vendredi 31 août 2007

Notes du premier trimestre

Et ben voilà, le petit boulet a atteint la limite fatidique des trois mois dont on nous avait promis qu'elle marquait l'entrée dans une nouvelle ère, celle du bébé parfait qu'il a plus aucun problème, surtout genre il fait pas dodo la nuit et il hurle le grand cri de la colique infernale. Et force m'est de reconnaître que c'est le cas, le charmant petit Sigmund nous épargne désormais les levers noctambules et les crises de gigotage dues aux douleurs abdominales (et les rugissements de hyène sodomisée par erreur et par un rhinocéros myope qui les accompagnaient). La fourbitude de ce bébé est-elle néanmoins devenue moindre ? La réponse est non, bien sûr.

Nân pasque dormir comme une souche de neuf heures du soir à six heures du matin c'est bien, mais bon une fois sur quatre y'a réveillage vers quatre-cinq heures pour réclamer sa tétine, et pas qu'une fois, toutes les dix minutes, pof tu te rendors et ça repart, faut se traîner à quatre pattes jusqu'au lit du mouflet pour rajuster la tétine poisseuse pour regagner le droit à cinq minutes de sommeil, les amis je vous le dit la tétine c'est le diable. Si c'est pas une technique pour briser la résistance psychologique de ses parents, ça, déjà qu'ils sont pas bien brillants après ces trois mois de sommeil entrecoupé, je vous dis pas, franchement, élève Sigmund pour ce premier trimestre, c'est zéro pointé pour tout ce qui est de la matière dodo, peut mieux faire.

Les coliques de la mort qui vous tuent les tympans en faisant hurler le lardon qu'on dirait possédé par une force démoniaque genre un démon survitaminé, tout petit, omniprésent et très pénible (talonnettes en option), bon ok là ça va elles ont à peu près disparues, je dis pas, juste il en reste un soupçon qu'on doit traiter avec une pâte rose à la fraise hyper pas bonne qu'il faut cloquer dans le bec à Sigmund après chaque biberon, bonjour l'exploit sportif, c'est difficile comme mettre un suppositoire calmant à la hyène, pourtant c'est pour son bien, hein, mais bon. L'autre bébé, là, généralement il choisit ce moment précis (celui du médicament rouge, pas celui du suppositoire dans la hyène) pour éternuer et consteller son père, ou sa mère, où les deux d'un très joli motif de points rouges et gluants qui sentent la fraise et le lait caillé, c'est l'éclate totale. Niveau politesse et obéissance le Sigmund, franchement on s'attend à mieux au deuxième trimestre.

Au niveau santé du poupon, les notes sont plutôt meilleures. Enfin, faut le dire vite. On ne se fait pas surnommer Dédé-la-vérole, Albert-la-refile ou même Maurice-la-courante sans aucune raison. Ni Albator sans s'ouvrir la moitié du visage à coup d'ongle aiguisé. Sans parler des pustules rigolotes dues à la chaleur qui parsèment le torse et le bas du dos du Sigmund et qui ressemblent furieusement au résultat d'un éternuement au moment fatidique de la gelée rose. Bref. C'est la chaleur qu'il paraît, mais pour moi c'est vraiment juste pour faire style je suis petit et fragile, prenez soin de moi oh oui prenez soin de moi. J'te guérirai tout ça à coups de suppositoires, moi, ça trainerait pas si la pédiatre me laissait faire.

Mouais le carnet de notes de ce premier trimestre est pas vraiment extra, hein. Bon évidemment ça dépend de quel point de vue on se place. Pour l'école internationale de formation des bébés par laquelle passent tous les bébés qui participent au complot mondial des bébés pour tympaniser leurs parents (soit environ 99,999% des bébés, on a rapporté le cas d'un bébé parfait qui faisait tout pour être agréable à ses parents, mais il a péri étouffé par les autres bébés avec sa propre tétine), les notes de Sigmund sont plus qu'honorables. Surtout, il est très très fort en fourbitude, là oui, c'est carrément les félicitations du jury qu'il a, le Sigmund. Vingt sur vingt en fourbitude, je vous le dit. Faut pas se fier à l'eau qui dort sauf à quatre heures du matin.

mercredi 29 août 2007

Sa Sainteté

Récapitulons.

Il bave, la tête penchée sur son giron.

Il est habillé de blanc le plus souvent.

Il porte une couche.

On ne comprend rien à ce qu'il marmonne.

Soyons réalistes :



Notre fils est la réincarnation de Jean-Paul II.

C'est vraiment pas de chance quand même.

lundi 27 août 2007

Une taloche par semaine...

...rend le fiston doux et amène. C'est une maxime précieuse pour qui cherche à maîtriser un nourrisson.



Ah ah, ce n'est pas vraiment la vérité. Il s'agit seulement de ce qui le calme en ce moment, une main douce sur la joue pour qu'il ne soit pas perdu, et puisse appeler le central des bébés pour confirmer qu'il empêche son père d'écrire.

samedi 25 août 2007

Bouton Pression

C'est drôlement bien les boutons pression.
Et pas uniquement pasque ça contient le mot pression, hein, je veux dire. Pasque ça contient le mot bouton aussi, donc, c'est pas ça. Nân. Mais c'est juste que des boutons pression j'en ai plein dans ma vie maintenant alors qu'avant, pas du tout. Je vais pas faire ma chochotte, hein, pasque évidemment avant j'avais vu pas mal de pressions, ça oui, vous pouvez me croire, on n'est pas barman impunément sans apprendre ce que ce mot veut dire. Et des boutons aussi j'en ai vu une théorie, walaye l'adolescence difficile basée sur la crainte permanente du beau bubon blanc le jour J du rendez-vous où l'on espère peloter les nichons de la petite aux yeux bleus de la quatrième B, mais si, celle qui vous regardait avec de grands yeux langoureux à la récré. Sauf le jour de l'éruption majeure du Krakatoa de l'acné, du piton de la fournaise des boutons plein la gueule, évidemment.

Donc bouton et pression, je connais bien. Sans parler de la pression sur les boutons, chose à ne pas faire avant le fameux rendez-vous sous peine de ressembler à un camion plein de gyrophares rouges. Même si le plaisir pervers de l'explosion comedonesque est presque aussi bon que le friselis réjouissant de la mousse emplissant un verre à bière juste à la sortie du bec de cygne. Mais je m'égare. Les boutons-pression, donc, sont ces petits trucs rigolos qu'on arrive jamais à fermer d'une main au moment où on en a besoin, genre sur un bavoir qu'on essaie d'accrocher sur un Sigmund hurlant pasque son biberon met plus de dix secondes après son réveil pour lui être présenté.

Il faut savoir que le bouton pression n'a pas du tout été inventé par le célèbre ingénieur Georges Bouton (celui des voitures De Dion Bouton) comme le légende veut le faire croire, franchement il avait autre chose à foutre avec ses pétrolettes de luxe. Comme quoi il aurait inventé le bouton pression un jour ensoleillé suite à une illumination subite due à l'absorption massive de bière, des conneries oui. Le bouton pression a été inventé par Amédée-Thomas Boutonpression, un jeune inventeur belge, monté à Paris pour travailler dans les ateliers de la célèbre marque de voiture, un jour de beuverie. Avec son accent inimitable, il s'était attiré les moqueries de ses collègues, eux-mêmes pourvus d'accents parfaitement normaux genre picard ou sud-ouest. Bref, la vie est parfois cruelle et le jeune Amédée-Thomas imaginait qu'il pourrait un jour se venger de ses confrères impitoyables en devenant l'immortel inventeur de quelque chose de révolutionnaire qui leur clouerait le bec définitivement, une fois.

Un matin d'imprégnation alcoolique excessive, il conçut le grandiose dessin d'un objet permettant d'attacher deux parties disjointes, nân pas collé, nân pas cloué, nân, nân, pas vissé non plus. Juste attaché. Là comme ça. Et hop détaché, ça fait une fois, hop rattaché, holala, incroyable, trop fort Amédé-Thomas. Le principe du bouton pression une fois découvert (je ne peux en dire plus, n'ayant moi-même qu'une vague idée du principe, disparu prématurément avec son inventeur le jour où il est mort noyé dans une barrique de gueuse lambic), Amédée-Thomas fit une démonstration à l'ingénieur principal Bouton (dit "la calculette"), en avouant ne pas savoir à quoi utiliser sa nouvelle invention. Principalement parce que son prototype faisait un mètre de diamètre, ce qui n'était pas très pratique. L'ingénieur principal Bouton (dit "la télécommande"), avec le sens pratique qui le caractérisait, commença par le réprimander pour avoir travaillé à un projet personnel pendant les heures de service. Là, faut pas déconner, c'était mérité. Et puis l'ingénieur principal Bouton (dit "tronche de cake"), voyant tout l'intérêt de l'invention du jeune ingénieur, s'arrangea pour le faire disparaître en payant deux sbires pour le noyer dans la barrique de bière de l'atelier.

Ce qu'il faut retenir de cette tragique histoire, c'est que la vie n'est pas facile pour les jeunes ingénieurs belges. Heu, non. C'est que les boutons-pression c'est vachement bien, pasque s'il fallait clouer les bodys sur le corps potelé du petit Sigmund ça serait pas de la tarte à la bière, allez tenir un bébé, un marteau et un clou sans avoir trois mains, hypra-dur. Bon c'est pas tout je vous laisse, c'est l'heure du rosé glacé.

jeudi 23 août 2007

Cils

Les bébés, faut le savoir, naissent sans cils ou presque. Ils sont roulés fin-fin dans la paupière et sortent comme ça, un beau jour, sans que l'on ne s'y attende.



Ils sont fins comme des pattes arrière de moustique.

mardi 21 août 2007

Ostéopathe à caisse

Putain le coup de bambou de l'ostéopathe qui t'annonce la douloureuse non remboursée, j'y crois même pas comment que c'est hors de prix ces gens-là. Nân mais c'est pas possible. Et tout ça pour quoi ? Ben on sait pas, faut voir, faut attendre, dès fois que ça ferait de l'effet dans les quinze jours à venir. Genre on saura pas si c'est la séance qui lui a fait du bien ou bien le dépassement de la date fatidique des trois mois à partir duquel on nous a promis un Sigmund tout neuf qui marche sans les bugs de bébé. Genre même c'est en train de marcher pour les nuits qu'il fait, mais ça avait commencé avant. Brèfle. Le grand mystère flou de la médecine parallèle de mes couilles dont on ne peut jamais constater le fin mot.

Ben pasque moi au départ les osteopathes à l'ail, c'est pas trop ma tasse de thé. Non plus que tous les autres rebouteux, à commencer par le cousin Jean-Claude qui t'enlève les coups de soleil en chantant des mantras d'oc. C'est pas que j'y crois pas, mais en fait j'y crois pas. Rien ne me saoûle plus que les témoignages de véracité, surtout quand on sait la faiblesse de la psyché humaine et la facilité qu'ont certains à faire illusion (au sens réel) genre par exemple tu promets de réduire la dette et tu mets en place une franchise sur les médicaments qui rapporte quelques millions sur le dos des pauvres tandis que tu exonères les riches de plusieurs milliards d'impôts, ce genre d'illusions là que ça va mieux marcher après, et puis aussi d'autres par exemple que des cachets de sucre vont te guérir de tes flatulences (à condition de la payer la franchise). La grande illusion. L'exploitation de l'espoir.

Et donc les ostéopathes al'arrabiata, je me méfie un peu du folklore qui va autour. Non pasque pour te recaler la colonne vertébrale que tu t'es tordue en démontant la chaudière de Tata Jeanine, bon là d'accord, je veux bien, c'est de la kiné et de la bonne connaissance de la mécanique du corps humain, mais pour le reste ? Les énergies fluctuantes du corps, l'information nerveuse positionnelle, les trucs, les machins, et je parle même pas des chakras (au départ je croyais que ça avait un rapport avec les crabes) mous, de la soi-disant si ancestrale sagesse d'autres civilisations qui ont tout compris, des cristaux, etc, etc. Qu'est que ça veut dire toute ce charabia , Qu'est-ce que ça masque ?

Le Sigmund dans les mains de l'ostéopathe del mare, ben il a chialé comme un veau jusqu'à ce qu'elle le casse en deux. Ouais, ouais, pour de vrai. Soi-disant que c'était la position de repos tissulaire. Hum. En tout cas la position qu'il avait dans le ventre de mon amour-à-bidon-scintigraphique, arqué comme un delphineau en train de faire un saut à la con pour un hareng dans un marineland remplis de gros en tongs. Arrivé là il a arrêté de pleurer, ça impressionne, mais c'est plutôt logique. mais la suite ? Et vas-y que je prétends le faire renaître en resimulant l'accouchement, ce loooonng voyage. Ah la vache. Genre le mystère de la vie mais avec un grille de lecture pour adultes en mal de mystérieux. Bon c'était un accouchement de mammifères, hein, pas la réincarnation d'une blatte méritante, quand même. Et puis quand même comme on ne peut pas en mesurer les effets, c'est tout à l'auto-persuasion. Pis on peut pas y demander en plus, au gnome, vu que tout ce qu'il sait dire c'est aaarreeuuuuuh, ce couillon de bébé.
Et après faut passer à la caisse de l'osthéopathe (bolognese).
Je suis perplexe de chez pas convaincu, pour tout dire.

dimanche 19 août 2007

Remplumage

C'est au bain que l'on apprécie le mieux...



...le remplumage du bestiau. N'allez pas croire que j'essayais de le noyer...

vendredi 17 août 2007

Voyez-vous ça

Ah ah ah, je n'en reviens pas. L'autre boulet, là, comment qui s'appelle déjà, ah oui Sigmund, ben figurez-vous que ça fait trois nuits qu'il dort royalement de 11 heures du soir jusqu'à 6h30 du matin. C'est pas croyable. Ouais, ouais, en quelque sorte il ne nous oblige plus à nous lever systématiquement à quatre heures du matin pour lui filer trente-cinq litres de lait et plus vite que ça. Enfin bon, soyons honnêtes, c'est mon amour-à-bidon-oblique qu'il n'oblige plus vu que ben moi quand même j'avais légèrement arrêté de me lever pour cause de retour au travail. Ouais donc le boulet magique, là, ben il a l'air de vouloir adopter un rythme un peu plus compatible avec le nôtre. Bon c'est quand même pas la peine de se réjouir trop vite, tout ça n'est nuage de fumée et écran total, c'est une ruse c'est sûr pour nous faire croire qu'on peut enfin dormir sur nos deux oreilles.

Nân pasque s'il y a un truc qu'on a bien compris des bébés en quelques semaines, c'est qu'ils sont particulièrement fourbes, hé ouais. Non mais même c'est les rois de la fourberie friponne. Là, comme je le vois le bébé fripon, il est en train de se connecter par radio au grand central du complot mondial des bébés fourbes pour demander des instructions, moui allô chef, voilà, je les ai à ma pogne, ils sont tout contents pasqu'ils ont passé trois nuits à peu près potables, qu'esse que je fais maintenant ? Oui, bébé n°X007a28, j'ai bien noté votre appel, nous vous contacterons par message caché dans la girafe qui fait pouet-pouet. Si vous entendez un seul pouet, cela voudra dire que vous devez reprendre le rythme des biberons à quatre heures du matin pour briser les derniers remparts de leur résistance psychologique. Si vous entendez deux pouets, vous continuez le rythme actuel mais vous vomissez systématiquement sur le pantalon de votre père. Trois pouets, et vous démarrez une terrible maladie, vous arrêtez de alimenter, vous arrêtez de dormir, vous criez en permanence, vous vous agitez comme un président sous amphétamines et vous vomissez sur le pantalon de votre père. Plein de pouets qui jouent l'air de la bamba, c'est le signal d'alerte, ils vont vous étrangler avec un pantalon sale, vous devez fuir ou bien vous suicider avec la pastille de cyanure cachée dans votre dent. Heu, roger, bien compris, heuuu, sauf pour la pastille sous la dent, j'ai pas encore de dent, chef, comment je fais ? Ah ? Pas encore de dents ? Bon votre mission prioritaire pour les mois qui viennent va être de vous faire pousser des dents. Roger ? Roger ! Mais pourquoi vous m'appelez Roger au fait ? C'est Maurice à l'appareil. Ah Pardon.

Ouais. Les mois qui viennent vont être difficiles, ça j'en suis sûr. depuis le temps qu'on bourre les oreilles sur la terrible période où le sale bébé va faire ses dents. Et ben ça promet. D'un autre coté on peut pas forcer le bébé à dormir, mais on peut lui faire sauter les dents d'un bon bourrepif en pleine poire, alors ça me rassure, je suis en terrain macho connu. Alors ça peut pas être plus terrible que les nuits écourtées avec ce savant dosage de psychologie de torture qui caractérise les bébés, genre une demi-heure après que tu te sois enfin endormi après avoir tourné dans le lit une heure, faut te réveiller deux fois pour remettre la tétine, puis se rendormir en se croyant sauvé pour se rendre compte qu'on est revenu à l'heure du biberon. Les salauds. La tétine c'est comme la goutte d'eau des tortures asiatiques, tu ne sais pas quand elle va tomber mais tu sais que ça va faire mal.
Brèfle. L'autre couillon de bébé, là, pour l'instant nous épargne.

Peut-être qu'un jour je vais regretter la calme atmosphère de ces moments de silence à quatre heures du matin ? On sent que les centaines de gens qui vivent à coté de nous dans les autres appartements de l'immeuble sont tous endormis d'un sommeil de plomb, que le silence est plus lourd, plus tangible qu'à n'importe quel autre moment, on se sent isolé dans la petite bulle de lumière de la lampe de chevet, avec les yeux minéraux du bébé qui vous fixe comme pour surveiller que vous n'allez pas vous enfuir (alors qu'en fait il est en communication avec le central pour savoir combien de temps il doit faire durer la torture en fonction du clignotement de vos yeux mal ouverts et du dodelinement de votre tête). Ouais, je vais peut-être regretter ce moment de quiétude. D'un autre coté, pour un biberon où l'on a à peu près l'esprit alerte, il y a en dix où l'on a mal au coeur d'avoir été réveillé en sursaut, mal à la tête de sommeil, le corps lassé, les muscles endormis, et ce regard qui vous observe vous semble extra-terrestre et malintentionné. Mouais. C'est pas sûr que je regrette du coup. Enfin, si j'ai la nostalgie, je peux toujours me pointer dans sa chambre à quatre heures et tataner son lit pour le réveiller en hurlant "C'est l'heure du bibi, enculé de bébé".
Ouais, ne sombrons pas dans la mélasse nostalgique, là ça me ressemble nettement plus quand même.

mercredi 15 août 2007

Questionnaire sur l'implicite

Bon ce questionnaire là c'est pas du tout une chaîne de l'été, hein, déjà chaîne de l'été moi ça me fait penser à des partouzes, rhôooo, et sur un blog consacré aux bébés en plus, mais où va le monde Madame Michu. Bon donc c'est juste un questionnaire pas rigolo, ou alors il a pas fait exprès, ou alors c'est surtout le talent d'Aphykit qui l'a rendu rendu rigolo. Voilà. Bon je réponds aussi, pas que c'est le quinze août et que personne va me lire j'en profite pour dire n'importe quoi, ah ah.

1/ Je n’ai presque plus d’essence dans mon réservoir et cette région est déserte. Heureusement que mon mari a prévu ma négligence. Que peut-on comprendre ?
Que mon mari, dans sa grande sagesse masculine, a pensé à mettre un bidon d'essence dans le coffre de la bagnole. Comme ça chuis pas en panne d'essence. Trop cool. En même temps, si ce connard devait s'occuper de préparer les couches de rechanges, le matelas à langer, les habits de rechange en cas de régurgitation, les lingettes, l'eau, le nécessaire à bibi, le doudou, vérifier l'attache du siège, les jouets, le mytosil, le zymaduo, les cotons et j'en passe pour l'entretien du sale moutard qu'il m'a collé, et ben peut-être lui aussi il oublierait l'essence, hein. C'est un peu facile de faire son malin avec son bidon de mariole quand on a simplement posé son gros derrière adipeux dans la bagnole avec un air genre bon tu viens chérie. Ah ouais, c'est un peu facile de parler de négligence après. Trou du cul, va.

2/ Monsieur Garcin aurait vraiment voulu aller chercher sa femme à la gare, mais il n’avait que 20 minutes entre deux rendez-vous très importants. Que veut-on dire ?
Que Mr Garcin est un petit malin qui a compris que récupérer sa femme avec le bébé excédé par la chaleur et les trois heures de trajet pénibles en train, ben ça pas pas être de la tarte aux quetsches. En plus y'a toutes les chances que le petit monstre se soit purgé le vestibule au milieu des voyageurs dégoutés et qu'il faille le décamoter au débotté sur un banc de la gare en se foutant de la merde plein son beau costume en Alpaga de chez Prisunic. Alors entre ça et une bonne picolade entre copains du boulot, hein, c'est vite choisi. Moui allô ma chéri ?...Oui j'ai des rendez-vous important je ne peux pas venir...ah si j'aurais voulu être là, tu penses...moui bisous bisous... tu n'as qu'à louer une voiture...moui je viens dès que je peux ce soir...ah, et n'oublies pas de mettre de l'essence, hein ?

3/ Le commissaire dit à Moran : « Il faut du cran pour étrangler quelqu’un, je ne peux pas vous soupçonner de ce meurtre ». Que veut dire le commissaire ?
Et puis aucune preuve formelle ne peut vous impliquer, on n'a retrouvé aucune empreinte digitale sur les lieux du crime. A croire que l'assassin portait des gants. Bon au cas où je vais quand même prendre vos empreintes, on ne sait jamais, c'est quand même vous qui avez le mobile le plus évident avec toutes ces conneries que votre père écrivait sur vous dans son bloug. Allez, amenez vos menottes, elles sont où les jolies menottes du petit Moran, oui, elles sont où, il les donnent ses menottes, oui, oui, comme ça sur l'encre. Hé ! Hé ? Mais vous n'avez aucune empreinte digitale ?

4/ Noëlle s’adresse à Marie et lui dit : « Dis donc, tu as vu l’état de l’appartement ? » et Marie lui répond : « oui, mais l’aspirateur est en panne ! » Que veut dire Noëlle ?
Qu'avoir le temps de faire le ménage quand on a un sale moutard qui braille à la maison, ben faut pas rêver. Ni le temps de faire la vaisselle, la lessive, la poussière, le rangement, ni même de s'épiler la foufe. Faut pas déconner aussi, dès que je le pose il crie, quand je l'ai dans les bras il crie. Quand il boit son biberon, il crie. Mais je l'entends pas là, il est où ? Je l'ai assommé avec l'aspirateur, c'est pour ça qu'il est cassé.

5/ Luc a intérêt à se marier avec Samantha plutôt qu’avec sa sœur ; Samantha est laide aussi, mais au moins, elle est intelligente. Que peut-on penser ?
Que de toute façon Luc va se faire baiser et se laisser plomber d'un lardon, voire de deux. Il le regrettera amèrement. Il regrettera également amèrement de ne pas avoir choisi la soeur stupide, au moins il n'aurait pas eu à discuter des plombes pour le soi-disant partage des tâches ménagères.

6/ Ma cousine ne rate jamais une soirée sauf quand elle a un chagrin d’amour. Ce soir, elle n’a pas répondu à mon invitation. Que peut-on penser ?
Elle est enceinte.
De Kevin.

7/ Le plombier de la rue Dulac est plus cher que les autres, mais c’est quand même lui que je vais appeler pour la fuite d’eau. Que peut-on comprendre ?
C'est lui le vrai père, il faut bien qu'il voit un peu son fils, non ?

8/ Monsieur Dufieu, à la lecture du bulletin scolaire de son fils, décide de donner une augmentation à la jeune fille qui lui fait faire ses devoirs le soir. Que peut-on comprendre ?
Elle est enceinte.

9/ Les joueurs de cette équipe sont déçus. Ils savaient que leur gardien n’était pas à la hauteur, mais ils comptaient beaucoup sur l’avant-centre pour mettre des buts. Que s’est-il passé ?
L'avant-centre est enceinte.

10/ Fabienne dit : « Je croyais que ce chat était abandonné, c’est pour cela que je n’ai pas prévenu la SPA. Du coup, la fille de ma voisine a pleuré pendant une semaine. » Pourquoi la fille de la voisine a-t-elle pleuré ?
Elle est enceinte ?

11/ Lucie dit : « D’habitude, je vote pour le candidat de droite, mais il n’y a que deux candidats dont un que je ne veux surtout pas voir arriver au pouvoir. Pour qui va-t-elle voter ?
Ce n'est pas très important, Lucie n'arrivera jamais jusqu'au bureau de vote parce qu'elle n'a pas mis d'essence dans sa voiture.

12/ Depuis que son entreprise est passée aux 35 heures pour tout le monde, Jean n’arrive plus à rembourser l’emprunt de sa maison.
* Jean a-t-il fini de payer sa maison ? La maison oui, mais la poussette surement pas.
* Jean a-t-il la possibilité de faire des heures supplémentaires ? Il a intérêt s'il veut rembourser la poussette.
* Jean est-il autant payé qu’avant le passage aux 35 heures ? Ben oui, c'tte question. C'est juste qu'avec les 35 heures il a eu le temps de faire un moutard à sa régulière, ce dont il se mord les couilles vu les frais.

13/ Guy dit : « Jamais je n’habiterai ce quartier, je ne tiens pas à retrouver ma voiture saccagée au bas de l’immeuble quand je pars le matin. »
* Y a-t-il des garages fermés dans tous les immeubles du quartier ? Va savoir...
* Le quartier est-il calme ? Oui, mais la voiture est déjà saccagée : le bébé a vomi partout.
* Y a-t-il beaucoup de commerces dans ce quartier ? Oui, des stations essences.

14/ Un artisan dit : « Je n’ai pas terminé ce travail, la cliente a eu un accident de voiture et elle est dans le coma depuis deux mois, j’ai peur de ne jamais être payé pour ce que j’ai déjà fait. »
* L’artisan pense-t-il que sa cliente va se rétablir ? Il espère que non.
* La cliente avait-elle versé des arrhes ? Ouais, en nature.
* Le mari de la cliente va-t-il faire terminer les travaux ? Le cocu ? Ca m'étonnerait.

15/ Aline dit à Irma : « Tu aurais pu te présenter à l’audition pour le rôle, tu aurais eu tes chances ; ils ont pris la plus laide. »
* Aline veut-elle faire plaisir à Irma ? Ca m'étonnerait, quelle salope. En même temps la pauvre Irma, c'est pas sa faute, c'est les hormones qui lui filent des boutons.
* S’agissait-il d’un concours de beauté ? C'est pas crô sur.
* Irma a-t-elle obtenu ce rôle ? Ben non pasqu'elle est enceinte


Voilà c'est la fin. Moi j'ai rien compris, mais bon. L'essentiel c'est de rigoler tout seul, au bureau, comme un bossu. De toute façon y'a personne qui le saura.

lundi 13 août 2007

Le super-héros du rototo

Ouais, le rototo donc. Notez bien que c'est pas le sujet super-facile, hein. Mais bon, avec un bébé, difficile d'y échapper. C'est la condition sine qua non de la tranquillité post gavage. Non pasque ce couillon de bébé si il fait pas son rot après le biberon, et ben il sent bien qu'il y a quelque chose qui le gêne quand tu le refous dans son pieu après le (putain de) biberon de quatre heures. Et un bébé quand y'a quelque chose qui le gêne ben y chouine avec dans le regard cette exaspérante expression à la tu me comprends jamais de toute façon (pour faire un parallèle, le même genre d'expression que les filles vers quatorze-quinze ans quand t'essayes désespérement de les chopper aves toutes sortes d'approches balourdes). Ouais ce couillon de bébé, y chouine au lieu de faire comme tout le monde après un repas qui te pèse sur l'estomac, se concocter un bon petit cocktail citrate de bétaïne/perrier, voire se dégager l'arrière-cour en allant au refile du bout du doigt. C'est vous dire si les bébés manquent d'autonomie, hein.

Bon, je passe sur la partie mécanique du truc, tout le monde s'y est déjà collé, un petit effort et on se dégaze l'estomac sans trop de problème, permettant à nos voisins de deviner la nature de notre repas précédent, c'est convivial, ça fait jeu du goûter, j'aime bien. Mais les bébés, attention houlà, c'est beaucoup plus compliqué. Non mais déjà le sigmund il prend des poses pas possible quand assis sur mon genou après un bon biberon bien tassé il cherche à se purger la bonbonne. Les bébés ça manque de coordination générale, c'est pas nouveau. Le Sigmund y joue au super héros genre superman au décollage, un bras tendu vers le haut l'autre replié sur le corps, le visage bouffi par l'effort et le dos arqué comme un persan siamois de pure race. Et de fait, avec ce qu'il dégaze il pourrait presque décoller genre le super-héros du rototo. La classe. Sans parler qu'il a déjà le justaucorps moulant et la culotte bouffante, Sigmund. Lui manque plus qu'une petite cape.

Ouais c'est vrai quoi, pourquoi il existe pas le super-héros du rototo ? Nân mais c'est vrai, y'en a un paquet de super-héros à la mords-moi le slip moulant, franchement qui a envie de s'identifier à l'homme-sable (le super-mutant qui vous fait crisser la raie des fesses sur la plage en été) ou au surfer d'agent (le surfer d'argent, hyper-pratique pour se recoiffer mais hyper-lourd à entretenir genre quinze litres d'anti-oxydant par semaine). Alors que bon, Super-Rototo là oui y'a pas de problème au niveau du vécu pour s'identifier, hein. Le super-héros, ce que ça donnerait avec son rototo supersonique ? J'imagine le truc sans peine, avec sa cartouchière de tubes de citrate de bétaïne et avec son cri de guerre "hamdoulillah", moi je le vois bien avec un collant jaune bile et une cape vert foireux. Tiens sale bouffon vert prends ce rototo supersonique dans ta face. Ah ah ah, docteur Octopus, tu crois que tu peux me retenir prisonnier, macache bonneau je t'enfumes avec mon super-rototo spécial merguez / escargots à l'ail / rouge qui tâche de midi à la cafèt. Y gagnerait à tous les coups ça serait limite pas drôle. Sauf contre Anosmior qui lui foutrait un sacrée branlée à chaque fois, c'est pas juste.

C'est n'importe quoi, hein ? Je crois que je suis en passe de devenir fou, les bébés sont en train de m'avoir. Les machins sur les super-héros à la con, ça me vient pendant ce temps infiniment long du biberon quatre heures du mat', où aucun bruit ne trouble la quiétude de la maison à part les bruits de succion du monstre, et ses deux yeux gris braqués sur moi. Y'a de quoi déménager du ciboulot quand on te regarde avec cette fixité minérale, non ? Ce silence, ces yeux ? Et ce rototo supersonique à la fin ? Hein ? Chuis pas fou, non ? Dites-moi que j'suis pas fou ?

samedi 11 août 2007

A chacun son biberon

C'est bien nécessaire pour tenir le coup...





N'est-ce pas ?

jeudi 9 août 2007

Etiration patatoïde

Je vous ai déjà dit que les bébés y z-étaient ridicules ? Hein ? Ben voilà je vous le dit, pasque franchement quand même des fois, les bébés dépassent les bornes des limites de la ridiculité. Comme par exemple durant ces absurdes séances d'étirement. Non pasque les bébés c'est les rois de l'étiration permanente. On se demande bien à quoi ça sert, si ce n'est à se rendre parfaitement ridicule. Déjà que bon quand on a une tête trop grosse, des bras grassouillets qui gigotent et une barboteuse verte on ferait mieux de pas trop la ramener question esthétique, ben en plus faut qu'ils se livrent à de l'étirage de compétition.

Mais si, vous voyez bien ce dont je veux parler. Quand le bébé y vient de torcher son biberon et qu'on l'a fourré dans son lit pour qu'enfin il nous lâche un peu les baskets, ou bien qu'il se réveille, délicatement manipulé par les mains de son papa qui aimerait bien qu'il prenne son satané biberon du soir pour ne plus se réveiller de manière tout à fait incongrue à quatre heures du matin. Ouais. Ben là le bébé il entame une série de manoeuvres d'étirement complètement farfelues qui consiste à faire des moulinets des bras en pompant simultanément des deux jambes, tout en arquant le cou pour dégager sa figure toute rouge de l'effort. Non mais franchement. A quoi pensent les bébés, hein ? On dirait un militaire nord-coréen sous amphétamines. Ou n'importe quel autre militaire d'ailleurs, mais de préférence genre qui marche au pas de l'oie avec ces délicieuses casquettes surdimensionnées. Des fois même le bébé tend ses bras le long du corps, complètement tétanisé, on dirait un big Jim avec les bras pas articulés (et rougeaud).

Je parle même pas du bruit. Les étirations/etirements/étirages (il fallait bien ça pour en rendre la diversité) sont accompagnés de moultes grognements et vrombrissements parfaitement déplacés. Et je ne mentionne pas non plus les éventuelles flatulences pour ne pas indisposer le lecteur. C'est simple, pendant l'étirement, le bébé moyen émet autant de bruit qu'une vache coincée dans le tambour d'un sèche-linge. Et presque autant de gaz. Ne me demandez où j'ai bien pu voir une vache coincée dans un sèche-linge, c'est une sombre histoire dans laquelle certains membres de ma famille sont impliqués, je ne peux rien dire, si ce n'est que quand même abandonner un sèche linge défectueux le long d'un champ en attendant que le gars de Dartix viennent le reprendre, c'est pas bien malin.

Est-ce qu'on s'étire comme ça, nous ? Oui, bon, c'est vrai. On s'étire aussi. Mais avec grâce et distinction, comme des chats persans aux pedigrees plus long que le six juin quarante-quatre. Un petit bras par ci, un petit bras par là, le dos cambré avec la distinction d'une danseuse de flamenco (mais pas le bruit de sabot ni les hurlements du chanteur écorché vif, hein, tout en légèreté et en classe, je vous dis), voilà, ça c'est de l'étirement d'adulte. De temps en temps un léger petit pet sans conséquence et sans impact sur la couche d'ozone (couche d'ozone, couche d'ozone, depuis le temps qu'on en parle il serait temps de la changer, je peux m'en charger maintenant que je suis rôdé) si l'on a mangé trop de féculent la veille et puis c'est tout. Alors que les bébés c'est n'importe quoi dans tous les sens. En accéléré.

En plus, ils baillent jusqu'à te montrer le fond de leur couche. N'importe quoi ces bébés, non mais ça va pas la tête ou quoi. Et la main, hein ? C'est fait pour les chiens, la main ? Ben non, c'te question, la main elle est trop occupé à gigoter comme une demeurée là-haut, hors de portée de la bouche baveuse.
Le bébé franchement c'est la Bérézina de la classe, le Titanic de la distinction, le Tchernobyl de la retenue et l'Exxon Valdez de la politesse, j'vous jure.

mardi 7 août 2007

Sigmund le grand Inca

Non je vous jure ce bébé est exceptionnel. Non seulement c'est un jedï, une patate, Steve Austin et un dauphin, mais en plus c'est le grand Inca en personne. Mais si je vous le jure. Bon, peut-être pas le grand Inca complètement grand Inca, mais au moins un sous-grand Inca de la caste supérieure. Ouais, ou un grand dignitaire Inca. Bon ok, un Inca de haut rang. Merde alors, c'est fini ? Sigmund c'est le grand Inca et puis c'est marre. C'est pas n'importe quel Rascar Capac tout desséché avec ses boules de feu minables, hein, non, il a sur lui le signe du grand serpent à plumes . Hein ? Le serpent à plumes c'est les Aztèques ? Ah ouais. Bon, Sigmund il a sur lui le signe du fils du Soleil et du Puma Malicieux réunis. Ah Ah. On fait moins les malins, là ? Sans charre. Le descendant du grand Inca. Ca en jette.

Comment que je le sais ? C'est fastoche. D'abord quelques rappels historiques sur les Incas. Les Incas sont une civilisation pré-colombienne qui ne sacrifiaient pas ses prisonniers avec des couteaux d'obsidienne, se privant ainsi bêtement de bonnes séances de rigolade. Les Incas sont connus notamment pour avoir inventé la pomme de terre frite, la tomate, les voitures jaguar, le maïs géant vert et les cités d'or. Les Incas vénéraient le grand Condor, le Soleil et les chaussures Puma. Les Incas ont construit de gigantesques pyramides ornées de serpents à plumes mais en fait ça leur plaisait pas alors ils les ont laissées aux Aztèques et sont partis au Pérou boire des Pisco Sour. Les Incas ont inventé le Pisco Sour qui concurrence la Caïpirinha dans mon coeur, et pour cela je leur rend grâce tous les soirs en priant la Pacha Mama, la terre nourricière et quand tu bois ton Pisco t'en mets un peu par terre pour remercier, sauf si ton amour-à-bidon-mauresque elle est à coté sinon elle crie comme un Puma a qui on a marché sur les cojones. Les Incas ont construit des cités en forme de Puma, de Condor, d'Epi de maïs et de Crapaud, c'était rigolo sauf pour les responsables des plans Inca qui s'arrachaient les cheveux pasque c'était hypra-dur à dessiner. Pour communiquer les Incas utilisaient des Quipu, genre de tas de cordelettes avec des noeuds (comme un rideau de porte avec des noyaux de pêches, mais en plus petit). Y paraitrait aussi que les Incas communiquaient avec les extra-terrestres, moi ça m'étonnerait pas je viendrais volontiers de Pluton pour boire un Pisco Sour. Les Incas ont été décimés par les conquistadores espagnols à cause d'une banale mésentente sur le sens exact de la phrase "aboule ton or, sale métèque". Les Incas ont inventé l'Inca-Cola.
Voilà, globalement les Incas sont plutôt hypra-cool comme civilisation sauf l'histoire des têtes. Ne me remerciez pas pour le topo, ça me fait plaisir. J'adore rétablir les faits dans leur pleine vérité historique, notamment sur le Pisco Sour. C'est quoi l'histoire des têtes ? Ah ouais, tiens.

Un chose hyper importante à savoir, c'est que les Incas, à l'instar de nombreuses civilisations malheureusement disparues, faisaient des bébés (faut-il y voir un lien de cause à effet ?). Comme quoi on a beau être une hypra-cool civilisation qui a inventé le Pisco Sour et le voyage dans l'espace dans un épi de maïs géant, on fait quand même des erreurs de débutant. Pour essayer de rattraper le coup, les Incas de haute caste pratiquaient des tas d'expériences sur les bébés, notamment de les faire communiquer avec des petits Quipu, le fameux bébé Quipu (ne me dites pas que vous ne l'avez pas vu venir). Et aussi, et c'est là que je voulais en venir, ces admirables Incas déformaient la tête de leurs bébés pour faire des formes les plus rigolotes possibles, genre bouteille de Pisco ou crâne d'Alien (du coup c'est une preuve supplémentaire qu'ils avaient des open-bars pour tous les extraterrestres, si c'est pas malheureux de voir E.T. sombrer dans l'alcool, quand même).

Et ben le Sigmund, il a le crâne naturellement plus déformé qu'un ballon de basket dégonflé. Ah oui les Incas ont inventé le basket, aussi (non je blague). Oui, oui, comme un ballon de basket tout mou mais moins gros quand même, avec des bouts qui dépassent dans tous les sens, et l'axe du visage complètement à la ramasse. Paraîtrait que c'est la faute à la position pour dormir, mais je crois que la pédiatre nous raconte n'importe quoi (m'étonnerait pas qu'elle soit d'origine conquistador espagnole, elle), comme si on pouvait se luxer le crâne en dormant, n'importe quoi, elle m'aurait dit se déformer le crâne en buvant là oui, j'aurais compris surtout le Pisco Sour bon c'est vrai que ça tape un peu. Mais quand même faut pas nous prendre pour des Aztèques, hein (les Incas ont complètement arnaqué les Aztèques en leur faisant croire que les pyramides avaient été construites par les Egyptiens, sont vraiment trop ballots ces Aztèques ou alors ils étaient cuits lors de la signature du compromis de vente à cause du Pisco Sour, ne parle-t-on pas souvent de l'Aztèque bien cuit, ah ah ah, bon ok je retire).

Du coup on a récupéré des séances de kinésithérapie pour Sigmund. Son crâne déformé le désigne évidemment comme l'héritier du grand Inca. Le kiné s'appelle Capac Yupanqui, ça me rassure sur les soins qu'il va donner au fils du Soleil. Enfin bon, quand même ce bébé nous réserve bien des surprises. Je vais lui filer du Pisco dans son biberon ce soir pour confirmer tout ça.

dimanche 5 août 2007

Au bonheur des petites vieilles

Avant l'arrivée du boulet, on avait l'habitude, mon amour-à-bidon-kinésithérapeuté et moi, de profiter du beau bitume parisien pour faire de grandes ballades au hasard. Evidemment le bébé Sigmund là-dedans, bon, chais pas si vous avez remarqué, mais les bébés y marchent pas à la naissance, c'est des vrais boulets (c'est pour ça qu'on l'appelle le boulet), impossible de les convaincre de faire la moindre petite promenade sur les boulevards. On dira ce qu'on veut, mais moi je trouve que les bébés c'est feignasses et compagnie, quand même, une petite marche ça n'a jamais tué personne. Non, l'autre plomb là, faut toujours le trimballer, heureusement y'a la poussette (sauf dans le RER) et le truc porte-bébé qu'on s'accroche aux épaules et vogue la galère, tu peux te promener avec ton boulet. Et justement, hier, on s'est tapé la petite promenade sous un soleil de plomb, juste comme on aime, la promenade où tu reviens avec ta langue dans ta poche collée au palais pour siroter peinard un bon diabolo-menthe à la fin qu'il y a rien de meilleur quand c'est que t'a soif.

Comment on est globalement des parents prévoyants (sauf peut-être pour le coup d'avoir Sigmund, si j'avais pu prévoir, hum, bon) on avait tout prévu pour que le boulet ne nous fasse pas un caca nerveux au milieu de nulle part genre t'as aucun endroit pour t'asseoir pour lui filer son biberon ou le changer au cas où c'est pas seulement nerveux. On avait amené la poussette, le porte-bébé multi-réglable, de quoi le changer, le nourrir, l'amuser, le distraire, le torcher, le vendre, lui faire faire des tours de magie, etc. Bon c'était un peu encombrant, mais on s'habitue à marcher en tirant la remorque, c'est fastoche. Le plus rigolo, c'est quand les passants te voient débarquer avec ta poussette vide (enfin vide de bébé, hein, pasque sinon on y avait amassé tout le foutoir bordélique, les quinze tonnes de couches et le bidon de cinquante litres de lait, au cas où) et le Sigmund engoncé dan son porte-bébé ousqu'il a les bras et les jambes qui pendent lamentablement.

Bon en tout cas on avait la cote avec les petites mamies, j'ai remarqué. Ah ouais, alors là, pas croyable. Sur les deux-mille quatre-cents quatre vingt treize mamies qu'on a croisé pendant notre périple (qui nous a amené de la Motte-piquet à la Nation), pas une n'a manqué de zyeuter le Sigmund et d'y aller de son petit sourire bavocheux, et deci delà de son commentaire élogieux sur la qualité visible de notre rejeton couvert de crème solaire. Visiblement, les petits bébés ça autruche nandou émeut les mamies. Ah mince, on me signale en régie que la blague de l'émeu je l'ai déjà faite. Désolé. Bon donc les petits bébés ça ornithorynque drôlement les mamies. Ou alors c'est qu'on était parfaitement ridicule avec le lange qu'on avait posé sur le dessus du porte-bébé pour pas que le Sigmund y se bronze le dessus du crâne, franchement on aurait dit que je trimballais Casper le fantôme. Mais bon. Non. Sinon les papies y auraient rigolé aussi, alors que là rien à foutre. Juste les mamies. Enamourées de cromignonitude, les mamies. Dingue.

Moi j'y vois la preuve de la différence fondamentale entre les hommes et les femmes, sans charre. Non pasque les mamies, ça se voyait que les pattes pendantes du Sigmund, ça les renvoyait à leur jeunesse enfuie, peut-être à leurs propres boulets de quand elles supportaient stoïquement les crises de décharges du petit Maurice (ou Robert, enfin, un prénom de l'époque) que franchement y pleurait comme un sagoulin, c'était l'enfer, mais qu'est-ce qu'il était cromeugnon. Alors que le papi, lui, y s'inquiète surtout de savoir si le petit sagoulin y va lui rendre les dix mille balles qu'il lui a prêté un jour de faiblesse. Et que s'il avait su, le sagoulin y l'aurait noyé à la naissance. Brèfle. Mais non, les mamies, pour elles c'était tout sucre et tout miel l'époque de cette prime enfance de leurs morpions, hein, ça se voyait, j'te jure. Limite on se serait plaint à haute voix, et elles nous auraient toutes proposé de nous l'embarquer pour s'en occuper. Pour refaire une boucle, recommencer un cycle. Ouais, c'est ça la grande différence entre les femmes et les hommes : les femmes pensent en cycles (je ne saurais affirmer qu'il y a lien avec le cycle infernal des ragnagnas) alors que les hommes sont visionnaires et capables de prévoir à plus long terme, notamment le retour du tour de france l'année prochaine (puisqu'on parle de cycles). Ah ah. Bon sang mais c'est bien sûr.

Oui, en même temps quand t'es une papi ou une mamie, ben vaut penser cycle que long terme, hein. Peut être qu'un bébé et ben ça te rapproche de la mort, et qu'il vaut mieux penser au recommencement qu'à la fin. Moi-même l'arrivée du Sigmund m'a filé un sacré coup derrière la cafetière, en mettant fin brutalement à une adolescence nettement trop prolongée sous certains aspects (en tout cas je risque pas d'enlever ce poster de Metallica des toilettes, ça c'est niet, niet tu m'entends mon amour-à- bidon-anti-hard-rock ?). Mais on s'en fout, j'en parlerai une autre fois. Brèfle. Les mamies, je te jure, ben le Sigmund c'était leur petit bonheur de la journée. Et les papis, ben je leur faisais un petit clin d'oeil complice histoire de les décontracter de l'ulcère, qu'ils perdent pas leur après-midi.
Genre, on était contents de marcher à nouveau sous le soleil avec notre boulet sous le bras.

vendredi 3 août 2007

Crise

Il s'agirait d'un dédoublement (de la personnalité ?).
C'est difficile.



On en perdrait presque l'envie de raconter des blagues.

mercredi 1 août 2007

Harry Potelé

Ouais bon d'accord, pourquoi j'aurais pas droit, moi, de participer à l'hystérie Harrypotteresque si je veux ? Hein ? Non pasque bon faut pas déconner. On nous en repasse les oreilles avec des fers à l'ancienne chauffés au rouge, de l'apprenti-sorcier de mes deux couilles en bois, mais franchement la réalité elle plus magique que les aventures du jeune sorcier puceau avec sa petite baguette. En plus ça tombe hyper-bien vu que le Harry Poutter à l'école des sorciers de mon cul, ben c'est quand même de la littérature pour enfants, et vous allez pas le croire mais ce bloug traite essentiellement d'enfants. Enfin, de bébés. De bébés très fourbes, en particulier. Non, en général. A bas les bébés ! Aaah, ça faisait longtemps, ça fait du bien, tiens. Donc le Harry Poutter, je peux le descendre en flammes comme le Sigmund, si je veux. Et je veux. Pasque que quand même, ils se ressemblent pas mal, tous les deux. Hé ouais. Sigmund, je le jure, c'est Harry Potelé. Il est bien mon jeu de mots, hein ? Non ? Ah. Bon. Ben tant pis.

J'vous jure ce bébé Sigmund ben y nous fait des tours de magie pas croyables. Par exemple, il faut disparaître presque un litre de lait par jour. Quoi ? Comment ça c'est normal pour un bébé de se gorger de lait ? Ouais, bon je sais, hein, c'est bon je suis un papa chevronné-faut-pas-me la-faire maintenant, je sais que les bébés y boivent du lait pas et pas du nutella quand même. Mais là je parle de quantité, pas de nature. Un kilo de lait qu'il boit le Sigmund. Si c'est pas du tour de magie, ça. Un cinquième de son poids tous les jours. La vache. Putain. Mazette. C'est comme si je mangeais quinze kilos de nourriture chaque jour. [...]. Hem. Bon ok. Vingt kilos de nourriture par jour, c'est pas ma faute, j'ai pris un peu de poids pendant la grossesse. Non mais, vous vous rendez compte ? Un cinquième de son poids ! Et attention, hein, il te le fait disparaitre comme ça, hop, tu le vois, tu le vois plus, c'est spectaculaire, et pas besoin de baguette magique, ni de formule en faux latin à la con. Harry Potelé, je vous dit.

Le Sigmund, il est capable de nous pourrir la vie pendant des heures s'il veut, en pleurant comme un malade. Oh je me plains pas, hein, j'adore passer une heure à me balader en sussurant des gentillesses à un gnome qui hurle à quinze centimètre de mon oreille. Sigmund c'est le magicien de la beuglante, il développe un rapport poids-puissance identique à celui d'un coureur cycliste qui gagne le tour de france (en gros le poid d'un homme rapport à la puissance d'un diplodocus femelle en train de chercher son petit égaré dans les marécages, pasque c'est l'heure du biberon). Plus puissant que Sigmund, y'a pas, ou alors des chaines haute-fidélité extrêmement coûteuses, avec des amplis mahousses et des enceintes gigantesques (tiens pourquoi ça s'appelle des enceintes, d'ailleurs, y'a un rapport avec les bébés ?) et le Sigmund c'est nettement moins mélodieux. L'autre jour je rentrais du boulot et dans la cour j'entends brailler un nourrisson au troisième étage. J'ai pas eu de doute, hein, c'était lui. Vu qu'on habite au troisième. Donc Sigmund c'est le mélange d'un concorde qui décolle place de la concorde et d'un ours qui se coince les couilles dans une ruche dont il vient de voler le miel et de tuer la reine. Ca fait du bruit. Hé ben vous le croirez à peine, pendant une heure on pense qu'à l'étouffer, au bout il te fait un petit sourire en coin et ben tu gagatises à fond au lieu d'utiliser rationnellement ton vide-ordure. Si c'est pas de la magie, ça. Pasque moi si on me fait le même coup genre au boulot, comment que je te le virerai le malpropre, alors que là non. Trop fort.
Harry Potelé, je vous dit.

Ce Sigmund, il est tout petit, mais c'est devenue le centre de notre vie en quelques semaines. On fait tout en fonction de lui, faut voir le bordel. On mange en quatrième vitesse avant qu'il ne se réveille. On prévoit nos déplacements en fonction de ses biberons, de son sommeil, de son infrastructure logistique (genre la poussette dans le métro, prévoir une heure de plus par trajet de dix minutes) etc, etc. Non mais c'est la plaie, hein, même pas capable de se démerder tout seul (au sens propre, bien sûr). Et ben on s'en rend même plus compte, on se glisse dans son emploi du temps au lieu de tenir le cap du nôtre. Il décide pour nous, ce petit monstre, de ce qu'on peut faire et pas faire, et de quand on le fait. Et ça franchement, c'est un vrai tour de magie, moi qui suis si avare de mon temps libre et si peu enclin à le partager.
Harry Potelé, je vous dit.

Si ça continue je me transforme en Voldemort, moi. On va voir s'il fait le malin. Nân mais c'est vrai quoi. Je vais te lui redresser le caractère, moi, le faire marcher à la baguette, au lieu d'être le pantin dirigé par sa baguette à lui (avec laquelle il m'arrose copieusement, l'enfant de saligaud, heu non, je veux le petit crevard, oui, c'est mieux). Après tout, j'ai toujours préféré les méchants aux gentils dans les romans, non mais c'est vrai quoi, le Voldemort il a quand même autrement plus de charisme et d'opiniâtreté que cette tanche d'Harry Pouter qui ne sait même pas utiliser sa baguette magique pour se taper toutes les filles de son école de magichoses. Putain, Harry, mais fait des trucs cools une fois dans ta vie, bon sang, bourre-toi la gueule à l'alcool de crapaud et viole la MacGonaggal, ça nous fera plus rigoler que lorsque tu t'empoignes le balai pour courir après une couille en or qui volette de ci de là. Enfin bref. C'est mon avis, hein, mais JKR elle ferait mieux d'écrire une suite des aventures d'Harry Pouter pour les adultes, qu'on voit ce que ça donne quand cette tête de lard d'Harry il se tape le biberon de quatre heures du matin. Au moins Voldemort il a pas fait la connerie d'avoir des fourbes de sales bébés.
Avec tout ça j'ai oublié de dire que Ron il meurt à la fin aussi, quelle hécatombe. Et puis ça nous fera des vacances sur son bloug relou, hein.