Ouais bon d'accord, pourquoi j'aurais pas droit, moi, de participer à l'hystérie Harrypotteresque si je veux ? Hein ? Non pasque bon faut pas déconner. On nous en repasse les oreilles avec des fers à l'ancienne chauffés au rouge, de l'apprenti-sorcier de mes deux couilles en bois, mais franchement la réalité elle plus magique que les aventures du jeune sorcier puceau avec sa petite baguette. En plus ça tombe hyper-bien vu que le Harry Poutter à l'école des sorciers de mon cul, ben c'est quand même de la littérature pour enfants, et vous allez pas le croire mais ce bloug traite essentiellement d'enfants. Enfin, de bébés. De bébés très fourbes, en particulier. Non, en général. A bas les bébés ! Aaah, ça faisait longtemps, ça fait du bien, tiens. Donc le Harry Poutter, je peux le descendre en flammes comme le Sigmund, si je veux. Et je veux. Pasque que quand même, ils se ressemblent pas mal, tous les deux. Hé ouais. Sigmund, je le jure, c'est Harry Potelé. Il est bien mon jeu de mots, hein ? Non ? Ah. Bon. Ben tant pis.

J'vous jure ce bébé Sigmund ben y nous fait des tours de magie pas croyables. Par exemple, il faut disparaître presque un litre de lait par jour. Quoi ? Comment ça c'est normal pour un bébé de se gorger de lait ? Ouais, bon je sais, hein, c'est bon je suis un papa chevronné-faut-pas-me la-faire maintenant, je sais que les bébés y boivent du lait pas et pas du nutella quand même. Mais là je parle de quantité, pas de nature. Un kilo de lait qu'il boit le Sigmund. Si c'est pas du tour de magie, ça. Un cinquième de son poids tous les jours. La vache. Putain. Mazette. C'est comme si je mangeais quinze kilos de nourriture chaque jour. [...]. Hem. Bon ok. Vingt kilos de nourriture par jour, c'est pas ma faute, j'ai pris un peu de poids pendant la grossesse. Non mais, vous vous rendez compte ? Un cinquième de son poids ! Et attention, hein, il te le fait disparaitre comme ça, hop, tu le vois, tu le vois plus, c'est spectaculaire, et pas besoin de baguette magique, ni de formule en faux latin à la con. Harry Potelé, je vous dit.

Le Sigmund, il est capable de nous pourrir la vie pendant des heures s'il veut, en pleurant comme un malade. Oh je me plains pas, hein, j'adore passer une heure à me balader en sussurant des gentillesses à un gnome qui hurle à quinze centimètre de mon oreille. Sigmund c'est le magicien de la beuglante, il développe un rapport poids-puissance identique à celui d'un coureur cycliste qui gagne le tour de france (en gros le poid d'un homme rapport à la puissance d'un diplodocus femelle en train de chercher son petit égaré dans les marécages, pasque c'est l'heure du biberon). Plus puissant que Sigmund, y'a pas, ou alors des chaines haute-fidélité extrêmement coûteuses, avec des amplis mahousses et des enceintes gigantesques (tiens pourquoi ça s'appelle des enceintes, d'ailleurs, y'a un rapport avec les bébés ?) et le Sigmund c'est nettement moins mélodieux. L'autre jour je rentrais du boulot et dans la cour j'entends brailler un nourrisson au troisième étage. J'ai pas eu de doute, hein, c'était lui. Vu qu'on habite au troisième. Donc Sigmund c'est le mélange d'un concorde qui décolle place de la concorde et d'un ours qui se coince les couilles dans une ruche dont il vient de voler le miel et de tuer la reine. Ca fait du bruit. Hé ben vous le croirez à peine, pendant une heure on pense qu'à l'étouffer, au bout il te fait un petit sourire en coin et ben tu gagatises à fond au lieu d'utiliser rationnellement ton vide-ordure. Si c'est pas de la magie, ça. Pasque moi si on me fait le même coup genre au boulot, comment que je te le virerai le malpropre, alors que là non. Trop fort.
Harry Potelé, je vous dit.

Ce Sigmund, il est tout petit, mais c'est devenue le centre de notre vie en quelques semaines. On fait tout en fonction de lui, faut voir le bordel. On mange en quatrième vitesse avant qu'il ne se réveille. On prévoit nos déplacements en fonction de ses biberons, de son sommeil, de son infrastructure logistique (genre la poussette dans le métro, prévoir une heure de plus par trajet de dix minutes) etc, etc. Non mais c'est la plaie, hein, même pas capable de se démerder tout seul (au sens propre, bien sûr). Et ben on s'en rend même plus compte, on se glisse dans son emploi du temps au lieu de tenir le cap du nôtre. Il décide pour nous, ce petit monstre, de ce qu'on peut faire et pas faire, et de quand on le fait. Et ça franchement, c'est un vrai tour de magie, moi qui suis si avare de mon temps libre et si peu enclin à le partager.
Harry Potelé, je vous dit.

Si ça continue je me transforme en Voldemort, moi. On va voir s'il fait le malin. Nân mais c'est vrai quoi. Je vais te lui redresser le caractère, moi, le faire marcher à la baguette, au lieu d'être le pantin dirigé par sa baguette à lui (avec laquelle il m'arrose copieusement, l'enfant de saligaud, heu non, je veux le petit crevard, oui, c'est mieux). Après tout, j'ai toujours préféré les méchants aux gentils dans les romans, non mais c'est vrai quoi, le Voldemort il a quand même autrement plus de charisme et d'opiniâtreté que cette tanche d'Harry Pouter qui ne sait même pas utiliser sa baguette magique pour se taper toutes les filles de son école de magichoses. Putain, Harry, mais fait des trucs cools une fois dans ta vie, bon sang, bourre-toi la gueule à l'alcool de crapaud et viole la MacGonaggal, ça nous fera plus rigoler que lorsque tu t'empoignes le balai pour courir après une couille en or qui volette de ci de là. Enfin bref. C'est mon avis, hein, mais JKR elle ferait mieux d'écrire une suite des aventures d'Harry Pouter pour les adultes, qu'on voit ce que ça donne quand cette tête de lard d'Harry il se tape le biberon de quatre heures du matin. Au moins Voldemort il a pas fait la connerie d'avoir des fourbes de sales bébés.
Avec tout ça j'ai oublié de dire que Ron il meurt à la fin aussi, quelle hécatombe. Et puis ça nous fera des vacances sur son bloug relou, hein.