Attention ce billet concerne une problématique spécifiquement masculine. Mesdames, vous êtes donc priées de bien vouloir passer votre chemin, et de retourner à votre point de croix. Merci.

Nân pasque bon qu'on se retrouve entre couilles un peu. Pasque c'est justement de ça que je veux parler, hein, quand même, moi c'est la première fois que je vois une paire de couilles d'aussi près de ma vie (les miennes je peux pas me pencher suffisamment, c'est bien dommage, hum, bon) et le zizi qui va avec. Sigmund est bien gaulé, merci pour lui, enfin dans le genre bébé bébé quoi : j'aimerais bien savoir si les autres petits garçons sont foutus pareils, avec un petit gnocchi sur une énorme paire de baloches. Ouais, énormes proportionnellement, à tel que point que la température faisant son oeuvre (ouais comme nous, froid=tout petit resserré, chaud=développement et détente) il a parfois le sac à boules qui descend jusqu'au trou de balle. Je sais, ça fait bizarre à imaginer, et encore je ne raconte pas ce qui se passe quand le petit gredin nous pond un de ces fameux cakes céruléens, le décamotage est épique. Bref. Faudra que je termine les plans de ma machine à décamoter les bébés, ça va faire un tabac.

Sinon à part ça tout est fonctionnel dans l'entrejambe du Sigmund. Hé ouais. Ca fait un peu bizarre de voir son fils de un mois avec la gaule au matin. Enfin, on peut se tromper pasque vu la taille de la coquillette en question, le raidissement et le gonflement peuvent également annoncer une miction aspergeuse de premier ordre. Ben ouais, ce couillon ne sait pas tenir son biberon, c'est pas demain la veille qu'il se tiendra la nouille pour pisser droit. Mais sinon un matin, au débotté de couche, je vois le Sigmund qui me pointe du zboub, je me dis ça y est tu es bon pour le canon à eau disperseur de manif, c'est parti pour le changement de couche, de body, de pyjama, d'alèze, de tichirte et de calbar. Et donc je te rabats la couche in extremis sur le vermisseau, histoire d'endiguer les éclaboussures, et...rien. Je soulève la couche avec la prudence du chef sioux vérifiant si le bruit étrange qu'il a entendu lorsqu il s'est assis sur la lunette des cagoinsses était oui ou non la stridulation d'un serpent à sonnettes dont la tête serait à présent coincée par sa couille gauche (variante : avec la prudence d'un indien d'amazonie vérifiant si le tronc d'arbre mort dont il obture les ouvertures avec son postérieur tanné est oui ou non le repaire d'une mygale géante). Rien d'autre que cette zifolette farceuse qui me regarde de son oeil unique dardé vers le haut (et en arrière-plan, le havresac rosacé de cette invraisemblable paire de cojones). J'ouvre la couche franchement, ben oui, le petit Sigmund présentait manifestement tout les symptômes de la petite triquouille du matin, celle qui réjouit le pélerin (pas besoin de bâton pour la journée, ah ah). Complètement dingue.

Non mais c'est quoi les pensées érotiques d'un bébé de un mois ? Bon je sais que point n'est besoin de rêver à l'entrecuisse de Gina Lollobrigida pour faire venir cette manifestation physique de virilité matinale, le simple poids de la vessie remplie suffit à la déclencher. Sauf que lorsqu'on se réveille dans cet état, cela vous plonge généralement dans une rêverie plus ou moins dirigée à forte connotation charnelle (on pense automatiquement au cul, quoi). L'effet précède la cause habituelle, du coup. Mais bon. Et donc. Le bébé, hein ? A quoi qu'y pense ? Un truc doux et chaud super agréable, genre un biberon de lait géant ? Une montagne de nichons dégoulinants de lait ? Surtout que pour un bébé le problème de retenir sa vessie trop longtemps n'existe pas, c'est donc la vessie libre, l'esprit tranquille et la flamberge redressée qu'il abordait cette belle matinée. Non mais franchement, hein. Y'a plus d'enfant. Ou alors y'a jamais eu d'innocence. Ô Sigmund, tu portes bien ton nom.

Et donc voilà hein j'ai oublié pourquoi je voulais parler des bonbons collés au paquet, voilà, voilà, j'arrive : j'ai remarqué que lors du décollement de la couche, le sac à couilles de Sigmund bien dilaté par la chaleur résiduelle de la miction (au chaud à mariner dans sa pisse, quoi) restait largement collé à la couche, entraînant une opération délicate de décollage que je ne suis pas sûr que mon amour-à-bidon-flatline mène avec la doucheur requise par cette partie de l'anatomie masculine. Non mais imaginez le truc, vous avez une couche rempli d'urine chaude et collante, et plaf on vous l'enlève d'un coup genre on retire un sparadrap que vous auriez dessous, ouais là, dessous, juste ou que c'est hyper sensible. Je vous dis pas comment que vous agoniriez d'injure l'opérateur en le traitant de tête de noeud pour vous avoir niqué la vôtre. Bon là Sigmund y dit rien mais peut-être qu'il est juste extrêmement stoïque, genre y serre les dents à chaque fois (serrer les dents c'est encore plus hyper fort pour un bébé de un mois). Et moi je me demande ce que je pourrais faire pour lui éviter ce désagrément. Lui emballer le paquet dans un emballage rigolo ? Hum. Lui adapter un sac à urine type Apollo ? Faudrait que je trouve un préservatif taille bébé, chuis pas sûr que ça existe (en même temps, si même les bébés ont la gaule au matin, faut jurer de rien, ça existe peut-être les Erotic-Center pour moutards). Non pasque je voudrais pas qu'il s'abime le service trois-pièces prématurément hein, j'aimerais bien qu'il ait un bébé quand il sera grand, histoire à son tour de se faire casser les oreilles sans pouvoir rien y faire. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Si y'a des filles qui ont lu tout ça, je les maudis jusqu'à la trente-septième génération.