"L'école est finie, la cloche a sonné", ah qu'ils sont beaux ces vers immortels de Sheila.
Mon zboub, oui ! Je vais te dire que la cloche dans cette histoire d'école, on sait qui c'est, hein, c'est facile à deviner. Qui c'est celui qui a peine remis du Charybde des deux ans et du Scylla des trois ans doit se fader maintenant les objectifs pédagogiques et les évaluations psychomotrices des moudjahidines de l'éducation nationale ? Hein ? Qui doit supporter les conséquences du petit monstre unleashed dans les couloirs hideux de la maternelle ? Qui s'est tapé la fête de l'école, ses gâteaux en plâtre, ses jeux pour débiles de quatre ans et sa tombola aux lots avariés ?
Ah vouaye. Voilà. Le Sigmund à l'école, j'y croyais pas, j'ai vu le résultat. La maternelle, c'est le Poudlard de la connerie, un endroit où on leur apprend tout ce qu'il faut savoir pour les briser menu aux parents, tout en étant capable d'analyse sémantique et de motricité spatiale :"Ah ouais Papa tu vois, tes règles coercitives fascistes, là, ben c'est trop nul, j'irais pas me coucher. Attrape-moi si tu peux ! Bisous Bye !".

D'un autre coté, connaissant la capacité fourberitielle de monsieur 110% (110% du mètre, 110% de matière grasse, 110% de capacité à te faire braire alors que ta seule envie au terme d'une journée épuisante est de mater Glee tranquilou affalé comme une baleine molle sur ton canapé), c'est pas sûr que l'école n'ait pas été, avant son arrivée, un havre de paix où les enfants jouaient tranquillement avec des petits poneys roses sous l'oeil attendri d'instituteurs décontractés du gland (enfin bon, du gland, je me comprends, c'est quand même plus le gynécée que le gymnase des spartiates cette affaire). Pitet que le Sigmund, lâché là-dedans comme une boule de bowling dans un service hospitalier de prothésistes des membres inférieurs, a provoqué la situation et mis le bourdel, comme on dit dans les écoles de sculpture. Peut-être que les sourires entendus des parents "Ah oui, vous êtes les parents de Sigmund ?" pendant la fête de l'école racontaient plus la fourberie du petit monstre que l'horreur intrinsèque de la machine à broyer. Hein, quoi ? Qu'est ce que je raconte ? Ben j'sais pas, moi, j'attends surtout les vacances et crois-moi que la maîtresse du Sigmund, elle doit aussi les espérer comme une délivrance définitive, comme une terre promise, comme un oiseau qui monte et que rien n'empêche d'aller plus haut, plus haut, plus hooohooohooo. Hum. Pardon.

Alors bon le Sigmund quand il est arrivé à l'école, qu'est-ce qu'il a commencé par faire ? Ben tiens, d'abord de voir si ce truc c'était du solide en testant de tactu la résilience des marches du vieil escalier avec ses dents de devant. Réponse : moui, f'est bien du folide. Le chêne poli par les milliers de galoches de galopins est aussi dur que la trique de la gardienne (aucun jeu de mot, c'est une bien une gardienne, même si elle a du poil au menton).
Ensuite Sigmund s'est choisi un ennemi intime de manière à bien pourrir la vie de la classe en créant deux clans antagonistes. Pour la commodité de la description, le respect de l'anonymat des protagonistes et la référence mythologique facile, on choisira dans ces colonnes le patronyme d'Hector pour désigner l'ennemi de Sigmund, ah merde je m'embrouille déjà qu'est ce que la psychanalyse vient faire dans la guerre de Troie, ça va pas, quoi que... tout bien réfléchi, ces guerriers agitant leurs lance face à des murs qu'il faut pénétrer, hein, faut pas me la faire, et l'autre Pâris, là, vous m'avez compris. Qu'est ce que je disais déjà ? Ah oui. La tribu d'Hector, donc, une bande d'avortons enfermés dans leur citadelle (la cantine) a du subir les assauts répétés de la bande à Sigmund, qui a pu vaincre au bout d'un long combat grâce à une astuce à base de pokémon géant en papier mâché, je n'en dis pas pas plus, c'est une astuce qui peut resservir. Et le Hector a terminé l'année en piteux état, traîné dans la cour de récréation derrière un vélo à petites roues. Je brode peut-être un peu mais c'est ce que nous a raconté la directrice de l'école quand elle nous a reçu dans son antre bureau, les yeux en furie et les cheveux dressés comme des serpents prêts à nous mordre. Je vous jure, on était pétrifiés ! On a du lâcher une grosse donation à l'amicale des amateurs de tombolas pourries et de jupes imprimées cachemire, et ça s'est arrangé.
Mais le Sigmund, lui, a continué ses conneries.

Ah bon sang, ce qu'il nous faut maintenant, ce sont des vacances, des vacances, des vacances !