'espace, et en plus ça sert de toile artistique, y'a de quoi être fier. En plus y'a un ingénieur qui fait les dessins des petits personnages c'est drôlement fortiche. Tiens j'ai bien envie de leur envoyer le résultat pour les remercier.
De rien, ça me fait plaisir.

mardi 18 septembre 2007

Mytosil

Le Mytosil c'est quelque chose, hein.
Mytosil mon ami qu'as-tu fait de ta vie ?
Genre quand tu vas avoir un bébé, le troisième mot que tu apprends par coeur (après "bébé" et "emmerdes"), c'est Mytosil.
Pour ceusses qui n'ont jamais entendu ce mot, ben je vous crois pas. Bon, des fois que... le Mytosil c'est une crème que tu colles sur le cul des nourrissons quand ils ont des irritations, communément appelée "cul de babouin du nourrisson". Ca arrive assez fréquemment à cause du milieu acide où marine les muscles fessiers du bébé, ou bien, comme on le dit dans le rude milieu des éleveurs de bébés, quand le lardon a le dargif qui fermente sous la couche. Oui pasque je vais pas vous faire un dessin, mais ce couillon de bébé s'abandonne avec lascivité dans sa couche, et la remplit de milieu acide, voire très acide, voire carrément ça te bouffe les ongles si tu touches. La pisse de bébé, faut se la farcir. Je parle même pas du reste, là c'est pas le cul de babouin qu'il se tape le mouflet mais carrément le vésuve en pélerinage à Hiroshima des fesses qui pèlent. Donc pour pallier à ces menus inconvénients, on a inventé le Mytosil. En 1783 exactement, c'est une invention de Jean-Amédée Mytosil. Avant je sais pas comment ils faisaient, sans doute des emplâtres avec de la bouse de yack, du beurre et du poisson pourri.

Non pasque le Mytosil c'est l'arme absolue. Déjà pasque le gros tube jaune est rassurant, à peine tu le vois déjà tu as les fesses qui te cuisent moins (enfin, par procuration, hein). Le Mytosil, c'est le velours du sacrum, l'huile d'olive de la fesse sinistrée, la danette au chocolat du cul rougeoyant. Le top du top. C'est simple, avant que Jean-Amédée ne trouve la fameuse formule, le monde n'était que bruit et fureur des bébés irrités, après son invention le monde connut une ère de paix et de tranquillité tout à fait inconnue jusqu'alors. Faut dire que ce chaud lapin de Jean-Amédée avait fait dix-huit enfants a trois femmes différentes, donc pour ce qui est de la loi de l'emmerdement maximum, c'était un gars qui connaissait son affaire. Pour épargner un peu ses soirées, et essayer désespérément d'écrire des trucs intelligents dans son bloug, il inventa un moyen de calmer les cris des nourrissons irrités : les premiers essais, pas trop concluants, consistaient à réaliser un mélange d'huile de castor, de lanoline, de végétaline et d'y immerger l'enfant. Après le décès de ses trois premiers lardons, il changea de méthode et ajouta à sa formule un extrait de poisson pourri permettant de la fluidifier pour l'appliquer sur les lésions irritées des enfants (communément appelées derche en capilotade du bébé). ce fut un tel succès qu'il décida de commercialiser sa découverte dans des tubes en bois peints en jaune, c'était très joli. Ce jaune bouton d'or distinctif est la marque de fabrique du bon docteur Mytosil, on se demande pourquoi il aurait pu prendre un jaune clair ou bien un marron, mais bon, les goûts et les odeurs.

Oui pasque le truc c'est que le Mytosil ça pue. Non mais vraiment, hein. Genre tu es au bord de la gerbe après avoir décamoté ton chiarre qui t'a pondu une de ses bouses fluorescentes dont il a le secret, après l'avoir nettoyé, tu t'aperçois qu'il a le le trou de balle plus rouge qu'un hollandais à a son deuxième jour de vacances sur la côte. Bon tu te dis, c'est pas grave, j'ai mon Mytosil, je m'en vais le tartiner. Tu ouvres le tube jaune et là un doute t'assaille : est-ce que je me serai trompé des fois ? Est-ce que j'aurais pris la bouteille de Nuoc-Man de mon amour-à-ascendance-vietnamienne ? Je mets pas les accents sur Nuoc-Man, c'est trop compliqué. Quoi ? Y'en a qui savent pas ce que c'est que le Nuoc-Man ? Bon, ben, inventé en 1782 par Eusèbe-Marcellin NuocMan, il s'agit d'un condiment asiatique en vente dans toutes les bonnes épiceries asiatiques, repérez vous à l'odeur. D'une odeur assez forte, il devient carrément irrespirable, les fumées asphyxiantes du deuxième cercle de l'enfer, quand il est cuit. Si vous voulez faire une blague à votre voisin Marcel, vous faites chauffer de l'huile dans une poêle et quand c'est bien chaud vous y ajouter un demi-verre de Nuoc-Man. Dans SA cuisine, attention ! L'odeur reste après, c'est un délice. L'odeur reste comme celle du Mytosil sur tes doigts. Il y a une parenté extrême entre le Mytosil et le Nuoc-Man, je crois. D'ailleurs ils ont été inventé à peu près en même temps, je vous charrie pas, regardez sur Wikoupédia.

En fait le Mytosil c'est fait comme le Nuoc Man : avec de l'extrait de poisson pourri. Genre tu mets des poulpes morts sur une grille au soleil, tu attends vingt-cinq ans et le jus noir qui coule dessous c'est de l'extrait de poisson pourri. Comment ça les poulpes c'est pas des poissons ? Mouais. N'importe quoi. Ca vit pas dans la mer des fois ? Alors c'est des poissons comme les requins, les baleines et le commandant Cousteau (paix à ses restes, qui pourrissent actuellement dans une fabrique de Nuoc-Man du coté de Hochiminh-Ville). Bon OK, c'est pas toujours des poulpes qui sont utilisés, des fois y'a des sardines ou des anchois, voire même des espadons, ça ajoute du piquant. Après tu mets tout ça dans une bouteille où tu écris Nuoc-Man avec des tas d'accents rigolos et puis aussi "importé par Tang Frères" qui est un mantra porte-chance pour que ton Nuoc-Man il éclate pas au fond de ton sac de course sur ton pantalon (sinon c'est même pas la peine de rentrer chez toi, tu peux te porter au pressing tout de suite, vietnamien le pressing, sinon ils ne t'acceptent pas, quant au pantalon tu peux le bazarder, c'est pas grave il était déjà tâché). Le Mytosil c'est fait pareil, juste les dauphins sont interdits dans la fabrication, ça fait de la peine aux enfants sinon. Mais les anchois tu peux y aller, les gamins y zen ont rien à branler des anchois, pourtant c'est mignon avec leurs petits yeux. Tout ça pour dire que le Mytosil, c'est peut-être utile, mais qu'est-ce que ça pue. Ca schlingue. Ca cocotte. Ca renifle.

Bon appétit hein.

dimanche 16 septembre 2007

Billard

Pratiquement aussi lisse que les fameuses boules de billard :



...pour rester dans la farce enfantine.

vendredi 14 septembre 2007

Rhube

Voilà-t-y pas que ce petit polichinelle de Sigmund est malade d'un rhube. C'est la première fois qu'il est malade, ce couillon, et c'est pas rigolo. Non pasque les bébés franchement c'est pas très intelligent, hein : il a le nez bouché, mais il n'a pas encore compris qu'il pouvait respirer par la bouche. Du coup, il persiste à réclamer sa tétine pour s'endormir, et ne comprend que c'est incompatible (un peu comme une carte mère ASUS VMN/48 Chipset Intel et une carte NVIDIA GeForce 7800FX) que lorsque il arrive au bout d'une bonne minute d'apnée. Evidemment, il manifeste ensuite bruyamment sa désapprobation devant cette interruption brutale de l'arrivée d'oxygène, franchement pour un bébé dauphin, il est un peu juste notre jacques maillol miniature. Evidemment il manifeste en chialant aux heures les plus difficiles de la nuit, quand s'extraire du lit bien chaud est une torture innommable. Et vu le tête toute bleu (puis rouge) du boulet, j'suis pas sûr que cette technique soit seulement un nouveau tour à la façon de sa fourbitude. Je crois qu'il a vraiment perdu le mode d'emploi, sur ce coup-là. C'est peut-être que les bébés y sont habitués à respirer par le nez à cause de la tétée et tout ça ?

Bah en tout cas moi je suis preneur d'un conseil éclairé pour savoir comment qu'on peut lui déboucher le nez au bébé hurleur, pasque franchement les nuits entrecoupées, ben j'y ai toujours pas pris goût depuis les biberons du début. Alors bon. J'ai peu tout essayé, notez bien, mais comme je suis pas très bien outillé, le résultat n'a pas été trop probant. Ah oui, c'est aussi pasque ce couillon de bébé y sait pas se moucher. Pourtant c'est pas sorcier, hein, même les joueurs de foot y arrivent avec un geste plein d'élégance, c'est dire si se moucher est à la portée du premier venu avec un QI inférieur à la pointure de ses chaussures. Mais bon les bébés, non. Ah ça pour faire pouic-pouic avec Lola la girafe strangulée, là oui on se la joue terreur du transat, mais pour se désencombrer le tarin dans un bon vieux tire-gomme, on fait moins son Artaban de la poussette. Du coup on a essayé nous-même de lui déboucher la tubulure, mais je n'ai que des outils pas super adaptés au débouchage de nez de bébé.

Moi ma spécialité c'est plutôt débouchage de chiottes bouchés, voyez. Bon, je veux bien que qui peut le plus peut le moins, mais franchement la grosse ventouse rouge elle est plus grosse que la tête à bébé, et puis à trois heures quarante-quatre du matin j'avais du mal à faire un travail de précision, pareil pour le destop, je me voyais mal le verser dans cette toute petite narine sans en foutre partout, franchement c'est mal foutu ces bébés regarde-moi comme c'est tout riquiqui cette narine alors qu'un bon vieux cabinet en faïence blanche là oui t'as la place pour viser, sans rigoler. Après j'ai eu une une idée géniale. Enfin, géniale à quatre heures du matin, s'entend. J'ai voulu utiliser la brosse à chiotte, mais là aussi macache bonneau, trop grosse pour le Sigmund, sans parler de l'impact psychologique d'utiliser cet instrument du malheur (qui a tué Bob l'anaconda domestique, rappelez-vous). Bon c'était pas trop super comme idée finalement, pasque y'avait Sigmund qui chialait à cause des poils en plastique enfoncé dans sa joue, moi qui chialais à cause de Bob, oh Bob qui était si mignon avec sa titite langue toute fourchue, et mon amour-à-tête-incrédule qui nous regardait d'un air j'hésite un peu à les abattre tout de suite, là, avec le ciseau à ongles du Sigmund.

Et puis je me suis rappelé que dans notre période "Nom de code Sigmund" de fixettes sur tout et n'importe quoi, j'avais un jour acheté un mouche-bébé. Pour ceusses qui n'en n'ont jamais vu, le mouche-bébé n'a rien à voir avec un bébé-mouche. Non pasque je me tape déjà le Sigmund je vais pas en plus m'amuser avec un bébé mouche, ça doit pas être facile-facile de changer la couche d'une mouche. Non, un mouche-bébé, c'est une espèce de tube que tu mets dans la narine du bébé pour enlever les crottes de nez, excusez-moi de l'expression vulgaire, je veux dire les mucosités (gluantes et colorées). Pour que ça marche, tu colles le truc dans le nez au bébé et t'aspires hyper-fort. Tu as-pi-res. Faut pas souffler, sinon la tête au bébé elle double de volume, ça fout les jetons. Moi j'ai soufflé évidemment, c'est quand même pas évident de lire une notice écrite tout pitit pitit à quatre heures du matin. Sous la pression, le Sigmund est devenu d'un genre de rouge inconnu style coquelicot qui serait en train de rougir pasque d'un épi de blé lui à fait des propositions indécentes, avec un tête comme un ballon de basket (avec les fontanelles ça faisait les marques et tout). Bon, évidemment il a un peu crié, hein, mais bon depuis une heure qu'il bieurlait, on s'en fichait un peu. Du coup j'ai aspiré hyper-fort, c'est bizarre, sa tête a diminué, il est devenu bleu, franchement si j'aspire hyper-fort de la mort je suis sûr que je peux lui réduire la tête, si ça se trouve, moi, Papa de Sigmund, tout seul à quatre du matin j'ai retrouvé le secret ancestral des Jivaros pour réduire les têtes des explorateurs, et c'est le mouche-bébé.

Pouf, pouf. Tout ça pour dire que vivement le week-end, quand même. J'aimerais bien dormir un peu. Il faudrait que je lui bricole un genre de tétine-tuba, pourqu'il puisse s'endormir ET respirer en même temps, ça serait pas mal. Et pis faut que je pense à déposer mon brevet pour la réduction de tête par mouche-bébé, ça serait trop ballot d'avoir trouvé un moyen de rentabiliser le Sigmund et de se le faire souffler dans sous le nez.

mercredi 12 septembre 2007

Elle est où l'orgie ?

C'est vrai quoi, je croyais que les bébés c'étaient des vrais appeaux à gonzesses. Non mais c'est ce qu'on m'avait raconté, hein, j'invente rien. Genre on m'avait soutenu que tout en haut dans l'ordre des trucs appeaux à gonzesses, t'as le chiot labrador trop mignon avec ses grosses papattes et le bébé crômignon avec ses petites mimines. Genre c'est le truc imparable pour peu que tu saches emballer la marchandise avec un doigt de larmes et une histoire abracadabrante de veuvage prématuré, et là franchement, raconter des histoires abracadabrantes, c'est vraiment mon truc. Donc bon, j'avais fourbi mon sourire ultrabrite et mon Sigmund, vu que cette semaine avec cette connerie d'histoire de nounou, je me fade le retour du soir, aller chercher le gnome et revenir (en passant chercher notre pain quotidien, amen) (et un éclair au chocolat, mais faut pas le dire) jusqu'à la maison, tout seul.

Comme si je savais m'occuper d'un gamin tout seul, moi. Non mais c'est vrai, normalement y'a toujours mon amour-à-frais-minois qu'est là juste à coté pour savoir quoi faire quand l'autre monstre commencer à puer de la couche, à baver de la bouche ou à émettre ce drôle de bruit, là, le truc insupportable. Ah oui, pleurer. Là chais pas si vous vous rendez compte mais faut j'aille le chercher, que je l'emballe dans la poussette et que je sois capable de me débrouiller jusqu'à la maison, incroyable, impossible que j'y arrive sans pépin. C'est quand même un trajet d'une bonne vingtaine de minutes si on compte le détour par la pâtisserie et le temps de manger un éclair d'un main en drivant la poussette avec l'autre (vachement dur). Non mais vous vous rendez pas compte ce que ça peut faire comme dégâts en vingt minutes un Sigmund, combien de kilos de merde ça peut ajouter à sa couche déjà pleine ou jusqu'à quel niveau de décibels ses cris peuvent monter si on le prive de biberon. Alors, moi je trouve que ça mérite bien un petit plan dragouille vite fait bien fait, non ? Bon.

Mais là macache, nibe, peau de zob. Rien. Le néant. Ah ça, pour mater le Sigmund et sourire à cet espèce de petit couillon qui fait des rictus en tranche de pastèque à la première figure baveuse qui se penche vers lui en éructant vaguement, ah là oui y'a du monde. Mais pour s'intéresser au papa, visiblement je peux me toujours me la carrer dans un biberon. J'ai beau faire ma tête de Droopy résistant vaillamment dans l'adversité mais quand même fier d'avoir fait ce si joli bébé (c'est un rôle de composition, je le rappelle, je me demande toujours comment moi qui suis si gentil et si peu calculateur j'ai pu engendrer un tel parangon de fourbitude), le genre de tête qui te vaut un dix sur dix au palmarès de la drague à gros sabots (celle qui marche le mieux), ben c'est le désert complet du branchouillage, le gobi du sourire en coin, le sahara de l'oeil qui pétille et le pacifique du rateau en couleur. Même avec des ruses de sioux d'apache genre je roule bien au milieu du trottoir en me précipitant vers les moeufs pour les obliger à contourner la poussette, ben ça foire grave (en même temps j'ai rarement un sioux un apache avec une poussette, ah ah ah la touche de Géronimo en train d'essayer de plier une poussette-canne).

Bon évidemment, cette histoire d'appeaux à gonzesse c'est juste pour voir si ça marche, hein. Comme qui dirait une expérimentation scientifique, j'suis comme ça, moi la science c'est mon dada. Non, je dis ça pour pas que mon amour-aux-mains-douces ne me trucide trop fort. D'ailleurs, et pour avoir la satisfaction de servir la Science dans le joie et l'abnégation, je suis prêt à signer un papier déclarant que je ne m'autoriserais pas à profiter de la moindre occasion de prolonger un plan drague initié par la présence du petit boulet. Voilà c'est dit... ah ah ah en fait je suis trop machiavélique, si mon plan fonctionne, mon amour-à-jalousie-rigolote va m'interdire de me promener tout seul avec le plomb et je vais être peinard le soir pour aller faire du vélo (et manger un éclair au chocolat) au lieu de me fader l'expédition du pont de la rivière kwaï avec passage par le boulanger (sans oublier l'éclair au chocolat). C'est pas tortueux comme plan, ça ? Bon en même temps si je continue à collectionner les râteaux cosmiques, elle a pas trop de souci à se faire.

Ouais. Les rateaux. Ou alors c'est à cause de l'endroit. Ben ouais, puisque je passe par la rue Mongallet, c'est un peu normal vu la tronche de la plupart des promeneurs, hein. Faut voir la faune. Ca pue le geek technophile à cent mètre la rue Montgallet, et les seuls bébés qui sont appréciés sont ceux qui défoncent la tronche de leurs pères en image de synthèse (ou qui dansent la macaréna aussi). Et les geekettes, c'est pareil, elles s'en cognent des bébés, ou alors juste pour savoir comment qu'ils bootent. Non, c'est vrai que le terrain est peu propice, je ferai mieux de me délocaliser vers un parc genre les Tuileries, là ouais entre les parterres je suis sûr que la chasse pêche nature et tradition les plans dragouilles seraient plus probants. D'un autre coté les Tuileries c'est relou pour les poussettes à cause du gravier et qui c'est qui se tape le graissage après, c'est bibi. Et puis au niveau timing c'est un peu juste ça va se voir si je reviens à neuf du soir avec le Sigmund pas lavé dans sa poussette. Je vais me faire gauler sur ce coup-là.
Non, pour l'amour du risque de la Science, faudrait que je fasse ça un week-end, avec un prétesque pour éloigner mon amour-à-regard-soupçonneux. Genre je vais voir le matche de rugby dans un bar avec le bébé. Hum.
Pas sûr que ça passe, ça.

lundi 10 septembre 2007

Rentrée des classes

Hé ouais, le Sigmund aussi il a fait sa rentrée. Sans rigoler, maintenant que mon amour-à-bidon-ras a terminé son congé bébé, il a bien fallu qu'on largue le mouflet dans les bras de la nounou qu'on avait soigneusement sélectionné avant même qu'il soit né (ah ah ah quel coup de bol on a eu). A peine trois mois et déjà obligé de se lever le matin pour aller à l'école, le Sigmund. Enfin, obligé de se lever, faut le dire vite, hein, y'a quand même le biberon sacré du matin qui continue à tomber trente bonnes minutes avant le réveille-matin, mais bon (d'ailleurs comment ça marche les bébés quand on change d'heure, y'a un bouton pour les régler aussi ou bien il va nous réveiller une heure plus tôt ?). Mais donc cette nounou c'était qu'une pure vue de l'esprit. J'avais pas bien compris, mais on est effectivement obligé de se lever plus tôt chaque matin pour habiller le gnome avec des habits ridicules et pour le trimballer en poussette chez une dame qu'on connait pas pour qu'elle le garde jusqu'au soir. Dis comme ça, ça paraît assez terrible, je sais. Si ça se trouve, elle est même pas au courant pour le truc de l'appolo-tétine, comment qu'elle va calculer les trajectoires, hein ? Et le polysilane, elle en a au moins quinze tubes en réserve du polysilane ?

Au départ ça paraissait plutôt sympa. Non mais t'imagines le bonheur, on peut enfin se débarrasser du petit boulet. Pas besoin de tirer à pile ou face qui allait se taper le décamotage du petit monstre, ça tombait pile-poil dans les horaires de la nounou. En plus ça commençait à se voir que j'avais truqué la pièce pour gagner à tous les coups (enfin perdre, enfin, je veux dire, couper au débadigeonnage de la fiente verte de Hulk). Bon pour moi, ça changeait pas grand chose, hein, j'avais pris l'habitude de laisser le plomb le matin souriant et repu pour le retrouver le soir souriant et lavé dans son beau pyjama, prêt à décoller pour le royaume du gros dodo. A peine si de temps en temps, fallait remplacer le "souriant" par un "hurlant à la mort comme un porc-épic qui a mis sa culotte à l'envers". C'est surtout pour mon amour-à-bidon-mais-pourquoi-je-parle-encore-de-son-bidon quel le changement s'annonçait radical. Ouais mais bon, faut bien gagner de quoi acheter les tonnes de lait, de couches et de polysilane que le livreur dépose chaque jour dans la benne qu'on a fait spécialement installer en bas de la maison.

En fait c'est un peu plus compliqué que ça. Avec cette histoire de nounou, la vie de tous les jours devient un jeu de contraintes. Faut se rappeler tous les jours qui doit aller déposer le moutard et qui doit aller le chercher, et pas oublier. C'est l'enfer. Moi, je m'as mis un post-it collé sur l'écran avec marqué "Penser à récupérer le bouleté. Mais comme j'ai peur d'oublier, j'ai mis le post-it au beau milieu de l'écran ce qui n'améliore mes performances au travail. En même temps un post-it, avec l'habitude, et puis si un jour y'a un coup de vent... alors j'ai remis ma montre chrono alarme compte à rebours phases de la lune avec tous ses jolis cadrans argentés. Ca en jette, ouah, la classe. Mais bon faut la remonter donc je m'as mis un post-it sur mon écran pour penser à la remonter sinon elle va s'arrêter. Du coup comme j'avais le doute de pas penser à lire le post-il pour remonter la montre où y'a l'alarme pour lire le post-it, j'ai mis un bip sur mon téléphone portable que je garde pratiquement toujours jamais avec moi. Là par exemple je l'ai oublié à la maison. Hum, c'est mal foutu. Je vais me mettre un post-it sur mon cartable pour penser à prendre le portable. Je vais amener mon réveil au boulot, ça sera plus sûr. Hum. Mais si je l'oublie ? Je vais rajouter un post-it sur le réveil. Ouais. Avec tous ces trucs à penser, si j'oublie pas d'aller chercher le Sigmund, c'est un vrai miracle.

M'en fous je passe par la rue Montgallet tous les jours avec le Sigmund pour aller chez la nounou. Pour ceusses qui connaissent pas, la rue Montgallet pour les férus d'ordinateurs comme moi, c'est comme le salon de l'auto pour Marcel le garagiste. Plein de trucs qui ont l'air super mais dont on ne saurait pas trop quoi faire. Mais y'a pas de raison, hein, l'autre soir j'ai vu un papa avec son fiston dans les bras qui s'arrêtait devant chaque voiture et demandait au bambin de deviner la marque. Si ça se trouve c'était c'était Marcel le garagiste, je savais pas qu'il avait eu un fils. Ah ben au moins Sigmund saura chez qui amener sa voiture s'il en a une. En tout cas j'ai commencé à faire pareil avec Sigmund, tiens regarde tu vois ça c'est une carte-mère Asus 3080MNX/B, trop jolie. Et pis ça c'est une alimentation 380W ultra-silent 8db, pas possible comme c'est beau regarde. Voilà, comme ça il perdra pas trop son temps.

Lui.

samedi 8 septembre 2007

Strangulation

Oui, je crois bien qu'il a craqué à ce moment-là et laissé voir sa véritable nature de bébé fourbe et comploteur :



Abjurant toute prudence sous l'insupportable torture des pouic-pouic répétés, il a essayé de tuer Lola-la-girafe.

Je savais bien qu'il se trahirait. C'est pas humainement supportable ce bruit.

Oui, oui, je sais. Par cheux nous, cette girafe s'appelle Lola. Enfin, s'appelait.

jeudi 6 septembre 2007

Qu'est-ce qu'on bouffe ce soir ?

Ah mais ouais, chouette, une chaîne de bloug, la classe en plus un truc sur la nourriture. Faut savoir que la nourriture et moi ça fait un, hein, alors bon j'aime bien en parler. Quel dommage que ce petit boulet de Sigmund y mange que du lait, pasque je suis hyper-fort pour les gâteaux. Oui, oui, j'ai bien dit manger pas boire. Faut le voir à l'oeuvre, le goulu, pour comprendre. Ben ouais, comme j'aime bien l'affamer pour me venger de ses avanies, des fois il mange carrément la tétine du biberon. Bon. C'est pas grave.
Alors je réponds à l'invitation d'Aphykit pour une vaste étude pan-européenne sur les habitudes de consommation des blogueurs. Allons-y, allonzo.

5 choses que vous achetez à chaque fois que vous faites les courses.

Vous vous foutez de ma tronche ou quoi ?

A votre avis, hein, qu'est-ce que peux bien acheter ?

Du lait, de l'eau minérale, des couches, du mytosyl, du polysilane.

Voilà, vous êtes content, hein ? Vous avez bien retourné le biberon dans l'eczéma ? Ah ça vous fait plaisir de voir souffrir un innocent père qui aurait répondu naguère "Des danettes au chocolat, des chocolats glacés, des danettes au chocolat, du gruyère rapé, des danettes au chocolat". Ahlala, c'est pas beau de se moquer de ceux qui souffrent le martyre, notamment en trimballant des packs d'eau minérale hyper-lourds sans voiture (voui, c'est pour ça que j'y connais rien aux voitures, ce qui me donnent encore plus d'autorité pour faire des métaphores mécaniques sur le joint de culasse de Marcel, rhôooo c'est du propre).
Si vous ne savez pas ce qu'est le polysilane, vous avez bien de la chance. Qui n'a pas terminé sa nuit le pyjama rouge vif et sentant la fraise et le lait caillé ne sait pas ce qu'est la véritable cruauté de la vie. Hum.


5 choses que vous achetez de temps en temps.

Ben de temps en temps j'achète : des biberons, des chtis n'habits de ch'tis n'enfants, des jouets pour chti n'enfant, des magazines de parents, de la cocaïne.

Non pasque bon faut tenir le coup, quoi. Chais pas si vous avez déjà essayé de faire essayer une combinaison toute neuve "pour voir si ça va" à un chti'n'enfant complètement rétif et fourbe qui ne demande que son nouveau biberon sous le prétexte fallacieux d'avoir faim (n'importe quoi ces bébés), mais c'est pas super-facile. De toute façon on sait qu'on va la garder la combinaison pasque après l'essayage elle est tartinée de polysilane c'est même pas la peine d'essayer de la rapporter au magasin. Sinon les magazines de parents c'est bien, ça détend, c'est rigolo tellement des fois c'est naze ce qui est écrit dedans. Personnellement, je m'en sers le plus souvent aux chiottes pour me nettoyer du polysilane.

5 choses que vous n'achèteriez jamais et pourquoi.

Alors là c'est facile : des endives, de la danette caramel, du chou-fleur, une enclume, un bébé.

Hum, bon, oui, je disais : des trucs que je n'achèterais jamais. Ah voyons voir. C'est dur comme question ça. Chais pas, moi. Par exemple une poussette. Ah non mince, ça marche pas. Bon, au hasard, un truc que je vois pas à quoi ça pourrait bien me servir, un portique d'éveil. Ah non raté, ce week-end... Bon ben mince, c'est pas facile cette histoire. Ne jamais dire jamais. J'avais bien parié que j'aurais une playstation III avant d'avoir un gosse, hein. Et en fait pas du tout. Comment que je me suis fait eu. Donc à part les endives, que ça c'est interdit par la convention de Genève tellement c'est pas bon, je vois pas bien ce dont je peux être sûr que je n'achèterais jamais.
Peut-être un poney, remarquez.
C'est fourbe les poneys. Presque autant que les bébés, c'est dire.

Bon la chaîne je la refile à qui veut à condition qu'il/elle ait gouté une fois du polysilane.
On fait moins les malins, maintenant, hein ?

mardi 4 septembre 2007

Sigmund et le kiné

Comme si ça suffisait pas de subir les giries mystico-de-mes-couilles de l'osthéopathe à caisse sonnante et trébuchante, voilà-t-y pas qu'il faut se fader aussi les séances de kinésitéra(langue de)peute. Bah oui, je vous l'ai raconté que le Sigmund il avait le cou tordu comme un canard gras un jour de fête landaise. Donc du coup, on coupe pas au coût de lui débloquer le cou, par tous les moyens légaux autorisés. Après avoir recueilli le précieux avis autorisé de l'osthéopathe, et quand même rechigné à pratiquer des massages ayurvédiques et des mantras au beurre de yack (ou l'inverse) sur le Sigmund, on s'est payé des séances chez le kiné-de-boeuf mais là, atation, c'est pas du tout le même truc, c'est la faculté toute entière qui s'exprime, c'est autorisé, légal, remboursé par la sécu, et franchement bon, y'a rien à craindre. Le kiné-de-fifre, les yeux fermés tu peux y'aller, et comme ça y te répares ton bébé en même temps que ton nez cassé pasque tu t'es pris le poteau en bas de chez toi, aussi c'est un peu con de marcher les yeux fermés.

Donc, le kiné. L'idée c'est que le médecin et kinésithérapeute sont au corps humain ce que le concessionnaire peugeot et Marcel le garagiste en bas de chez moi sont à l'automobile. Si, si. Bougez pas vous allez comprendre. Je prends un exemple. C'est pour que vous compreniez bien, hein, je vous prends pas du tout pour des demeurés. Nân c'est juste que comme je fais une métaphore mécanique, et que mon lectorat est essentiellement féminin, je voudrais pas vous perdre en route, déjà que lire une carte c'est pas votre fort, bon. Hum. Alors donc voilà. Quand vous avez votre voiture qui refuse obstinément de démarrer, ben faut le diagnostic d'une personne compétente du constructeur de la voiture, par exemple si c'est une peugeot (la honte) ben vous allez chez un concessionnaire peugeot ousqu'ils connaissent bien les arcanes des voitures de la marque au lion (c'est con comme symbole pour une peugeot, notez bien). SI vous avez un pneu crevé, ben là oui vous pouvez allez voir Marcel la garagiste qui va s'essuyer le cambouis dans son tire-gomme innommable, se gratter les couilles et vous changer le joint de culasse, ça fait neuf cent euros, salut et va fanculo.

Voilà. C'est pour vous dire que le kinésithérapeute, c'est le mécanicien du corps, mais franchement vaut mieux consulter les spécialistes avant, hein, pasque sinon on a vite fait de vous masser le joint de culasse au lieu de l'endroit où vous avez bobo, comme Marcel qui vous change le bloc moteur peugeot par du renault pasqu'il avait pas vu la marque (de toute façon il aurait vu que c'était du peugeot, il aurait refusé de s'en occuper, garagiste là bon d'accord mais pas artiste de cirque du vilebrequin non mais quand même). Qu'est-ce que je disais ? Ah ouais. Elle est vraiment foireuse ma métaphore, et j'ai le Sigmund qui chougne à coté de moi, j'ai même pas encore parlé du principal. Le Sigmund, on est allé au concessionnaire peugeot, y nous ont dit qu'il fallait lui masser l'arbre à came du cou, du coup on a pris rendez-vous chez un gentil kinésithérapeute, que nous appellerons Agato Marcel pour pas vous perdre complètement.

Donc Marcel son truc c'est de torturer les pitis n'enfants. Je vous jure. Il m'a pris mon Sigmund, l'a étendu sur une espèce de chevalet, et à commencer à lui déboîter la tête à coup de tirage vertigineux, franchement on aurait Arthur en train d'arracher Hastéroache du roc où elle était enfoncée (c'est à dire qu'il y arrive pas en fait, puisque l'épée d'Arthur c'est Excalibur. Mais Arthur il est super malin, alors il s'est trompé d'épée. Actarus va lui bourrer sa sale gueule, ça va pas traîner). Evidemment, l'autre couillon y hurlait comme un possédé. Bon moi au début, j'étais plutôt d'accord pour qu'on torture un peu le Sigmund, hein, et même je ponctuais les tractions en hurlant "tiens, ça c'est pour le biberon de cinq heures de hier soir !" "Et çui-là, c'est pour avoir compissé ta mère avant-hier". Mais Sigmund il a beau être le king de fourbitude, bon quand même au bout d'un moment qu'il hurle à la mort avec un cou de trente centimètres de long, je me demandais s'il y avait pas un os.

C'est surtout le rictus du kiné-de-poulpe qui était effrayant, un vrai rictus d'inquisiteur mâtiné de bourreau du moyen-âge. On aurait dit que ça le faisait rigoler d'infliger d'atroces souffrances à un être humain (oui, je vous l'apprends, mais les bébés sont aussi des êtres humains, ah, ah, ça vous la coupe, hein), non mais franchement. C'est pas pasque ce sont des bébés qu'il faut se croire tout permis. Il avait exactement le même sourire que Marcel le garagiste après qu'il t'ait change le chassis, le bloc moteur et les quatre pneus alors que tu était venu faire remplir le réservoir du lave-glace. Alors bon moi j'ai pas tenu, hein, je te lui ai coincé la tronche dans son matelas troué (pour le garagiste, on peut utiliser la machine à démonter les pneus), j'ai pris mon Sigmund sous le bras et je me suis cassé. Le dos. Pasque Sigmund il est vachement lourd maintenant.
Donc non seulement j'ai cédé à la tyrannie des bébés en défendant Sigmund contre un traitement qu'on lui avait prescrit, avec tous les dommages d'amour-propre consecutifs, mais en plus je me suis ruiné la lombaire et je vais être obligé de consulter l'osthéopathe qui va me masser avec de la graisse de yéti.
Je vous le dis, les bébés c'est fourberie et compagnie, quand même.

dimanche 2 septembre 2007

Réflexion

Mais à quoi peut-il penser ?

Peut-être :
Qui suis-je ? Suis-je un animal ? Qu'est ce que la conscience ? Je pense...

Mais plus surement :
A cette distance, je me demande si j'arrive à envoyer ma tétine baveuse sur le nouveau pantalon de ce couillon de papa.



Ouais, c'est sûr. Quel misérable bébé, quand même.