lundi 30 juillet 2007

Transports amoureux

Ah ah ah. Amoureux mon cul. Transports en commun je voulais dire. Mais c'était moins bien comme titre. Quoi ? J'menfous. J'fais ce que je veux avec mes cheveux titres. Et même si je veux je mets un titre qui n'a rien à voir pour mon billet genre "Hermione meurt à la fin" pour un billet sur les qualités comparées des laits premiers ages. Ah ah ah. C'est pas vrai pour Hermione, enfin j'en sais rien, c'est la rumeur qui court, mais après tout on s'en fout. Harry Potter, je trouve ça naze. Enfin, pas le bouquin, hein, mais l'hystérie collective. Mais bon. On a les engouements qu'on mérite, j'veux pas faire mon moralisateur, mais Ingmar bergman est mort hier, alors bon il ne nous reste plus que Luc Besson. C'est pas grave. Sinon, j'aimerais bien connaître le Cambeo couchabébéox ! pour changer les couches tout seul, ou un truc genre Dormeo immedianto, bordelaqueuxe ! pour faire dormir les bébés. Ah ouais. Pasque bon. Qu'est-ce que je disais, déjà ? Ah oui les transports en commun. C'est pas gagné avec un bébé, hein. Faut pas croire.

Déjà bon, ce week-end fallait qu'on aille en banlieue, déjà rien que ça, ça me fout les jetons, hein, bon. Non mais vous avez regardé tf1 une fois rien que pour voir. La banlieue c'est rien que plein de racailles qui veulent t'égorger. Alors, hein. Mais bon, moi je crois pas ce que dit la une, alors en fait je sais que la banlieue n'est que riantes enfilades de verdures zonzonnantes de mille abeilles bucoliques et globalement plutôt cool. Sauf là où ça craint. Nân mais c'est pas le problème, j'ai l'esprit confus aujourd'hui, on jurerait que j'ai passé une mauvaise nuit, alors que tout était planifié scientifiquement pour une première nuit complète : horaire des biberons, tout ça. Et que quelque chose a foiré, où, je sais pas. Mais à minuit, trois heures et six heures, ben j'ai commencé à douter de la méthode scientifique, faut pas déconner, si ça se trouve la terre est plate. Ou alors c'est l'effet banlieue. Peut-être que Sigmund il est encore plus parigot que moi et que franchir le périph ça le rend malade, hein. Comme moi, en plus j'avais pas fait tous mes rappels de vaccins, si ça se trouve j'ai attrapé la dengue mon dieu je vais mourir dans d'atroces souffrances. Mais on s'en fout.

Ce que je voulais raconter avant de m'interrompre moi-même de manière très impolie, nân mais vraiment les jeunes de nos jours, hé oui pour moi-même je suis toujours jeune, même si de l'extérieur j'ai l'air d'avoir cinquante ans à cause des mauvaises nuits, in petto de l'intérieur de moi-même je me considère toujours très jeune genre je suis coiffé comme Duran-Duran et girls want to have fun, tout ça. Donc quand je m'interromps c'est la faute à la jeunesse qu'il y en a plus, et regardez-moi Madame Michu, ça finira drogué et compagnie. Y'a plus de jeunesse. Hein, quoi ? Je raconte n'importe quoi ? Mais on s'en fout. Quoi ? J'ai déjà dit ça dix fois depuis le début de ce billet décousu ("Mon billetd'blog est décousu, si ça continue on verra le fond de mon esprit tordu" genre la guerre des boutons ça nous rajeunit pas, c'était bien avant Duran-Duran) ? Ah ouais. On s'en fout.

Les transports en commun c'est pas fastoche avec une poussette. Faut passer dans les portillons avec ton billet et c'est méga-dur. Au début j'avais dit à Sigmund de se démerder, mais il faisait semblant de dormir, le sale bébé fourbe. Alors bon, faut trouver les espèces de grands portillons modernes qu'ils font maintenant où tu peux passer avec une poussette, mais y'en a pas dans toutes les stations alors faut choisir tes lignes et tes stations, c'est bien simple pour faire Nation-Gare du Nord on est passé par La Défense. Et à chaque portillon c'est une sorte de négociation sans fin avec l'aimable préposé à l'ouverture du portillon, dont le rôle principal est de vérifier qu'aucun resquilleur ne passera avec toi par cette porte largement ouverte pendant trois royales secondes. Genre, d'abord tu montres ton billet, le billet de ton conjoint, le livret de famille pour prouver que c'est bien un bébé de moins de quatre ans qui est dans la poussette et pas dix-huit resquilleurs basanés qui font semblant de sucer une tétine. Ensuite tu produis tes papiers pour faire voir que t'es bien français. Sinon le portillon se coince et te bloque en attendant que la police arrive. Bref. Ca tombe bien, on avait tous les papiers sur nous. Ensuite le gars il te demande d'avancer. Il surveille les alentours pendant une à deux minutes. Il te redemande ta carte d'identité pour être sûr. Mouais, ça m'a l'air d'aller, qu'il dit. Après il attend qu'il n'y ait personne dans un rayon de vingt mètres autour du portillon, pour éviter la resquille. C'est facile à Châtelet, genre à midi. S'il y a du monde, il te demande de les faire dégager, et éventuellement si tu as le temps, de contrôler leurs papiers. Bon. Faut faire preuve de patience, à ce niveau-là, hein. Après t'as le portillon qui s'ouvre avec un grincement, on dirait la porte du château de Dracula, et franchement, le vois caverneuse du gars à l'interphone elle dirait ""Ahahahahahaha, bienvenue en enfer, pauvres crédules ahah ahahahhah !" et ben ça me surprendrait pas plus que ça. Et après seulement tu peux y'aller jusqu'au portillon suivant, dix mètres après quand tu passes du métro au RER. Pffff.

Non mais franchement c'est un peu compliqué, hein. Ca serait pas possible d'enlever les contrôles et de faire confiance aux gens pour payer leurs billets, comme à Lyon ? Ils avaient déjà les vélib avant nous et ça marchait bien, alors pourquoi pas les portillons, hein ? Déjà qu'aller en banlieue c'est pas facile au niveau du vécu, mais si en plus y'a des portillons partout, on n'est pas rendu. Vous croyez qu'ils ont des portillons à Pouddlard, hein ? Macache, oui. Franchement la Chambre des Secrets par rapport au trajet Nation-Gare du Nord, c'est trop fastoche. Gagner la Coupe de Feu, c'est rien en comparaison de convaincre le gars du portillon que le bébé a bien moins de quatre ans. Harry Potter, Harry Potter, Harry Potter mon cul, oui. Amenez-le dans le RER avec un bébé, on verra s'il fait vraiment le mariole.

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Désolé pour les allusions aux Duran-Duran, je sais que c'est illégal maintenant comme la majeure parties des eighties, on n'a pas le droit d'en parler. Bon je le ferai plus.

samedi 28 juillet 2007

Contrôlé positif au mytosil

Bon le vélo moi c'est pas mon sport favori, hein, je veux dire que j'en faisais quand j'étais petit pour me muscler les mollets mais à part ça je suis pas fana des gars en short moule-burnes colorés comme des perroquets qui s'excitent sur leurs pédales comme des dingues. A part ça c'est rigolo comme c'est le sport le plus emblématique du problème du dopage, ou comment le matraquage de l'esprit de compétition qu'il serait nécessaire d'avoir finit par détruire les vraies compétitions à coup de fric, de pouvoir, d'enjeux financiers. Les pépettes. Le dopage. Y'a un lien direct, direct. Les voltigeurs de la montagne, les forçats de la route, les sisyphes de la course-poursuite, ben c'est rien que des gros dopés à l'hormone de bouquetin réoxygénée (ou des trucs qui ressemblent). Et puis l'utilisation du dopage, c'est pas qu'un truc d'athlètes âpres au gain et à la gloire.

Nân pasque bon, pour s'occuper d'un bébé genre Sigmund, ben peut-être que le dopage ça serait un bon plan, non ? Sans charre, les seigneurs du vélo me font rigoler avec leurs exploits surhumains, pasque sans déconner te relever pour donner un biberon à trois heures du matin quand tu t'es couché ivre-mort (de fatigue, je précise) à 2h15 pétantes, ah ah, ben en voilà de l'exploit. Les cyclistes y feraient bien d'essayer on verrait si leur Epo leur sert à quelque chose (sans parler que donner un biberon avec une tenue en nylon ça doit pas faciliter la prise en main du petit monstre). Ah ouais, l'ascension du col de l'Aubisque (bisque rage) à coté c'est de la roupette de samsonite.

Ah ben ouais, quand même, tanguer jusqu'à la cuisine, trouver le biberon propre, se casser les ongles sur le couvercle de la boite de lait, dévisser le bouchon de la bouteille d'eau minérale, dévisser le bouchon de la bouteille d'eau minérale dans le bon sens après cinq minutes, agiter le biberon, recommencer pasque on avait oublier de mettre la tétine, nettoyer la cuisine, re-tanguer jusqu'au braillard, enfourner, attendre en s'endormant que les bruits de succion s'arrêtent, changer la couche, se faire pisser dessus, re-changer la couche, changer de tichirte, reposer le boulet rendormi, ah non tiens, pas rendormi, le câliner, le veiller, l'entendre ronfler, se recoucher, ne pas arriver à se rendormir, projeter de l'étrangler demain avec le cordon de son bavoir, maudire la terre entière, sombrer, être réveillé en sursaut dix minutes après parce qu'il s'étouffe ah non on a rêvé, être réveillé en sursaut dix minutes après ah non il est six heures faut recommencer, ben ça c'est de l'épreuve sportive autrement fatigante pour le corps et pour les nerfs qu'une banale ascension avec un vélo super bien à quarante vitesses, des bagnoles qui te font un bout de conduite, des gens super-sympas sur le bord de la route qui t'arrosent d'eau et de filent des grandes claques d'encouragement.

Est-ce qu'il y a quelqu'un, moi, qui m'encourage à trois heures du matin dans ma cuisine ? Rien, nibe, nada, personne. Est-ce qu'il y a des gentils qu'on marqué des tas de trucs d'encouragement à la peinture blanche sur le sol ? Rien, zéro, que dalle. En même temps si on écrit "Vas-y papa" ou "A bas les bébés" sur le sol du couloir en blanc, j'ai mon amour "chaque chose à sa place" qui va faire un peu la gueule. Hein, bon, on voit que les conditions c'est pas les mêmes. Alors y'a pas de raisons, j'en veux, moi, de l'hormone de brebis et l'autotransfusion d'antigel pour tenir le choc. En plus je pourrais peut-être réaliser des chronos homologués, biberon-couche-dodo en sept minute trente-deux secondes nouveau record du monde.
Après tout, l'autre boulet, il est bien dopé au lait surchoix, lui. Et complètement positif au Mytosil. Et shouté au Zymaduo.

Y' a pas de raison, quoi.

jeudi 26 juillet 2007

La fièvre du samedi soir

Ouais bon, la fièvre du soir tout court d'ailleurs. Chais pas ce qu'il a, moi, ce gamin, mais y commence à me les briser menu après les avoir roulés dans une feuille de papier de verre. Genre. Non pasque depuis quelques jours, il nous fait le jeu de la grande corrida du soir que le plus gros chagrin de la terre limite épileptique c'est lui qu'il l'a à cause de ses foutus parents qui ne savent même pas s'occuper de lui. Ou un truc comme ça, pas bien défini. Le scénario est identique chaque jour : monsieur le bébé charmant te dispense des risettes toute la journée et quand vient l'heure fatale, part dans une crise de pleurs, de hurlements et de clameurs telle que l'on dirait que nous hébergeons un collège de chats affamés à qui nous couperions un centimètre de queue chaque jour (ouais bon, j'avoue que je sais pas quel bruit ça ferait, hein, mais je suppose que ça ferait du raffut, vu que les chats c'est chochotte et compagnie, et les chatons même pas cromeugnon, juste cronul, bref, on s'en fout des chatons). Ouais donc, c'est l'exorciste à la maison tous les soirs. Le truc incroyable.

Juste quand je rentre à la maison, d'ailleurs. Ben tiens. Ah ah ah, le petit fourbe. Juste quand la seule chose à laquelle j'aspire est d'enlever mes godasses et de me servir un bon cocktail glacé, le voilà-t-y pas qui nous tympanise les martans, euh non, martyrise les tympans. Non mais si ça c'est pas planifié à l'avance par la grande internationale des bébés briseurs de roustons, je sais pas ce qu'il vous faut. J'ai bien cherché mais j'ai pas trouvé l'émetteur radio avec lequel il communique avec sa base : allô, ouais, ok, rogers pour la big scène des larmes ? Ok, rogers, the previsible maximum emmerdement is nominal (y parlent en anglais dans la grande conspiration des bébés), well you canne go et donte forgette the bizarre nouveau little cri of kitten égorgé. Rogers la base, I got you babe, I begin, salut Roger at the prochaine.
Et voilà c'est parti, ça hoquette, ça hurle, ça se calme cinq minutes avec des grands yeux clairs innocents et puis ça repart, vas-y mon gars, tu sais pas quoi faire hein ? T'as l'air d'une poule qu'a trouvé un couteau ? Comment que tu gères, hein ? Tu paniques ? Ok, nominal, target atteinte.

Non mais c'est pas une vraie engeance, ces bébés ? Qu'est-ce qu'il veut, hein ? Nous mettre minables pour nous faire croire qu'on est des mauvais parents ? Pourtant, on a fait la check-list des trucs de bébé à vérifier. Besoin tyrannique d'un biberon : fait, le petit pète-couilles a mangé tout son content du bon lait fabriqué à la main avec amour par sa mère (quatre louches de lait en poudre, de l'eau du robinet et hop ça fait la rue michel). Décamotage des fesses : fait, le petit brise-bonbons a une couche propre pour remplacer celle qu'il a si élégamment remplie d'urine odorante. Câlin rassurant pour bébés en manque de contact : fait, le petit casse-boules est câliné, bisouillé, rassuré, chantonnisé à force de berceuses toutes plus originales les unes que les autres (l'internationale à deux voix, c'est pas de la balle, ça ?). Apaisement des coliques par une des mille méthodes efficaces : fait, le petit agace-roupettes n'a pas de coliques sur ce coup-ci, il ne lève pas ses jambes et ne crispe pas ses poings genre une tortue malade (bon ok, pas les poings, sauf peut-être les tortues Ninja) comme quand c'est c'est qu'il a mal. Hein, bon, la voilà ta check-list, on a tout bon, alors pourquoi tu pleures, dis ? Y'a un truc qui te pique ? Un truc qui te serre ? Hein, quoi que t'as, bébé de la mort ?

Nân, mais me dit pas que c'est déjà la nostalgie des cigales ! Deux jours qu'on est revenu, et déjà. La chaleur lui manque à ce loupiot. Et pas seulement celle de la Provence surchauffée de sève de pin, de roches chaudes et de lavande douce. Celle des grands-parents aussi, c'est sûr, les chansons de la grand-mère au bain, l'épaule du grand-père pour dormir. Ah ouais, je ne vois que cette explication. Après tout j'suis dans le même état, la chaleur me manque tellement que je fais ma crise au boulot chaque jour, le matin, je crie je pleure, je refuse de bosser, j'suis inconsolable, on me paye des cafés, on m'invite à manger mais rien n'y fait. Ah ben c'est ça. Je comprends tout.
Il est drôlement futé, ce petit boulet.

mardi 24 juillet 2007

Abandon

Ce n'est pas ce que vous croyez.



Juste l'abandon du sommeil.

dimanche 22 juillet 2007

Epaulé-jeté

Bon, pas jeté, finalement...



Sauf peut-être le tichirte de la honte à manches coupées.

vendredi 20 juillet 2007

Saint-Jean Bouche d'Or

Et voici la boca d'El Diablo.



Sans rigoler.

mercredi 18 juillet 2007

Nez en moins

Je me demande si ce petit nez...



est sensible à ce que son propriétaire impose aux nôtres.
Parfois, on souhaiterais vivre nez en moins.

lundi 16 juillet 2007

Interlude

Je devrais avoir honte d'utiliser les siestes de Sigmund pour des blagues aussi inconséquentes.



Mais le rosé et la chaleur tapent fort.
J'ai tout de même ajouté un masque de zorro pour préserver son anonymat.

samedi 14 juillet 2007

Gambetta

Je suis désolé, je n'ai pas le temps, ces vacances sont trop prenantes.
Le soleil, les cigales, les siestes dans la verdure calme de la cour intérieure sous le regard de l'ange de faïence.



Et le gambetta-limonade.
Enfin.

jeudi 12 juillet 2007

Casser les pieds

Il est si petit...il suffirait de serrer un peu pour lui casser les pieds.



Autant qu'il nous les casse.

mardi 10 juillet 2007

Les bonbons collés au paquet

Attention ce billet concerne une problématique spécifiquement masculine. Mesdames, vous êtes donc priées de bien vouloir passer votre chemin, et de retourner à votre point de croix. Merci.

Nân pasque bon qu'on se retrouve entre couilles un peu. Pasque c'est justement de ça que je veux parler, hein, quand même, moi c'est la première fois que je vois une paire de couilles d'aussi près de ma vie (les miennes je peux pas me pencher suffisamment, c'est bien dommage, hum, bon) et le zizi qui va avec. Sigmund est bien gaulé, merci pour lui, enfin dans le genre bébé bébé quoi : j'aimerais bien savoir si les autres petits garçons sont foutus pareils, avec un petit gnocchi sur une énorme paire de baloches. Ouais, énormes proportionnellement, à tel que point que la température faisant son oeuvre (ouais comme nous, froid=tout petit resserré, chaud=développement et détente) il a parfois le sac à boules qui descend jusqu'au trou de balle. Je sais, ça fait bizarre à imaginer, et encore je ne raconte pas ce qui se passe quand le petit gredin nous pond un de ces fameux cakes céruléens, le décamotage est épique. Bref. Faudra que je termine les plans de ma machine à décamoter les bébés, ça va faire un tabac.

Sinon à part ça tout est fonctionnel dans l'entrejambe du Sigmund. Hé ouais. Ca fait un peu bizarre de voir son fils de un mois avec la gaule au matin. Enfin, on peut se tromper pasque vu la taille de la coquillette en question, le raidissement et le gonflement peuvent également annoncer une miction aspergeuse de premier ordre. Ben ouais, ce couillon ne sait pas tenir son biberon, c'est pas demain la veille qu'il se tiendra la nouille pour pisser droit. Mais sinon un matin, au débotté de couche, je vois le Sigmund qui me pointe du zboub, je me dis ça y est tu es bon pour le canon à eau disperseur de manif, c'est parti pour le changement de couche, de body, de pyjama, d'alèze, de tichirte et de calbar. Et donc je te rabats la couche in extremis sur le vermisseau, histoire d'endiguer les éclaboussures, et...rien. Je soulève la couche avec la prudence du chef sioux vérifiant si le bruit étrange qu'il a entendu lorsqu il s'est assis sur la lunette des cagoinsses était oui ou non la stridulation d'un serpent à sonnettes dont la tête serait à présent coincée par sa couille gauche (variante : avec la prudence d'un indien d'amazonie vérifiant si le tronc d'arbre mort dont il obture les ouvertures avec son postérieur tanné est oui ou non le repaire d'une mygale géante). Rien d'autre que cette zifolette farceuse qui me regarde de son oeil unique dardé vers le haut (et en arrière-plan, le havresac rosacé de cette invraisemblable paire de cojones). J'ouvre la couche franchement, ben oui, le petit Sigmund présentait manifestement tout les symptômes de la petite triquouille du matin, celle qui réjouit le pélerin (pas besoin de bâton pour la journée, ah ah). Complètement dingue.

Non mais c'est quoi les pensées érotiques d'un bébé de un mois ? Bon je sais que point n'est besoin de rêver à l'entrecuisse de Gina Lollobrigida pour faire venir cette manifestation physique de virilité matinale, le simple poids de la vessie remplie suffit à la déclencher. Sauf que lorsqu'on se réveille dans cet état, cela vous plonge généralement dans une rêverie plus ou moins dirigée à forte connotation charnelle (on pense automatiquement au cul, quoi). L'effet précède la cause habituelle, du coup. Mais bon. Et donc. Le bébé, hein ? A quoi qu'y pense ? Un truc doux et chaud super agréable, genre un biberon de lait géant ? Une montagne de nichons dégoulinants de lait ? Surtout que pour un bébé le problème de retenir sa vessie trop longtemps n'existe pas, c'est donc la vessie libre, l'esprit tranquille et la flamberge redressée qu'il abordait cette belle matinée. Non mais franchement, hein. Y'a plus d'enfant. Ou alors y'a jamais eu d'innocence. Ô Sigmund, tu portes bien ton nom.

Et donc voilà hein j'ai oublié pourquoi je voulais parler des bonbons collés au paquet, voilà, voilà, j'arrive : j'ai remarqué que lors du décollement de la couche, le sac à couilles de Sigmund bien dilaté par la chaleur résiduelle de la miction (au chaud à mariner dans sa pisse, quoi) restait largement collé à la couche, entraînant une opération délicate de décollage que je ne suis pas sûr que mon amour-à-bidon-flatline mène avec la doucheur requise par cette partie de l'anatomie masculine. Non mais imaginez le truc, vous avez une couche rempli d'urine chaude et collante, et plaf on vous l'enlève d'un coup genre on retire un sparadrap que vous auriez dessous, ouais là, dessous, juste ou que c'est hyper sensible. Je vous dis pas comment que vous agoniriez d'injure l'opérateur en le traitant de tête de noeud pour vous avoir niqué la vôtre. Bon là Sigmund y dit rien mais peut-être qu'il est juste extrêmement stoïque, genre y serre les dents à chaque fois (serrer les dents c'est encore plus hyper fort pour un bébé de un mois). Et moi je me demande ce que je pourrais faire pour lui éviter ce désagrément. Lui emballer le paquet dans un emballage rigolo ? Hum. Lui adapter un sac à urine type Apollo ? Faudrait que je trouve un préservatif taille bébé, chuis pas sûr que ça existe (en même temps, si même les bébés ont la gaule au matin, faut jurer de rien, ça existe peut-être les Erotic-Center pour moutards). Non pasque je voudrais pas qu'il s'abime le service trois-pièces prématurément hein, j'aimerais bien qu'il ait un bébé quand il sera grand, histoire à son tour de se faire casser les oreilles sans pouvoir rien y faire. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Si y'a des filles qui ont lu tout ça, je les maudis jusqu'à la trente-septième génération.

dimanche 8 juillet 2007

Pour l'instant, tout va bien

Je peux encore le maîtriser d'une main.



A l'aise.

vendredi 6 juillet 2007

La tournée des plages

Ouais bon je vous préviens, faut pas déconner, le boulot et le boulet ça fait trop pour les épaules d'un seul homme, moi si ça continue je pars en vacances. Ah, tiens ? Justement je vois dans mon planning trop bien qu'il est, que j'ai des vacances prévues bientôt. Ah oui, justement. Ca tombe plutôt bien je trouve, pour se remettre de toutes ces émotions de la naissance du delphineau et tout ça. Ah, enfin ! Pouvoir se reposer un peu, ne plus penser ni au travail, ni à l'entretien permanent de ce couillon de bébé dont la seule raison d'être semble devoir être de nous casser les bonbons avec méticulosité. Hein ? Quoi ? Qu'est-ce que vous me chantez, là ? Y'a pas de congés bébé ? Vous voulez dire que pendant mes vacances d'été, il va falloir que je me tape le petit boulet ? Y'a aucun truc social pour l'accueillir ? On a pas le droit d'avoir des congés quand on est parents ? Des vrais congés, je veux dire ? A quoi ça sert alors qu'on nous serine alors que parent c'est un vrai métier, si on n'a pas les congés, ni les tickets restaurants, hein ? Pfff.

Boah de toute façons, faut s'y faire, et puis on avait prévu de faire pour ces vacances la tournée des plages. Enfin, c'est une métaphore, hein, pasque moi la plage j'aime pas ça. Je déteste ça, même, à cause du sable dans les arpions, mais c'est une autre histoire. Non, le genre de tournée des plages qu'on va devoir se fader, c'est la présentation de l'asticot à la famille. Hé ouais. Diantre de mes couilles, j'en frémis d'avance. Pasque vous vous doutez bien que le faire-part c'est pas hyper-suffisant de la mort. Y'en a qui vont vouloir le voir en vrai, le petit Sigmund chelou (pasqu'il louche hein, pas pasqu'il a une tête à effrayer le bourgeois le soir dans les coins sombres). Sans même parler des grand-parents hystériques qui ont déjà prévu une petite cérémonie pour notre arrivée, genre feux d'artifice tirés sur le Rhône, concert de musique classique par l'orchestre philharmonique de Bucarest, spectacle vivant "Les dinosaures racontés aux enfants", et des tonnes de hareng pour que la fête soit totale.

Bah oui quand même, pasque qui dit vacances dit Sud. On va pas rester à se cailler les meules sur l'asphalte parisien, il est temps de montrer à Sigmund qu'une vraie sieste ne s'apprécie que bercée du chant des cigales. Et que la performance d'un mime est beaucoup plus impressionnante quand il fait trente-cinq degrés et que son maquillage fond sur son tichirte rayé. C'est pour ça qu'on va à Avignon, en plus c'est cool on reste loin des plages maudites. Le premier qui me reprend en prétendant qu'on dit "...en Avignon...", je lui démonte le bas de short à coup de tongs, et je le noie dans du Gambetta. Si vous savez pas ce qu'est le Gambetta, ben faut venir à Avignon. Nous on y va pasque les grand-parents de Sigmund (c'est mes parents aussi, mais bon ça compte plus) y habitent là-bas. Je nous voie déjà, l'esprit serein, allongés au bord de lapiscine avec un verre de Gambetta à la main, les oreilles charmées par la stridulation des cigales et de Sigmund oublié dans sa chambre. Je nous vois déjà en train de déguster les bons plats maternels, enfin de goûter les plats maternels avant d'aller donner le biberon à l'affamé de service. je nous vois devant une bonne pièce déjà dans la cour d'honneur, obligé de sortir en catastrophe l'autre quarantième rugissant. Je nous vois déjà passer des vacances de merde, oui.

Pffff. A moins que la tournée des plages ne nous permettent de sous-traiter largement la prise en charge du bouleton. Y'a bien des grand-parents, grand-tantes, cousins, oncles, tantes, frères et autre amis qui seront ravis de faire semblant de pouponner deux heures, le temps qu'on mange un morceau sur le pouce, en feuilletant le programme des pièces qu'on n'ira pas voir, près de la piscine dans laquelle on n'aura pas le temps de se baigner. Mouais. On verra, faut déjà qu'on descende à Avignon, en train, ça va être gai le voyage, tiens, avec l'autre morback dans sa poussette. Au moins avec les pleurs on n'entendra ni les sonneries des téléphones portables, ni les conversations ineptes.

mercredi 4 juillet 2007

Dinosaure story

Ah bah, j'aimerais bien savoir comment ça marche le cerveau des bébés. J'ai l'impression que je suis pas le seul, d'ailleurs. Non, pasque si y'avait quelqu'un qui pouvait écrire un dictionnaire français-bébé / bébé-français, franchement ça éviterait des situations pénibles genre je lui masse ce matin pendant une demi-heure le ventre en commentation maximale genre "mais oukilest le bébé à son papa qu'a bobo au ventrou" alors que j'aurais du comprendre que "Ouaaaah ouin ouin ouaaaaaaah ouin" voulait en fait dire "Mais bordel à cul, tu vois pas que j'ai compissé mon pyjama, j'ai le dos trempé, mais t'es con ou quoi tu vois pas que je renifle comme un fennec qu'on aurait plongé dans un baquet d'ammoniaque ?" En même temps, c'est pas juste la compréhension du bébé à roulettes qui m'intéresse, mais le comment du pourquoi du développement de son cerveau. Bon sang mais comment ça marche ce truc. C'est complètement impressionnant, pasque il acquière des capacités à vitesse grand V. Rendez-vous compte, alors qu'avant il se vomissait dessus, maintenant il est capable de viser mon pantalon. C'est incroyable (mais salement vrai).

De mes cours de biologie, je n'ai pas retenu grand chose (à part les haricots magiques du père Mendel et les cours sur la sexualité en quatrième, les schémas en coupe et en couleurs, beurk, quand j'y repense c'était limite pire que les bouchons muqueux) sauf peut-être les histoires sur le développement du cerveau en plusieurs couches comme un mystère au café, sauf que là c'est le meilleur qui est à l'extérieur (dans le mystère au café, la surprise est au centre). Vouais donc bref, dans le cerveau de l'homme, y'a le cerveau reptilien hérité des premiers âges de l'humanité, et puis par-dessus un couche de quand on s'est développé au seuil de la conscience (la glace à la vanille, si vous voyez) et là dessus la cerise sur le gateau, ou plutôt les noisettes sur le mystère, le mystérieux cortex spécifique à l'être humain. Celui qui fait que l'homme est vachement différent de la bête, genre on est capable de rire avec Jean-Marie Bigard d'apprécier la philosophie de BHL de voter pour Iznogoud ah mince j'ai pas d'exemple là tout de suite.

Mais donc, suivez-moi bien si je me goure, un bébé qui nait, est-ce que c'est un petit mystère ou juste la surprise du mystère ? Déjà pour moi c'est un grand mystère comment que ça se fait que je me soye fait flouer dans cette histoire à me retrouver avec le fils d'un parrain des triades asiatiques, mais bon. C'est pas ça que je veux dire. Le bébé, dans son cerveau, y'a déjà les trois couches (en petit) ou bien seulement le noyau du cerveau ? Hein ? Pasque ça change tout, quand même. Moi j'ai bien l'impression que si l'on ouvrait la tête à bébé (ce qui pourrait arriver rapidement avec un ouvre-boite rouillé si ces coliques ne cessent pas), on ne trouverait que le cerveau reptilien. Ca expliquerait pas mal de choses. Ca expliquerait pourquoi les bébés y zont des toutes petites têtes qui grossissent après. Et ben voilà, c'est que le bon du cerveau il arrive après. D'où ? Ben chais pas. Dans les vitamines, peut-être ? Ca expliquerait aussi pourquoi les bébés ils sont si couillons et si fourbes. Ben ouais quoi, comme des reptiles.

Non pasque quand on parle des premiers âges, moi je pense tout de suite aux dinosaures. Bon ok, je pense aussi aux âges farouches et à Rahan mon illustre ancêtre, le prodigieux découvreux, l'inlassable explorateur, le stupéfiant observateur de la nature humaine ("Quand Rahan sentir cette odeur, Rahan savoir que bébé avoir fait dans sa couche en peau de mammouth. Ah non, Bébé avoir vomi sur slip en peau de Rahan, argh, Rahan être vert !"). Ouais c'est ça le cerveau reptilien, c'est le cerveau de dinosaure qu'on partage avec nos ancêtres communs, et franchement un cerveau de dinosaure, j'en ai déjà parlé je reviens pas là-dessus, mais bon c'est pas la Ferrari du cerveau, hein. C'est pas comme le cerveau d'un consultant de chez KPMG, par exemple, pas du tout, hein, même c'est moins bien que le cerveau d'un attaquant d'équipe de foot, c'est dire. La preuve c'est que si tu mets un diplodocus attaquant de l'équipe de France, ben y va pas te mettre une seule tête réussie au fond des filets, hein, c'est pas compliqué pourtant. A la limite un tyrannosaure en défense je dis pas, peut-être y va s'en sortir, mais bon à la limite, limite. Et les bébés ils auraient hérité d'un cerveau de dinosaure, voilà la vérité de pourquoi ils sont si fourbes et incapables de se nourrir tous seuls ou de faire un centre en retrait. En plus y'a l'évolution, les descendants des dinosaures c'est les serpents et les poulets, bonjour l'équipe de choc de la réflexion intellectuelle de la tête.

C'est vachement dur quand même la biologie du bébé. on s'aperçoit qu'on ne sait pas grand-chose sur ces proches cousins de l'homme. Peut-être pasqu'on trouve peu de fossiles de bébés. Ou bien pasque les gens donnent pas assez de bébés à la science pour faire des expériences. D'ailleurs bon, des expériences on peut en faire à la maison, tiens. Je pourrais essayer de voir si Sigmund il aime les souris mortes comme Bob, mon regretté anaconda domestique (un beau jour Bob est mort en s'étranglant avec la brosse des WC qu'il avait confondu avec une souris blanche). D'ailleurs quand j'y repense j'en pleure de désespoir ça apporte de l'eau à mon moulin, Bob / Sigmund, même cerveau, même combat.
Dès ce soir je me débarrasse de la brosse à chiottes.

lundi 2 juillet 2007

Crime parfait

Chais pas si vous avez remarqué cet avantage des bébés.

Holà, holà, holà ! Me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Chuis pas là pour défendre les bébés, hein, loin de là. On sait tous quels petits boulets y peuvent être, franchement des boulets pareils, y'en a pas. Des pareils. Non, non, je veux juste vous faire remarquer que parmi la foultitude d'inconvénients relous qu'il y a à avoir un bébé, il pourrait y avoir un petit avantage. Un petit truc de rien du tout qui ouvre de grandes perspectives. Genre à compenser la bouletitude forcenée que même aujourd'hui encore je me demande par quelle malice complotière je me retrouve embringué dans cette histoire qui pue l'arnaque et la couche sale. Bref, on s'en fout. Chuis pas là pour parler de moi. Ah si tiens, puisque c'est mon bloug d'être humain révolté par la dictature des bébés. Tiens ça fait longtemps d'ailleurs. A bas les bébés ! A bas les bébés ! Faut pas l'oublier quand même. Bon qu'est que je disais déjà ? Merde, chais plus. J'ai le cerveau plus mou qu'un grumeau de lait premier âge digest premium. Ou qu'un dinosaure de trois kilomètres de long. Ah oui, ça me revient.

Les bébés quand y sont petits ils ont pas d'empreintes digitales, les bouts de leurs doigts sont lisses comme un cul de rosière. J'vous jure, si vous avez un bébé tout petit sous la main, vous pouvez regarder, c'est fou. Si vous n'en avez pas de bébé, vous pouvez en voler un dans une maternité, c'est pas très bien surveillé, vous vous déguisez en Doug Ross et le tour est joué (en plus vous avez toutes vos chances de vous taper la plus jolie infirmière du service, ah ah, joignons l'agréable à l'utile). C'est quand même dingue (pas l'infirmière, hein, les doigts de bébé). Nân mais vous vous rendez compte, ou quoi. Bon, on sait que les bébés c'est pas bien fini de partout quand ils naissent (notamment le système digestif, là j'vous jure, c'est plein de défauts et de fuites) notamment ils savent pas utiliser ni tétine ni couverts à poisson. Mais là quand même les empreintes digitales c'est abuser, surtout dans le monde dans lequel nous vivons depuis peu, pas d'empreintes mais comment veux-tu être fiché par la police comme tout citoyen normal, hein ? Graine de délinquant, va. Quoi ? Ah ? Le président l'avait déjà dit que les bébés c'étaient des délinquants ? Ah, excuse, j'avais pas ouï. J'écoute pas trop ce qu'il dit, pasque sinon après je pleure en agitant les bras comme un bébé qui a des coliques.

Donc les bébés ils en ont pas des empreintes digitales. Mais c'est génial ! Y peuvent commettre des crimes affreux et personne pourra les arrêter et surtout pas ces grandes gueules d'experts de Miami. Ah ah, pas d'empreintes digitales ! Je rigole. Y font moins les malins les supers-poulets des séries à la mord-moi-l'autopsie que nous débite l'ortf la une à longueur de soirée. Quoi ? Vous connaissez pas les experts de Miami ? Bah c'est pas grave. C'est des gars y peuvent savoir ce que l'auteur d'un viol avait mangé l'avant-veille grâce à une trace de pneu trouvée dans son slip laissé sur les lieux. Ils sont trop forts. Le scénario habituel c'est un truc genre : oui vous aviez mangé de la purée de haricot au Taco Bell de la cinquième avenue le 18 février à 17 heures nos analyses sont formelles. Nan c'est pas vrai je nie. Oui mais la victime était serveuse dans ce Taco Bell, qu'esse t'en dit, maintenant. Je l'ai pas tuée. On a retrouvé des traces de haricots dans ton slip, ordure, avoue. Ouais bon d'accord c'est moi qui l'ai tué pasque elle avait oublié le cheddar sur mon burritos. Ah ah ! La science a vaincu. Allons fêter avec une fajitas-party au Taco Bell ! Ou des fois, y'a un membre du service qu'est impliqué mais à la fin c'est pas lui, c'est un quiproquo, il avait mangé des haricots aussi, tout le monde le charrie sur son slip pendant tout l'épisode, mais en fait il avait mangé au Taco Bell de la huitième avenue, son collègue il arrive à montrer que la quantité de piment dans la purée de haricot varie d'un Taco Bell à un autre, et il lui sauve la mise et pour fêter ça ils vont manger dans un MacDo, pasque quand même la nourriture de métèque, ça va bien cinq minutes. Ah, et je me suis gourré, merci de remplacer cinquième avenue et huitième avenue par Palm Blvd et Keys Blvd, on est à Miami pas à New York (désolé).

Bon donc les bébés y assurent grave comme des bêtes pour pouvoir faire de meurtres parfaits. En plus comme ils ont pas un poil sur le caillou, c'est niqué pour l'analyse ADN, bis repetita dans ton cul l'expert de Las Vegas (y'en a aussi à Las Vegas des experts, c'est le même scénario, faut remplacer Taco Bell par KFC et les traces de pneus dans le slip par des jetons de casino). Par exemple, si vous avez envie de vous débarrasser de votre voisin, mais si, vous voyez qui, le gros relou qui met de la musique classique à fond juste au moment où vous aviez enfin réussi à endormir le gnome, oui, oui, le même qu'a le petit chien horripilant qui crie toute la soirée quand son maître est sorti, ben c'est fastoche, t'envoie ton bébé killer qui peut pas se faire gauler. Suffit de lui apprendre les techniques secrètes des ninjas de la mort, et c'est rectum recta. Déjà tu lui trouves un body noir comme ça il se fait pas repérer, avec une cagoule et une tétine noire. Après tu lui files un katana, des shuriken et du canigou empoisonné pour le chien. Y te reste plus qu'à lui apprendre à ramper par le conduit du vide-ordure (il connaît déjà le terrain, vu qu'il y a fait un petit tour y'a pas longtemps suite à une séance de pleurs beaucoup trop prolongée, mais c'est arrangé avec la ddass maintenant). Après il s'introduit dans l'appartement du voisin, il lui saute à la gorge, empoisonne son chien, compisse sa moquette, vomit sur ses pantalons, vole le lait dans le frigo et revient sans bruit dans son berceau. La police trouvera aucune trace, ah ah, trop fort, et même ces couillons d'experts pourraient rien prouver : pas d'empreintes, pas de jetons de casino, pas de trace de pneus (elles sont dans la couche, ô autre sublime astuce), emballé c'est pesé, on a fait taire le voisin ET on a récupéré du lait pour le petit déj.

Hem.

Y'a plus qu'a. Mais je sais pas si Sigmund va y arriver, m'a l'air un peu pataud comme bébé, il s'est niqué le nez avec son nunchaku ce week-end. Je ferai mieux d'acheter directement un bébé aux moines de Shaolin, ça irait plus vite.
Quelqu'un a leur numéro ?